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Vos sorties

  • Film "À l'ombre des filles"

    De Étienne Comar

    Avec Alex Lutz, Agnès Jaoui, Hafsia Herzi…

    Luc, chanteur lyrique renommé, accepte d’animer le temps d’un été un atelier de chant dans un centre de détention pour femmes. Il sera vite confronté aux tempéraments imprévisibles et discordants des détenues.

    Comment réussira-t-il à harmoniser leurs voix ? Sera-t-il capable de leur apporter une liberté –mentale- à travers le chant ?

    Toute la gamme et les nuances des émotions de l’Âme humaine évoluent avec maestria dans ce film virtuose.

    Cinq étoiles.

    MartineC 

    Séances ICI

  • 2] Film "Notre Dame brûle"

    paris,filmSi vous voulez vous remémorer cet évènement qui sidéra la France vous pouvez vous rendre (sans masque !) dans la salle de cinéma la plus proche pour visionner ce long-métrage de Jean-Jacques Annaud.

    Ce n'est pas le film du siècle (malgré certaines scènes impressionnantes) mais vous pourrez y admirer dans leurs actions le courage et le professionnalisme des"soldats du feu".

    Ils méritaient ce film-hommage.

    Jean-Paul

  • 1] Film "Notre Dame brûle"

    Chacun se rappelle où il était lors de l’incendie de Notre-Dame de Paris le 15 avril 2019.

    Pour ma part, j’étais à Arvem en compagnie des joyeux lurons de l’atelier d’écriture. Celui-ci tirait à sa fin lorsque Jeanet entra dans la salle, coupant nos éclats de rire : "Notre-Dame est en feu !". Nous n’y croyions pas…" "Quoi ? Tu blagues encore Jeanet ?..."... Nous avions mal entendu… ?? Jeanet a dû se répéter plusieurs fois, vidéo du portable en main.

    De retour chez moi, je me précipitai sur le bouton de TV pour assister, hagarde, au terrible incendie ravageant notre joyau du XIIe siècle. 

    Ces images ont fait le tour du monde. Il fallait traduire ce tragique accident au cinéma.  Jean-Jacques ANNAUD s’y est attaché. 

    En vieille parisienne que je suis, je suis allée voir le film à sa sortie en ce 16 mars 2022.

    C’est là un film catastrophe, sauf qu’il reproduit un fait réel. Et qu’il ne verse pas dans le "sensationnel".

    paris,filmJe salue le travail de Jean-Jacques ANNAUD qui signe là un travail d’équilibrisme dans tous les sens du terme, une œuvre magistrale. Le spectateur est au cœur de l’incendie. Il tremble pour les pompiers qui, au risque de leur vie, ont pu sauver le monument.

    Je salue l’équipe de J-J ANNAUD pour son travail monumental d’un point de vue humain et cinématographique.

    Et qui rend hommage, sans aucune sensiblerie mais avec une vérité sincère, aux nombreux intervenants qui ont lutté 15 heures durant contre les flammes. 

    La somme engagée pour cette production, faramineuse, sert à bon escient. Aussi, en allant la voir, j’ai apporté ma petite contribution.

    Et je salue bien bas le formidable engagement des pompiers qui, chaque jour, prennent des risques terribles pour sauver non seulement des monuments, mais des vies.

    UN GRAND BRAVO

    MartineC

  • Film "L'histoire de ma femme"

    paris,cinémaDe Ildiko Enyedi (hongroise)

    Avec Léa Seydoux, Gijs Naber, Louis Garrel

    D’après un roman de l’écrivain hongrois Milan Füst

    Je reste subjuguée par ce film qui, à mon sens, tient plus du conte philosophique que d’une histoire à proprement parler.

    Pour quoi sommes-nous là ? Qu’est-ce que la vie ? Qu’est-ce que le bonheur ? Qu’est-ce que l’amour ? Engendre-t-il de mauvais sentiments, la perte de soi ? L’amour s’émousse-t-il dans le mariage ? Autant de questions sur lesquelles l’être humain s’interroge depuis l’éternité le laissant démuni de réponse, si ce n’est qu’il est bel et bien là et qu’il vit sur cette terre. Point.

    Ce film est poétique, les images sont splendides, tant des paysages que des intérieurs et des toilettes des années vingt. Il nous transporte à Malte, à Londres, à Paris, à Venise, en Mer Baltique… les plans des visages traduisent les émotions avec acuité, les dialogues sont tantôt doux, tantôt violents, tantôt comiques. Les scènes d’amour sont d’une infinie sensualité. Certaines scènes sont burlesques, d’autres sont un clin d’œil à des faits et personnages de l’Histoire.

