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19.07.2018

Bons baisers de l'Île de Ré

Le week-end de Pentecôte 2018 nous a donné l’opportunité de retrouver la belle île de Ré, grâce à l’hospitalité d’une amie de longue date. Celle-ci a aménagé, au fil des décennies, au cœur d’Ars en Ré, une demeure de charme, où il fait bon vivre dans le calme et les fleurs.

Une fois partis les nombreux touristes de la Pentecôte, nous retrouvons les rues et les venelles bordées de fleurs, roses trémières et chèvrefeuille etc… et les maisons blanches. Nous nous rendons sur la place centrale, saluer l’église Saint-Étienne, actuellement en travaux. Son superbe portail roman est en réhabilitation permettant de retrouver les épaisses nervures en ogives d’origine. Son clocher effilé, peint en blanc et noir pour servir d’amer (repère) aux marins est toujours aussi élégant !

Pour dîner, les enfants de nos amis nous avaient préparé un festin de langoustines et de bars, arrosé d’un excellent Chablis : un délice !

Le lundi de Pentecôte, il faisait un temps magnifique, qui s’est gâté en fin de journée avec un ciel noir d’enfer du côté continent. Nous apprenons ensuite que Paris avait été submergé par un orage de grêle. Ici, tout se calme. Nous avons alors eu le temps de nous promener dans des lieux de l’île qu’autrefois nous avons fréquentés avec bonheur. Autant en emporte le vent…


Le mardi il fait un temps splendide et nous consacrons notre journée à Saint Martin de Ré, par un déjeuner de fruits de mer au bord du port, puis par une promenade sur les remparts (salut Vauban !) et repos dans le parc de la Barbette et ses arbres magnifiques. Au dîner, les fameuses pommes de terre de Ré rôties et des côtes d’agneau nous permettent de reprendre des forces.

Le mercredi : grand soleil ! Déjeuner au fameux restaurant "les Frères de la côte" où, une fois encore, les fruits de mer furent à l’honneur. Promenade à la Pointe des Baleines, son phare et ses arbres centenaires qui gardent cet endroit béni.

Le jeudi nous reprenons la route et nous nous arrêtons à la Rochelle, sous les deux tours du port, la tour Saint-Nicolas et la tour de la chaîne, attablés chez André, où nous régalons, bien sûr, de fruits de mer.

Certes, il n’y a pas que l’île de Ré sur la planète Terre, mais quel bonheur ! Nous levons notre verre de Pineau des Charentes à votre santé !

Jacques et Nicole

13.02.2018

Bons baisers du train des Pignes

En cette fin d’été 2017, nous est revenue, à un ami niçois et moi, l’idée d’un vieux projet : en vacances à Nice, réaliser, dans la journée, l’aller-retour Nice-Digne par le mythique train des Pignes.

Quelle est l’origine de ce nom ? De nombreux pins jalonnent le parcours dont les fruits : les pignes, servaient – dit-on - à alimenter la chaudière des locomotives.

Les travaux, commencèrent en 1892 mais la ligne ne fut inaugurée qu’en 1912. Elle avait d’abord un intérêt militaire (l’Italie est voisine…) et les tunnels sont truffés de casernements, bouches à canon etc.

Ce train relie la Côte d’Azur aux Alpes de Haute Provence. Durant 151 km se succèdent une incroyable diversité de paysages somptueux : Baie des Anges, gorges et vallées, villages pittoresques, champs de lavande et d’oliviers, montagnes enneigées…

Nous avions, il y a quelques années, effectués le trajet entre Puget-Théniers et Annot par l’antique train à vapeur restauré par une association d’Anciens du rail, laquelle fonctionne seulement le week-end.

niceMais cette fois, ce fut par le train moderne mis en service après la catastrophique crue du Var qui emporta une partie de la voie et empêcha le trafic pendant plusieurs années.

Cette fois fut la bonne ! Nous avons pris le train à 9h25 du matin à Nice pour arriver à Digne à 12 h40 heures. Une jeune et charmante contrôleuse (Geneviève), artiste par ailleurs, nous vendit de fort jolies cartes postales de sa main illustrant le parcours.

Et ce furent quatre heures de bonheur pour admirer de magnifiques paysages tout au long du parcours en longeant le Var, avec des étapes célèbres comme Villars sur Var, Annot et ses célèbres murailles de grès, Entrevaux et son magnifique fort construit par Vauban, Saint André les Alpes et le magnifique lac de Castillon, Barrême (la lavande fine) et ensuite la belle vallée de l’Asse jusqu’à l’arrivée.

