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20.12.2019

2 - El Greco au Grand Palais

Je n’ai pas pris de notes trop absorbée durant la visite rendue si vivante grâce au guide dont l’accent, dès le début, m’a transportée au-delà de la frontière alpine.

J’étais en Italie pour suivre ses explications enrobées par sa façon chaude de s’exprimer devant chaque tableau, faisant ressortir la beauté du travail de l’artiste, qui a su rendre si réel, si profond le regard des personnages, la finesse des attitudes, la légèreté des mouvements, la délicatesse des gestes, la réalité de la chair, les défauts de la peau, aussi l’apport de la perspective.

paris,el grecoMais encore la splendeur des couleurs, la luminosité intense ainsi que sa particularité en la façon de traiter le noir, entre-autre, sur un vêtement par exemple, permettant d’en ressentir l’épaisseur ou identifier le type d’étoffe.

Des sujets essentiellement religieux, de beaux portraits expressifs, comme celui du souffleur sur la flamme au visage marqué, si naturel.

Des présentations de "variations" : deux compositions presque identiques comportant des évolutions, ce qui n’est tout de même pas courant.

Autrefois, lors d’un voyage j’avais été frappée par un tableau du Greco, gardant en mémoire le blanc du visage et du corps humain, traduit avec des nuances donnant tant de relief à confondre la peinture à une sculpture.

paris,el grecoMais nous avons pu découvrir que ce peintre était aussi architecte et sculpteur.

À plusieurs reprises, des comparaisons, des inspirations suivant le cas nous étaient démontrées sur tablette: nouveauté très appréciée, plus visible par tout le groupe, plutôt qu’une simple photocopie autrefois montrée.

C’est la première grande exposition pour laquelle des tableaux pour beaucoup viennent de l’étranger (Amérique, Canada, Espagne, Italie...) et je pense que de nombreux visiteurs auront été comme moi, impressionnés, peut-être même émus, face à des œuvres comparables à celles de Michel Ange, Le Titien, Vinci ou grands Flamands.

Cet homme né en Crète en 1541 s’installa à Venise puis à Rome, enfin passa plus de 30 ans à Tolède où il s’éteint en 1614. Il resta dans l’oubli jusqu’aux Impressionnistes qui sauront le redécouvrir et le comprendre. Puis à notre époque éblouir une foule d’admirateurs, levant les bras pour immortaliser leur visite, emportant avec eux des splendeurs dans leur boîte magique. Pour moi, elles sont rangées dans ma mémoire tant que celle-ci le voudra bien !

Ninette

© Photo by Les Yack

17.12.2019

1 - El Greco au Grand Palais

El Greco, le nom est rond et chantant… comme la voix du guide, qui nous accompagnait, fait peu fréquent, et agréable, c’était un homme.

Mis à part El Greco, et qu’il était peintre, je ne savais pas grand chose de cet artiste…. (Alors en route pour la découverte !)

Ses œuvres prennent 2 orientations, tout d’abord vénitienne, puis florentine. Grâce à  son ami Giulio Clovio il est recommandé et reconnu à l’école Farnèse (Rome), où il lui est commandé des icones, et des décorations de retable.

Les portraits qu’il réalise, sont typiques : les visages de ses modèles sont très allongés. Il utilise notamment beaucoup le noir pour les vêtements. Mais avec une telle nuance, que le volume du modèle est apparent.

Il sera expulsé de l’école Farnèse, pour avoir critiqué Michel Ange, ce qui lui fait prendre la décision de partir pour l’Espagne,  sous Philippe II, à Tolède qui était depuis longtemps le centre de la vie artistique, intellectuelle et religieuse. El Greco était aussi très cultivé… Les commandes religieuses et privées affluent, non seulement pour ses peintures, mais ses rares sculptures.

La couleur commence à apparaitre sur ces toiles. Plusieurs m’ont beaucoup impressionnée certainement grâce au commentaire du guide….

paris,el greco"Le souffleur" est l’un des seuls tableaux "profane" d’El Greco. Il fut réalisé, d’après la lecture qu’il fit d’une description d’un tableau initial, mais détruit. Le Picaro, est un jeune voyou, symbole de vice, et de péché. "Le souffleur", serait une mise en garde, de ne pas jouer avec le feu. "La Fable" reprendra cette idée du danger.

paris,el grecoLe portrait ecclésiastique du Cardinal Don Fernando Niño De Guevara :

