Ces "poules" étaient-elles au poulailler? Ont-elles été plumées? Erreur, plutôt l'inverse ! Préférant la scène, fourrures et parures, la grande vie, plumaient ceux qui voulaient les croquer !

La Belle Otéro, Cléo de Mérode, Mata Hari, Liane de Pougy, Emilienne d'Alençon, Colette, nous ont émoustillées, nous "pauvres femmes rangées" !

Nous en avons appris de belles sur les fréquentations de ces "Dames". Tout homme haut et même très haut placé, était le "pigeon" idéal (Prince de Galles, Léopold II... mieux, de vrais coqs), pour mener une vie correcte, avant de connaître une fin terrible pour certaines...
Quel parcours brillant, musclé de culot, de mensonges, de talent ou de chance pour chacune.
Personne ne l'a remarqué, mais j'ai vu les cheveux de nos quelques messieurs présents, se dresser sur leurs têtes à la vue des photos des danseuses lascives aux seins dénudés...
Elles n'avaient pas froid aux yeux, ni ailleurs ! Cléo posait nue, Mata jouait les strip-teaseuses totales jusqu'au plus simple appareil, Colette comédienne dans "La chair" présentait la sienne dans toute sa féminité etc...
Attentifs nous l'avons été peut-être fascinés par ces "monstres sacrés" pour écouter le déroulement de leurs vies particulières. Appliqués aussi, même pour chanter "a cappella", des chansons de l'époque. Un désespoir, celui de ne pas entendre le frou-frou de leurs jupons qu'elles ôtaient....
Heureusement il ne nous a pas été demandé une démonstration de "danse sacrée hindoue", rien que pour constater que nous avions observé dans le détail les principales occupations de deux d'entre-elles... Danseuses, modèles, comédiennes, écrivains, que de charmes dévoilés pour cette époque que l'on disait "coincée". Ces femmes là prenaient le dessus pour être adulées par les hommes, rien de trop à démontrer pour être excitantes, attirées par les femmes pour certaines.
Rien qui nous choque de nos jours ! Sûr, blindé, l'auditoire en a tellement entendu d'autres et des pires, que là ce sont des roses!
Notre saison se termine donc en beauté, dans la volupté, avec un parfum de scandale.
Ninette



Qui était-il ? Quel mystère entretenait-il ? Que faisait-il ? Par ses actions surprenantes, nocturnes, bizarres, ses multiples comptes bancaires dans plusieurs villes françaises même à Budapest, cette fortune lui permettant des transformations immobilières dans le village....
Une sacrée arriviste du XVIIe siècle, Léonora Dosi.
Avec légèreté nous avons dégagé la table garnie, puis resserré les rangs autour d'elle pour fêter l'Epiphanie et faire revenir quelques têtes couronnées, sous la découverte des fèves. Coutume adoptée dans notre groupe avec le même succès, permettant à "nos Gens de Cour" de se retrouver pour converser à leur guise sur les potins et rumeurs de couloirs...
Qui ne connaît pas cette artiste ?
Un dernier sursaut alors que malade, auprès de Théo qui sait bien l'entourer durant quelques mois. Mais à 47 ans la maladie a raison de celle, qui aujourd'hui encore passe sur les ondes, inspire le cinéaste, les nouvelles voix, invite le promeneur du Père Lachaise à lui rendre visite.
Madame Du Barry, jeune, belle, naturelle et libertine, a tous les atouts pour plaire au Roi, moins à "Mesdames" ses quatre filles, encore moins à la jeune Marie-Antoinette, mais bénéficie de ses appartements au château.
Misia ? Qui connaît cette femme? Ce nom vous dit-il quelque chose ?
Nous avons côtoyé Louis Napoléon soit Napoléon III, de plus près... Mais pas trop, car les dames présentes craignaient qu'il ne frise sa moustache à l'approche, et là... l'affaire était jouée pour celle qui deviendrait sa proie, car il aimait la chasse, étant bon cavalier et frivole !
De nombreuses conquêtes féminines jonchèrent sa vie. Uni à Eugénie de Montijo qui lui donna un fils, celle-ci faisant souvent oeuvre de charité, nous laissa dans notre XIIe arrondissement, "La Fondation Eugène Napoléon", construite en forme de collier rappelant le bijou qui devait lui être offert, sa valeur permit l'édification de ce centre d'éducation pour jeunes filles orphelines.