Après un réconfortant déjeuner dans la ville ensoleillée, nous avons tout d’abord fait une visite à la célèbre et spectaculaire dalle de fossiles d’ammonites, si belle que des Japonais voulurent l’acheter !!!. En désespoir de cause, ils en firent exécuter un moulage à destination du Japon.

Puis nous sommes allés visiter le musée promenade de la Réserve Géologique avec notamment ses cairns et abris de pierres sèches et des sources et des Ruisseaux fontaines ruisselant partout (alors que la sécheresse régnait dans le sud-est…)

Retour dans le soir qui arrivait avec toutes ces merveilles disparaissant peu à peu dans l’ombre.

Si vous en avez l’occasion, ne manquez pas de monter dans le sympathique petit train des Pignes.

Bon voyage !

Jacques des Marguettes

05.01.2018

Bons baisers de Saint-Honorat

paris,st-honoratCette île, avec sa voisine Sainte-Marguerite, est l’une des deux îles de Lérins. En ce samedi ensoleillé du 4 novembre, nous y abordons après une vingtaine de minutes de traversée depuis Cannes. De l’embarcadère, par une magnifique allée de pins, nous commençons notre visite par un excellent déjeuner au restaurant la Tonnelle. Devant la mer, nous dégustons les spécialités locales arrosées de deux vins blancs locaux de grands crus : le saint Césaire, chardonnay de 2016 et le Saint-Pierre assemblage de chardonnay et de clairette de 2016 également, déjà couronnés de grands prix. Délicieux !

Nous pouvons alors nous promener dans l’île, en commençant par les vignobles exploités par les moines depuis plusieurs siècles, avec l’aide de bénévoles, dont notre ami de Nice, qui nous commente les récentes vendanges (qui furent bonnes, heureusement !).

paris,st-honoratNous apprenons que le monastère fut fondé vers 400 par Saint Honorat, qui constitua autour de lui une communauté cénobitique. Depuis, après des siècles très mouvementés, avec notamment des incursions de pirates et de soldats étrangers, il fut rendu à l’église en 1859. Nous visitons le magnifique cloître du XIe siècle qui est le cœur de la vie monastique. Sept chapelles sont disséminées sur l’île. Elles servaient au Moyen Âge lors des pèlerinages annuels.

La majestueuse tour-église-forteresse, implantée en bord de mer est impressionnante de force et de beauté. Elle est la symétrique de la tour du Suquet de Cannes.

C’est aussi l’occasion de rappeler que le monastère de l’île "produisit" quelques saints parmi les plus célèbres de la chrétienté : Saint-Patrick, qui évangélisa l’Irlande, Saint-Césaire, évêque d’Arles, Saint Salvien, Saint Aygulf et quelques autres. Ce dernier, en 660, y introduisit la règle de saint Benoît remplacé par la règle de Cluny quelques siècles plus tard. Aujourd’hui, c’est une communauté cistercienne qui prie et travaille dans l’île.

Nous repartons heureux… nous reviendrons !

Jacques & Nicole

21.11.2017

Bons baisers de la réserve des Monts d'Azur

En ce début du mois de septembre, alors que l’automne s’annonce (colchiques dans les prés, c’est la fin de l’été…) nous avons profité d’un séjour sur la Côte d’Azur pour visiter la désormais célèbre réserve des monts d’Azur, situé à Thorenc, à 1250 m d’altitude, dans un environnement exceptionnel, et ce, à une heure de voiture de la Riviera, en passant par la magnifique route de Gréolières en partant de Nice ou de Grasse.

Accueil chaleureux, excellent déjeuner sur place avec un service très convivial et surtout, rencontre avec les bisons de Pologne et les chevaux de Przeswalski.

Ces derniers sont en effet célèbres car ils sont les derniers représentants de chevaux que l’on croyait à jamais disparus (ils figurent notamment sur les parois de la grotte de Lascaux avec leur crinière typique en brosse) et ont été miraculeusement retrouvés en Mongolie par un explorateur polonais au XIXe siècle.

On peut les voir, soit en marchant le long d’un sentier balisé, soit en calèche, traîné par deux robustes chevaux boulonnais avec le commentaire d’une jeune guide passionnée et compétente.