La main gauche, "s’accroche "presque comme des griffes, sur le bras du fauteuil, la main droite tombe détendue comme reposée. Le doigt indique le cartellino, plié en 4, au sol, invite à se pencher… et lire la signature du peintre"  (Un cartellino de l'italien signifiant petit morceau de papier, label, étiquette, est une note dessinée de façon réaliste dans une peinture).

paris,el greco "L’ouverture du cinquième sceau" représente  l’Apocalypse demandant à Dieu, justice. Par cette toile El Greco, intègre le nu dans la peinture espagnole. Auparavant les peintres n’avaient pas le droit, de représenter le nu. "Aujourd’hui, coupé de 170 cm dans sa partie haute, principalement du ciel, elle était destinée à un retable de l’hôpital  de Tavera à Tolède, restée inachevé à la mort de El Greco en 1614. La toile ne sera jamais mise en place. Elle sera présentée au début du XXe siècle à Paris, elle inspira de nombreux artiste, dont Picasso".

Après la gloire à Tolède, El Greco aura une fin de vie ruinée et malade, allant jusqu’à l’oubli aux XVIIe et XVIIIe siècles, même par les historiens de l'art. À partir du milieu du XIXe siècle, inspirant certains peintres,  (un certain parallèle existe entre ce dernier tableau et  "Les demoiselles d’Avignon" en 1943, de Picasso).

Quelques collectionneurs, puis des artistes, l'ont redécouvert. À cette période, de nombreux tableaux de Greco, conservés dans les établissements religieux de Tolède, ont été vendus à Paris, plaque tournante du marché de l'art à l'époque.

De telles découvertes, non seulement sur l’artiste, mais sur les tableaux, J’aime !

Arletteck

© Photos by Les Yack

14.11.2019

Expo "Mondrian"

Mondrian… (1872-1944) est un peintre figuratif.paris,mondrian Avant même l’expo, je me renseigne… sur internet. Ce que je découvre, ne me rassure pas trop, mais bon. J’y vais.

La peinture ne le fait pas vivre. Pour gagner sa vie il peint des portraits, ou des copies, qui lui sont demandés par des grands musées.

Salomon B. Slijper, (courtier immobilier collectionneur d’art) réfugié aux Pays-Bas durant la Première Guerre mondiale, se lie d’amitié avec Mondrian. Il en deviendra rapidement le plus grand collectionneur. Slijper achètera notamment, à Mondrian plus de 60 tableaux, sans même les avoir vu, cela au début de ses travaux. À peine connu, pendant sa période figurative (qui est d’ailleurs le titre de l’expo).

paris,mondrian

Depuis le début du siècle Mondrian s’oriente vers la théosophie. Petit à petit sa peinture aussi change d’horizon.

paris,mondrianVers 1911, Mondrian, vient à Paris, où il s’installe près de la Gare Montparnasse. Il découvre le cubiste analytique de Braque et Picasso, qui "analyse" la forme naturelle et le réduit en de simples parties géométriques sur deux dimensions. Mondrian abandonne le figuratif, pour s’orienter principalement vers le cubisme.

Ses peintures ne portent plus vraiment de nom, mais un mot, et un N° ou simplement collection N°, en fonction de l’exposition. Mais plus encore…. sur internet un tableau intitulé "Ocean 5, 1915, fusain et gouache/" est présenté horizontalement… lors de l’expo, il est affiché verticalement…… et rien (signature ou initiale) n’indique dans quel sens le tableau doit être accroché ! Je ne pense pas qu’il s’agisse d’erreur de l’un ou l’autre, et vue grandeur nature, change tout de son aspect. Mais alors… ?

L’expo qui montre plus de tableaux figuratifs,

que des peintures cubistes, et la guide pleine de tonus, qui répond spontanément à nos questions, ont fait disparaitre toutes mes appréhensions….

Arletteck

18.06.2019

Expo "Le monde en sphère"

Toutes ces visites guidées, chaque fois des découvertes de l’Histoire Française, artistes peintre ou autres thèmes… Je me souviens, à l’école, on s’approchait d’un squelette ou d’une mappemonde. Aussi Charlot avec sa Mappemonde caricaturant Hitler voulant dominer le monde, dans le film Le Dictateur.

Cette boule qui tourne autour d’un axe incliné, le Monde, notre planète "peinte" sur une sphère d’à peu près 30 centimètres qui pour certaines s’allument. Que le monde est grand !!...

À la B.N.F., une exposition, une grande exposition guidée. Notre guide se présente, une jeune femme… Que le monde est petit !!!.. Elle était adhérente à ARVEM en 2002.