    Sur fond, entre autres musiques, du concerto N°5 en fa mineur de Bach. Magnifique !

    J’ai pensé voir là un chef d’œuvre tant ce film m’a impressionné pour m’apercevoir que les cinéphiles ont souvent un avis négatif. Les Cahiers du Cinéma le descendent en flammes, le chroniqueur de France Inter le trouve "ennuyeux et académique". Les seules critiques positives en ma connaissance sont rapportées dans Télérama et Le Monde.

    Si quelque(s) Avermoi(e)s a vu ce film ou a l’intention de le voir, je serais curieuse de connaître ses ressentis.

    À bientôt….. et…. bonne séance (2h49), amis Avermois, si vous voulez vous faire votre propre opinion et la faire partager à nous tous.

    MartineC

    Voir séances ICI

  • Documentaire "Le lynx"

    La beauté, la grâce, l’élégance du félin me mettent en état d’admiration.

    Aussi, apprenant qu’un documentaire consacré au "Lynx" était projeté en salle, je me précipitai au cinéma en ce gris et froid après-midi d’hiver.

    J’y appris que le lynx, espèce disparue en Europe Occidentale, fut réintroduit voici 50 ans dans la forêt jurassienne. Je suivais l’explorateur à la recherche de ces lynx vivant et se reproduisant en leur milieu naturel.

    Le lynx est un prédateur indispensable à l’équilibre de la nature : il se nourrit entre autres de cervidés (chevreuils…) devenus trop nombreux car ils broutent les jeunes pousses d’arbres, empêchant ainsi le renouvellement de la forêt et l’intégralité de son cycle naturel.

    Grâce à la réintroduction du lynx, l’équilibre de la forêt et des vies qu’elle y abrite est désormais en voie de préservation.

    Ce documentaire est une immersion totale au sein de la forêt et ses habitants tels chamois, aigles, hiboux, renards, hermines, rouges-gorges, aigles et autres oiseaux… sortant des fourrés et des branches comme par magie.

    On apprend beaucoup sur la vie animalière et végétale, la proximité et la puissance destructrice de l’être humain.

    L’être humain est un sinistre prédateur. Un haut le cœur m’en a pris : sa seule défense étant "son cerveau", il en use bien mal, ai-je pensé.

    Par bonheur, il commence à prendre conscience des terribles méfaits qu’il génère. Ce documentaire en est un témoignage bienfaisant et salvateur.

    MartineC

  • Théâtre "Rhinocéros" d'Eugène Ionesco

    paris,théâtreRHINOCÉROS d'Eugène Ionesco  par la Compagnie Galimafré. Mis en scène et interprété par Sébastien Gérard.

    Théâtre Darius Milhaud (75019 Paris) 80 allée Darius Milhaud.

    Cette première version du texte d'Ionesco paru sous forme de nouvelle est mise en scène et interprétée par Sébastien Girard au théâtre Darius Milhaud jusqu'au 19 février. Reprise en mars et avril.

    La pièce qui dure une heure et quart  nous fait perdre  la notion du temps et des espaces-l'imaginaire se mêlant au réel, la portée universelle de la fiction à notre actualité. Le jeu de l'acteur est prodigieux: incarnant divers personnages et divers états, il multiplie les variations de rythme, de diction comme de déplacement,les changements de registre et d'intonations, comme ceux des jeux de physionomie ou de la gestuelle portés jusqu'au mime caricatural. Du coup le rire l'emporte sur la méditation morose que pourrait faire naître le parallèle qui s'impose entre le cauchemar vécu par  ce personnage  et la situation accablante que nous vivons.

    Un parallèle  sur plusieurs plans :  celui de l'épidémie non seulement du point de vue sanitaire, l'extension de la contagion pouvant se figurer par celle de la rhinocérite... mais du point de vue psycho-sociologique: ce dont on avait refusé l'idée, extravagante, au départ (pour nous port du masque, interdiction de toucher l'autre, de se tenir à moins d'un mètre de lui ou elle etc)...est devenu la norme: le voisin est perçu grisâtre, indésirable, et sa peau doit être singulièrement rugueuse pour que nous ne puissions plus nous y frotter !

    Un pas de plus et nous voila sur le plan socio-politique, évoqué avec le comédien à la sortie à propos de la pièce : celui des totalitarismes sous toutes formes-soft ou hard, bienvenue en cette folle conjoncture, est la fantastique métaphore.