On observe au cours de la visite deux groupes séparés de chevaux et deux groupes séparés de bisons, qui semblent tous vivre en bonne intelligence. Il y a aussi des cerfs, des biches, des sangliers et maints autres animaux et aussi… le plus petit canard du monde sur un étang. La réserve est ouverte toute l’année et les animaux sont donc en permanence dehors.

Créé et animé depuis une dizaine d’années par un jeune couple sympathique et dynamique, le succès est venu rapidement.

Il y a bien sûr d’autres possibilités : séjours sur place (petit hôtel) et randonnées dans les montagnes proches.

Si vous en avez la possibilité, n’hésitez pas à faire cette visite, authentique et gratifiante, qui fait du bien.

Jacques et Nicole

20.10.2017

Bons baisers du cap Corse

Visite dans la demeure d’un "Américain"

fin juin, retour dans la magnifique île de Beauté avec un premier séjour chez des amis, dans le Sud, près de Porto-Vecchio dans le domaine de Cala Rossa où tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté…

paris,corseAvec, bien sûr, visite obligée à Bonifacio, toujours aussi étonnante (la maison de Marie-José Nat, au bord de la falaise, est à vendre… avis aux amateurs).

Puis dans le Nord, début juillet dans le cap Corse, chez des amis corses rencontrés en 1998 au Yémen… ( les G , grands voyageurs devant l’Éternel, sont pour nous de grands amis depuis cette rencontre mémorable… que nous avons poursuivi sur d’autres continents, comme au Bhoutan, en Éthiopie, à Madagascar, à Ushuaia et ailleurs) Leur maison familiale du XVIIIe siècle, dans l’un des 18 hameaux de Luri, est toujours aussi belle et accueillante. Sur la façade, pour décourager les touristes, une plaque de marbre porte l’inscription suivante : "dans cette maison, n’ont habités ni Sénèque, ni Pascal Paoli, ni Colomba, ni même Cristoforo Colombo… ". Nous y avons coulé, là aussi, des jours heureux, avec notamment des bains de mer journaliers dans une eau parfaite, sur une plage paisible voisine à Pietracorbara (village hélas touché par les incendies récents) en savourant après le bain la délicieuse bière Corse Pietra à la châtaigne.

paris,corseCes amis nous ont donné l’occasion de rencontrer un "Américain" c’est-à-dire un descendant de Corses émigrés en Amérique du Sud au XIXe siècle. Ils étaient six frères qui sont partis de Luri en 1840 pour le Venezuela et Porto Rico. Quatre sont restés sur place et deux sont rentrés au pays fortune faite. Comme plusieurs de ses compatriotes Capcorsins revenus au pays, l’aïeul de cet ami, enterré dans le cimetière du village, a fait construire une très belle maison, avec notamment de superbes plafonds peints. Elle a fait récemment l’objet de l’émission de télévision "des Racines et des Ailes". Elle est actuellement en cours de rénovation. Nous l’avons donc visité, avec beaucoup de plaisir et d'intérêt, sous la direction de son propriétaire actuel (pharmacien à Marseille) et sommes allés commenter ensuite cette belle histoire en vidant avec lui quelques flacons chez nos amis G. Notamment le célèbre vin blanc du Cap Nicrosi.

Ce n’est qu’un au revoir.

Jacques et Nicole

28.09.2017

Flower power

Flower power.jpgOu "Bons baisers de Chaumont-sur-Loire" où, en ce mardi 8 août, nous avons fait escale pour visiter, comme chaque année, le Festival international des jardins, dont le thème était, pour cette 26e édition, "le pouvoir des fleurs" (du 20 avril 5 novembre prochain) Comme le rappelle le document de présentation, de toute antiquité et quelles que soient les civilisations, dans l’art et la littérature, les fleurs, réelles ou figurées, ont joué un rôle essentiel dans les imaginaires. Nul n’ignore leur infinie diversité, leur perfection formelle, leur mystère, leur pouvoir symbolique, leur beauté, leur parfum, leur éclat, leur couleur et même leur saveur ensorcelle les sens.

Nous n’avons pas été déçus par cette édition, qui offre une luxuriance particulière, mais admiratifs, voire émerveillés. Les 24 jardins que nous avons visités sont des petits chefs-d’œuvre, méritant que l’on s’y attarde longtemps. Par exemple : le jardin coréen "le pouvoir des sorcières" où le rouge et le pourpre d’un jardin de sorcière exaltent les vertus des plantes qui guérissent.