Une exposition très intéressante et riche d’explications. Les signes du zodiaque, les nuages et les satellites, entre autres sont présentés autour du soleil et expliqués. À la fin de l’exposition, nous nous sommes dirigés plus loin où se trouvent deux sphères surdimensionnées offerts en 1683 à Louis XIV, le Roi Soleil.

Comme souvent, la matinée s’est terminée autour d’une table, après la pluie, un rayon de soleil.

Yvesck

20.12.2018

Expo "Sigmund Freud- du regard à l'écoute"

paris,freudL'exposition que nous avons vue au Mahj ce dimanche venteux porte sur le cheminement intellectuel et scientifique de l'inventeur de la psychanalyse.

Un sujet bien ardu ! Mais très agréablement expliqué par une guide sympathique et dynamique.

On y apprend que médecin neurologue, Freud s'est intéressé, entre autres, à l'hypnose, d'où son séjour à Paris en 1885/1886 pour suivre les cours du docteur Charcot. Mais plutôt que l'observation des symptômes des troubles psychiques, il va orienter ses recherches sur l'écoute.

Passionné d'archéologie, Freud se considérait comme l'archéologue de l'esprit, fouillant la mémoire de ses patients.

D'où le célèbre divan et l'invention de la psychanalyse.

Documents scientifiques, gravures, photographies, objets divers, tableaux, dont certains célèbres, jalonnent le parcours de cette originale et intéressante exposition.

Francine B

05.12.2018

Picasso, bleu et rose" à Orsay

En ce samedi 3 novembre nous avons avec Arvem, profité de l’exposition ”Picasso, bleu et rose” qui jusqu’au 6 janvier 2019 s’est installée au Musée d’Orsay.

Comme de coutume les "fans" de Pablo ont sauté de joie en découvrant la période bleue pleine de mélancolie (son ami Carlos Casagenas vient de se suicider) puis la période rose incommensurablement plus gaie (il vit le grand Amour avec Fernande Olivier).

Les moins fans ont également été intéressés, surpris parfois, par le grand nombre de prostituées et de mères maquerelles que fréquentait notre génial espagnol habitué des bordels de Montmartre.

De toute façon une exposition enrichissante qui jette la lumière sur une période importante dans la vie d’un personnage emblématique du XXeme siècle.

Jean-Paul

22.11.2018

2 - Hôtel Salomon de Rothschild

Merci Arvem pour avoir fait connaître, ou pour certains découvrir, un autre visage de la Famille Rothschild. Cet hôtel propriété de l’Etat est, aujourd’hui le Siège de la Fondation Nationale des Arts Plastiques et Graphiques.

On les connaissait par l’Hôpital et les vins de prestiges. Cet hôtel particulier dont on a pu visiter une petite partie, nous fait découvrir une famille très unie qui aide les artistes peintres et sculpteurs. L’amour de l’art, et leur esprit de collectionneurs, nous avons eu le privilège d’approcher, dans leur environnement intime, des divers objets, vaisselle, épées et opalines. La conférencière très passionnée, répondait à toutes nos questions.

Cette visite s’est achevée dans un jardin où subsistaient des vestiges de la Chapelle Saint Nicolas datant du XIXème siècle, où Honoré de Balzac s’éteignit en 1850.

Yvesck

13.11.2018

Une exposition "Picasso, bleu et rose" au musée d'Orsay

Je ne voulais surtout pas la manquer… et Arvem m’a donné la possibilité de la visiter avec des commentaires oh ! combien précieux de Karine…

Et là j’ai découvert ou redécouvert, c’est selon, un nombre impressionnant de chefs-d’œuvre peints par cet immense artiste alors âgé d’une vingtaine d’années.

En introduction, il y a déjà des toiles datant de 1900 faisant penser aux grands anciens : Van Gogh, Degas, Toulouse-Lautrec… mais chacune des œuvres de Picasso a son style particulier, notamment avec des Buveuses d’absinthe.

paris,exposition,picasso

Puis, nous abordons l’immense période "Bleue", non pas par la durée de celle-ci mais par le nombre impressionnant de toiles "bleues", cernées de noir, toiles emplies de tristesse mais toutes magnifiques. En n’en citant que trois : le Repas de l’Aveugle, la Célestine et la Vie…

paris,exposition,picassoEt puis, l’exposition se termine par la période "Rose", beaucoup plus gaie avec ses "Arlequins" et ses "Nus"… Et les toutes dernières préfigurent déjà la période cubiste de l’artiste.