    Marie-Claire CALMUS

  • Film "Jane par Charlotte"

    Un dialogue, des troubles, des confessions entre une fille, Charlotte Gainsbourg, et sa mère Jane BI. Une puissante émotion s’en dégage.

    Le spectateur partage ce moment intense avec elles et Joe - fille cadette de Charlotte -, avec Jacques, Lou, Yvan et leurs fantômes dont Kate, John, Serge et cætera. Elles se livrent dans leur plus stricte intimité.

    Âmes sensibles, attention : ce film est de "l’alcool à l’état pur".  Je suis sortie de la salle ivre d’émotions tant ce reportage est beau, juste, bouleversant.

    Un chant d’Amour partagé d’une Maman et Son Ange.

    Je n’en attendais pas moins de cette grande famille virtuose tant en musique qu’en cinéma.

    MartineC

  • Documentaire "Rosy"

    Marine, 21  ans, est une promesse de bonheur. Quand, lors d’un marathon, elle perd momentanément la vue, elle consulte à l’hôpital, y passe une batterie d’examens pour s’entendre annoncer tout de go "vous êtes atteinte d’une sclérose en plaques". Le médecin sort de la chambre sans plus mot dire….

    Marine sait que les effets de cette maladie auto-immune neuro-dégénérative peuvent être ralentis par la médecine mais ne les soigne pas. Son état physique et mental se dégraderont inéluctablement. 

    Effondrée dans un premier temps, elle décide de partir à la recherche d’elle-même. Quitter toute amarre affective et matérielle pour voyager sac au dos en Nouvelle-Zélande (redécouvrir son corps), Birmanie (apaiser son esprit) et Mongolie (renouer avec son âme).

    Sa caméra ne la quitte pas et la suit tout au long de ses aventures. Elle plante sa tente dans des endroits improbables, pratique l’auto-stop attendant des heures sous la pluie, confie ses angoisses, sa solitude, sa fierté d’avoir crapahuté 40 km, ses belles rencontres, ses 12 journées de méditation. Et ce, sans le traitement prescrit par la médecine.

    Elle se surpasse jusqu’à l’épuisement mais avec grand humour. Et Marine se découvre, se sent invincible quoiqu’il arrive. "Elle", ce sera "Rosy". 

    Devant les beautés de la Nature, elle sait que les êtres ne sont pas éternels, mais la Nature se renouvelle éternellement. Alors, quoiqu’il arrive, elle profite pleinement du moment présent.

    Neuf mois plus tard, à son retour, accueillie chaleureusement par ses proches, elle rencontre le Pr FONTAINE – neurologue à la Pitié-Salpêtrière - qui met de côté ses nouvelles radiographies. 

    "Je ne soigne pas des photos, je soigne une jeune femme. Vivez, Rosie, vivez, profitez de la vie ! "

    Vivons ! Vivons ! Profitons du moment présent et de ce que la vie nous offre, tout cabossés sommes nous tous (à divers degrés).

    Ce documentaire (*), magnifiquement rendu par Rosy et son équipe de montage, est une profonde leçon de vie. 

    MartineC

    (*) Séances

    PS : J’ai revu hier le chef-d’œuvre de Stanley KUBRICK (1968) « 2001, l’Odyssée de l’espace », où l’être humain est un micro-point dans la nature qui, elle, est immortelle. La Vie est un éternel recommencement. Cette fiction a fait en moi écho avec le ressenti de Rosy.

  • Film "West Side Story"

    À New York, sortant des décombres, renaissent deux gangs mythiques, les Jets et les Sharks. Soixante ans ont passé depuis la première version. Évidemment l’Amérique a changé, toujours le racisme, son image n’est plus la même, elle s’est ternie. Mais l’amour n’a ni frontières ni lois ; d’origine différente, chacun dans deux bandes rivales, deux amoureux cherchent à se rejoindre malgré la haine de chaque clan, l’un chez les Jets, l’autre chez les Sharts.

    Leurs rencontres très vives s’expriment entre chants et danses. Quel bonheur d’entendre les mélodies connues de "Maria et América" entre autres, je me suis retenue pour ne pas les accompagner. A travers des ballets très synchronisés les robes colorées virevoltent de bon cœur dans un rythme endiablé, ce qui donne vraiment plaisir à entrer dans la scène. Je note aussi le style très différent de ces robes pour chaque groupe.

    La violence répétée des deux clans gâche le plaisir de cette nouvelle version peut-être un peu trop longue.

    J’allais voir ce film tout en craignant une déception, c’est mi-figue mi-raisin. J’ai vu la première version à une époque différente, sous un autre regard.

    Annick D.