- "La fleur du mal" évoque les pouvoirs hallucinatoires et dangereux des fleurs avec des lits à opium où le visiteur peut se prélasser en contemplant des plantes aux propriétés psycho actives : tabac, daturas, cannabis…

À la recherche du Lupin Blanc.jpg- "À la recherche du Lupin Blanc" nous entraîne dans l’univers de Lewis Carroll à la recherche de fleurs extraordinaires.

- "Le jardin des ombres et du repos" qui offre un espace de repos et de méditation à l’ombre des bambous.

- "Les belles aux eaux dormantes" rencontre improbables des roses et des nénuphars, une poétique roseraie s’associant aux verts profonds des plantes aquatiques.

- "Le jardin bouquetier" met en scène des plantes oubliées de notre enfance dont les couleurs et les parfums évoquent de délicieuses nostalgies.

- "Monochrome blanc" époustouflante célébration baroque et théâtrale du pouvoir de la couleur. Une mise en scène composée de murs végétaux piqués de plantes aux floraisons blanches, côté pile, et offrant, côté face, un sublime camaïeu de teintes violettes, rouges ou jaune orangé.

de l’autre côté du miroir.JPGLe prix de la création 2017 a été décerné au jardin "de l’autre côté du miroir" surprenant jeu de miroirs transformant un simple carré de fleurs fuchsia en champs infinis.

Mais le magnifique château de Chaumont comporte également d’autres centres d’intérêt artistique : dans le château, dans les écuries, dans le parc historique, dans la serre de la cour de la ferme, notamment. Le visiteur trouvera à boire et à manger dans le restaurant gastronomique "le Velum" dont le délicieux menu très sophistiqué s’inspire très largement du thème de l’année, mais aussi dans un buffet méditerranéen excellent et d’un rapport qualité-prix remarquable et un estaminet sympathique. Avec bien sûr des boutiques pour tous les goûts, notamment plantes et semences, livres et cartes postales. Et, pour les gourmands, une boutique de sorbets aux parfums inattendus : huile d’olive, basilic, tomate, pamplemousse aux grains roses et autres.

N’hésitez pas à faire le voyage !

Jacques et Nicole

12.09.2017

Vacances au calme

C'était dans un camping paumé
Au fond de l'Allier, planqué,
Qu'allais-je faire dans cette galère ?
Simplement changer d'air,
Près d'une étendue d'eau,
"Un lac", dit-on là-bas plutôt
Où dans les roseaux
Un héron se cache le jour
Puis, de l'étang fait le tour
Enfin le soir venu,
Quand les humains ont disparu.
C'est qu'ils le gênent
Quand ils se baignent !

Le jour à peine levé
Je vois sur l'étang un voile léger
Une langue de brume, une fumée ?
Puis quand le soleil se réveille
Sur l'eau, devenue miroir
Des paillettes étincellent
Clignotent, ayant le pouvoir
De signaler en douceur
Au sauvage campeur
Debout! Il est l'heure !

Seuls le matin batifolent les poissons
Qui sur les ondes, font des ronds,
Car ils sont enfin tranquilles
Sans les gens des villes
Qui viennent s'amuser,
Se reposer, pique-niquer
Et dont il faut se méfier
Car ils viennent, aussi, pêcher !

Mais dans ce camping isolé
Peu fréquenté cette année,
Trois familles en tout
Un gardien, c'est tout,
Le calme y règne en roi
C'est parfait pour moi !
Aucun bruit, pour seul fond sonore
Toute l'expression orale
Des oiseaux, de l'âne, des veaux
Si en ce, lieu cela est banal
C'est agréable sans être beau
Mais j'en redemande encore !
Pouvant observer la nature
Les animaux dans la verdure,
Qui paissent sagement,
Le jour, la nuit, par tous les temps
Broutent l'herbe, pâquerettes sucrées
Le reflet de la liberté.

allier,vacances

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ose une principale distraction
Nourrir de nouveaux compagnons.
Même les plus petits
Ont très vite compris
Que leurs chants me charmeraient,
Qu'alors je succomberai
Et que le pain quotidien, j'assurerai.
Picorer et transporter
Pour des petits à alimenter ?
Un manège à repérer !
Des as de la communication,
Dès que terminée la distribution,
Prévenus par le guetteur,
Ils arrivent à plusieurs
Méfiants, et du coin de l'œil
Visent le moindre écueil
D'un coup d'ailes s'envolent
Aussi de peur qu'on ne les vole
Vite, reviennent anxieux,
Chercher le pain délicieux !