Une visite passionnante ou, contrairement aux autres conférenciers, Karine ne s’est pas contentée de décrypter quelques œuvres, mais bien au contraire s’est arrêtée sur toutes les toiles exposées.

Un grand merci à Karine et à Arvem pour cet excellent moment de plus de 2 heures. Je n’ai pas vu le temps passer…

Cette exposition est à voir jusqu’au 6 janvier 2019 au Musée d’Orsay.

Colette C

02.11.2018

1 - Hôtel Salomon de Rothschild

Visite de l'hôtel Salomon de Rothschild, samedi 6 octobre- 11 rue de Berryer 8ème.

Que faire quand on devient veuve à 21 ans et qu'héritière d'une grande fortune, on est également dépositaire de l'impressionnante collection d'objets d'art que Salomon, son défunt mari, a acheté frénétiquement les deux dernières années de sa courte vie (29 ans) ?

Dès 1865, Adèle de Rothschild choisit de prêter certaines œuvres acquises par Salomon et se consacre à la philanthropie, en particulier en faveur des artistes vivants.

Le lieu de son action sera l'hôtel particulier qu'elle fait construire plaine Monceau en achetant notamment une parcelle à Mme Hanska, veuve de Balzac.

Dans ce bâtiment de 3500 m2 de style néo Louis XVI, Adèle célèbre la mémoire de Salomon en lui dédiant une pièce qu'elle appelle « le cabinet de curiosités» où elle expose une petite partie des objets les plus surprenants qu'il a collectés..

Adèle, qui décède en 1922, a légué l'hôtel particulier à L’État français à la condition qu'il soit affecté aux Beaux arts et qu'une fondation d'aide aux artistes soit créée.

De nos jours, le bâtiment abrite diverses institutions dédiées aux arts et ses salons sont loués pour des réceptions, ce qui finance la fondation qui aide des artistes contemporains et gère une maison de retraite qui les accueille.

Quant au cabinet de curiosités, il se visite sur réservation avec une conférencière. On y découvre quelques belles œuvres (marbre de Rodin, pastel de Delacroix, Bouddha de jade chinois du 18ème siècle...) des objets divers de belle facture (armes, vaisselle, bibelots) et souvent exotiques. Et surtout, on y apprend l'histoire intéressante des hôtes de cet endroit de Paris et de cette demeure où se sont déroulés maints événements, parfois tragique, comme l'assassinat le 6 mai 1932, lors d'un gala de charité, du président de la République, Paul Doumer.

Un lieu historique et culturel à découvrir entre Champs-Élysées et parc Monceau !

FrancineB

12.06.2018

Expo "Mary Cassatt"

Américaine, Mary Cassatt (1844-1926), a vécu près de 60 ans en France. Née dans une famille protestante aisée, elle n'a pas 10 ans quand elle découvre la peinture lors d'un voyage familial à Paris. Au grand dam de sa famille, c'est décidé, elle sera peintre !

Mary a du caractère et elle obtient de revenir en France pour étudier la peinture ; elle voyage, copie les maîtres italiens et tente sa chance au Salon parisien de 1874. Degas, qu'elle admire, remarque son travail.

Il la conseille et la fait participer à plusieurs expositions du groupe impressionniste avec lequel elle partage le goût de la lumière, des couleurs et de la touche rapide.

Mais techniquement, elle est aussi proche de Manet et de Renoir et elle apprécie l'art japonais dont on voit l'influence dans son importante œuvre gravée qu'elle expose en 1891 chez Durand-Ruel.

Mary est surtout portraitiste, à l'huile ou au pastel. Ses sujets de prédilection sont la mère et l'enfant qu'elle traite sans mièvrerie. Féministe, elle capte l'intimité des enfants et de leurs mères, ce qui fait de ses toiles de délicats moments intemporels.

Artiste femme à une époque où il n'était même pas question d'égalité en droit, Mary n'a pas eu la notoriété qu'elle méritait.

Pourtant, elle a joué un rôle conséquent dans la diffusion de l’impressionnisme aux USA, en exhortant Durand-Ruel à exposer ses amis masculins et ses relations à acheter leurs œuvres.

Il était donc temps qu'une rétrospective lui soit consacrée par un musée français. Merci ARVEM pour cette agréable et instructive visite.

Si vous n'avez pu vous joindre à nous, vous avez jusqu'au 23 juillet pour la découvrir.

Francine B