J'ai découvert les grives.
Le mâle nourrit sa compagne
Qui, ainsi s'éclipse dans la campagne
Vers sa progéniture pour qu'elle survive.
Le mâle pas trop farouche car habitué,
Un jour est même arrivé
Sautillant, jusqu'à mes pieds.
Mais de son œil vif, j'étais observée
Guettant le geste préféré
Celui de la friandise lancée.

Alors que mes hommes dorment
Ma plume s'abandonne
À sa chère rêverie
Sinon, elle s'ennuie.
Bref retour à la réalité
Va falloir donner le petit déjeuner
Avec le même ingrédient
Mais hélas, sans évidemment
Le son des chants si charmants !

Ninette

04.08.2017

Voyage en Occitanie

Grâce à des amis, heureux propriétaires d’une chartreuse (maison possédant un mur en briques et galets de Garonne et un jardin) en plein centre ville, je viens de découvrir Toulouse.

Surnommée la ville rose à cause de ses bâtiments en briques roses et pour les plus anciens avec colombages, j’ai visité :

- La basilique Saint Sernin (déformation de Saturnin, premier évêque et martyr de Toulouse mort en 250) : construite au début des années 1070 sur l’emplacement d’une église du Vème siècle, consacrée par le pape Urbain II venu solliciter le départ de la première croisade du comte Raymond IV le 24 mai 1096.
Plus vaste édifice roman de France il a été restauré par Viollet-le-Duc vers le milieu du XIXème siècle.
115 m de long, 64m de large à la hauteur du transept et flèche sommée d’une croix s’élevant à 65m.

- Le couvent des Augustins : architecture gothique médiévale datant pour l’essentiel des XIV et XVème siècles, classé monument historique et transformé en musée en 1793.
Après la visite de l’église et des salles consacrées à la sculpture romane et aux peintures il fait bon se reposer dans le cloître où des transats permettent de jouir de la sérénité du lieu pour lire ou méditer.

- Le couvent des Jacobins : édifié par les dominicains de 1230 à 1336, il témoigne aussi par son architecture de briques du gothique médiéval.
La tour octogonale à quatre niveaux du clocher domine la ville de 45m.
Dans la salle capitulaire les peintures sont abîmées car le couvent a été transformé en caserne sous la révolution, puis en infirmerie. C’est grâce à Prosper Mérimée, premier inspecteur des Monuments Historiques, que la rénovation sera commencée.
Là aussi dans le cloître des transats sont à dispositions ainsi que des tables et chaises permettant aux étudiants d’y travailler au calme.

- Le Capitole, dont la façade est rythmée par huit colonnes symbolisant les huit capitouls (maires) à la tête de la cité, a été élevé entre 1750 et1760 en y incluant le théâtre de la ville construit en 1737.
La salle des Illustres raconte en peintures les épisodes glorieux de la vie toulousaine Une salle est consacrée aux peintures d’Henri Martin

En 1993 Raymond Moretti inscrivit une croix occitane sur la place et décora les arcades des maisons riveraines.

- L’Hôtel d’Assezat : bâtiment Renaissance construit dans la seconde moitié du XVIème siècle pour Pierre d’Assezat riche négociant enrichi dans le commerce du pastel. Légué à la ville en 1895 par la banque Ozenne il devient, en 1995, la Fondation Bemberg. Elle présente les collections de tableaux et objets d’art réunis par Mr Bemberg toute sa vie.

occitanie- Promenade le long de la tumultueuse Garonne avec vue sur l’Hôtel Dieu au niveau du Pont Neuf

Impossible de tout voir en deux jours, le troisième étant réservé à Albi.

- La cathédrale Sainte Cécile : édifiée de 1282 à 1380 elle a été consacrée le 23 avril 1480.
C’est un fantastique vaisseau de briques dont la rigidité est à peine tempérée par des renflements semi-circulaires qui se prolongent à l’intérieur pour soutenir la voûte. Flanquée côté ouest d’un donjon doté de deux tours.
113,50 m de long, 35 m de large, 40m de haut, 78m de hauteur de clocher qui comporte 365 marches.
Le jubé faillit être détruit car les fidèles ne voyaient pas les célébrants de la messe. On a donc construit, à l’opposé, un nouvel autel.
La voûte est peinte en un bleu éclatant (peintres italiens qui n’ont pas révélé le secret de cette couleur inégalée et jamais retouchée).
Le Jugement Dernier occupe la surface des deux grosses tours soutenant le clocher

- À côté le Palais de la Berbie, ancien palais épiscopal, abrite le musée Toulouse-Lautrec avec nombre de dessins, peintures et affiches

Après un succulent déjeuner sur une terrasse face à la cathédrale, la voiture nous amène à Cordes-sur-Ciel, village préféré des Français en 2014.
L’ascension de cette cité médiévale se fait par des ruelles escarpées et pavées pour admirer les portes fortifiées et les façades gothiques.

occitanieLa journée se termine en beauté par la visite de Castelnau-de-Montmiral.
En surplomb de la vallée de la Vère, au cœur du vignoble de Gaillac, cette bastide albigeoise, fondée par Raymond VII de Toulouse, possède des maisons de pierres datées de 1630 et la voûte bleu vif de l’église Notre dame de l’Assomption rappelle celle de Sainte Cécile d’Albi.

Outre la beauté d’édifices de briques roses peu connus hors le pays occitan, j’ai particulièrement apprécié la propreté régnant dans chaque ville et l’extrême gentillesse de ses habitants.

Françoise Md

08.06.2017

Bons baisers du grand bouddha de la Grande pagode du bois de Vincennes

paris,bois vincennes- ancien pavillon du Cameroun de l’exposition coloniale de 1931-

En ce dimanche 21 mai 2017 où nous avons assisté et participé à la grande fête bouddhiste du Vesak, qui rappelle les trois étapes fondamentales de la vie du Bouddha : la naissance (Il y a 1641 ans) l’éveil et la mort .

La fête était placée sous le signe du Sri Lanka, car une relique exposée dans le temple, dans un flacon de cristal, était, nous a-t-on dit, une authentique relique du saint homme, venant de ce pays.

Par bonheur, il faisait un temps magnifique, ciel bleu et magnifiques cumulus blanc de neige, avec un peu de fraîcheur.

paris,bois vincennesCela faisait plusieurs années que nous n’étions pas revenus faire nos grâces au plus grand Bouddha d’Europe (9 m, couvert de feuilles d’or). Nous avons tout d’abord été étonnés de constater une affluence réduite par rapport au passé, avec quelques rares boutiques proposant à la fois des souvenirs, des boissons et de la nourriture et aussi de la nourriture spirituelle : livres, albums, instruments de prière etc. Mais au fil de la journée les spectateurs sont cependant venus de plus en plus nombreux.

Nous avons vite compris la raison de ce changement : l’accès en voiture pour les particuliers est désormais interdit. D’ailleurs, nous sommes venus à pied depuis la route qui conduit à Charenton, en longeant le lac Daumesnil, où les premières barques avaient fait leur apparition.

Nous avons eu la chance, après nous être sustentés de quelques nourritures asiatiques, d’assister à une fort jolie procession des fidèles, avec en tête des petites filles toutes vêtues de blanc et portant des offrandes de fleurs et de fruits. Leurs mères suivaient, également en tenue immaculée, ensuite des jeunes filles battant du tambour, puis venaient les hommes, avec quelques moines enveloppées dans leur vêtement orange et enfin les civils, hommes et femmes. Tout ce petit monde portait le drapeau international du bouddhisme aux cinq couleurs en bandes horizontales : rouge, bleu, jaune, vert et blanc.

Un éléphant en bois, monté sur roulettes, fermait la marche.

Les 9,10 et 11 juin prochain aura lieu en ce même lieu la traditionnelle fête du Tibet et des peuples de l’Himalaya, un grand classique de la pagode. Elle vaut le voyage. N’hésitez pas !

Jacques et Nicole

05.05.2017

Bons baisers de l’hôtel de Salm…(1)

parisOu plus précisément du musée national de l’ordre de la Légion d’honneur et des ordres de  Chevalerie (Créé en 1925 par souscription nationale et internationale dont une importante participation américaine).

Par une belle après-midi de décembre 2016, nous avons visité, dans un cadre associatif, ce très intéressant musée sous la houlette d’une conférencière à la fois très érudite et pleine d’humour.

Le musée présente ses collections permanentes dans  des espaces thématiques consacrés :

  • à l’histoire du palais et à la création du musée
  • aux ordres chevaleresques et religieux
  • aux ordres royaux français
  • à la Légion d’honneur, ordres impériaux et souvenirs du premier empire
  • aux ordres étrangers
  • enfin, aux ordres, décoration et médailles français de 1789 à nos jours

C’est le seul musée au monde consacré à la Phaléristique, c’est-à-dire la science auxiliaire de l’histoire qui a pour objet l’étude des ordres, décorations et médailles.

Comme le disait Montaigne il y a quelques siècles : "cela a été une belle invention reçue de la plupart des polices du monde d’établir certaines marques  vaines et sans prix pour honorer et récompensé la vertu. Nous avons pour notre part, et plusieurs de nos voisins, des ordres de chevalerie qui ne sont établis qu’à cette fin. C’est à la vérité une bonne et profitable coutume de trouver moyen de reconnaître la valeur d’hommes rares et  excellents et de les contenter et satisfaire par des paiements qui ne chargent aucunement le public qui ne coûtent rien aux Prince" (les titulaires de la Légion d’honneur reçoivent une pension annuelle de 8 euros…)

Tout d’abord au premier niveau une salle consacrée aux grands Ordres de Chevalerie principalement à l’ordre de Malte ou plus exactement à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte (nous avons une pensée particulière pour les chrétiens d’Orient aujourd’hui persécutés : ils furent les premiers chrétiens…)

Les types de ces grands ordres sont notamment : l’ordre du Temple, l’ordre du Saint  Sépulcre : les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem où ordre de Malte, l’ordre de Saint-Lazare de Jérusalem et quelques autres qui ont disparus.

La salle suivante nous présente un immense tableau de Van Loo représentant le roi Henri III créant l’ordre du Saint Esprit. Puis un autre tableau consacré à l’ordre royal de Saint-Michel, sans oublier l’ordre de Saint-Louis.

Nous découvrons ensuite l’histoire de la création de l’ordre de la Légion d’honneur(le Rouge) par Napoléon 1° en 1803. À l’origine, il récompensait les actes de bravoure (le rouge du sang versé) et des services éminents rendus à la nation. Depuis, il s’est-hélas diversifié vers d’autres publics : les artistes, les écrivains, les sportifs et notamment les footballeurs, les chanteurs etc. Nous pouvons voir les versions successives des médailles au fil du 19e puis du 20° siècle.

parisNapoléon créa également de nombreuses décorations à travers son empire.

À la suite, c’est une salle consacrée aux ordres étrangers : "honni soit qui mal y pense…". C’est bien sûr l’ordre anglais de la Jarretière qui nous est présenté, puis celui du Bain suivi par le légendaire collier de la Toison d’or et bien d’autres, aux noms parfois curieux et exotiques, comme l’ordre du chrysanthème japonais.

Au premier étage, c’est l’époque contemporaine qui est illustrée et particulièrement la première guerre mondiale.

Une section est consacrée à l’Ordre national du Mérite(le Bleu) créé par le général De Gaulle en 1963, afin de mettre fin à la prolifération d’ordres français divers et variés, en les regroupant dans un ordre unique qui doublait la Légion d’honneur. (Malheureusement, cette ambition n’a pas été vraiment respectée : de nouveaux ordres ont vu le jour ou ont été ressuscités et le bleu est devenu généralement l’antichambre du rouge…)

<>Une pensée émue pour l’Ordre de la  Libération, créé par le Général de Gaulle à Brazzaville en 1940, dont le millier de dignitaires a maintenant disparu. Gloire à eux !

Rappelons l’ordre hiérarchique des ordres français : Légion d’honneur –  Croix de la  Libération (désormais pour mémoire) –  Médaille  Militaire –  Ordre du  Mérite.

En conclusion  nous avons salué une excellente présentation des différents objets, peintures, meubles et décorations (des milliers) reflétant cette histoire séculaire, française, européenne et  ultra marine.

Non seulement une signalétique tout à fait correcte mais aussi des bornes de consultation et des écrans interactifs. Et des banquettes et des fauteuils pour se reposer de temps en temps, ce qui est malheureusement trop peu fréquent dans beaucoup de musées français. N’hésitez pas à le visiter et revisiter : le métro Solferino est à 200 m et la visite est gratuite !

Jacques des Marguettes

(1) la famille de Salm est de vieille noblesse française (lotharingienne !) issue d’une petite principauté de l’Est. Elle existe toujours après 12 siècles !!!