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23.10.2019

Un dîner original

Pendant notre séjour en Berry début août, nous avons fait un dîner berrichon surprenant, mais finalement excellent. Appâtés par une annonce parue dans le journal régional "la République du centre" nous nous sommes rendus un soir au restaurant la Luzeraise, aux environs de la petite ville de Chalais. Un chemin dans l’ombre nous conduisit au restaurant.

Il faisait noir, pas de lumière, pas de voitures… nous avons quand même été jusqu’à la porte, et là, nous avons été accueillis par une vieille dame, s’appuyant sur une canne anglaise, qui nous a confirmé que nous étions arrivés à bon port. En effet, dans une salle déserte, une table de cinq nous attendait. Après quelques minutes, la vieille dame est arrivée avec la carte des plats et la carte des vins. Puis le chef, un grand gaillard moustachu,(la vieille dame était sa maman) nous a demandé si c’était bien nous qui avions commandé cinq portions de poulet aux écrevisses : en effet, c’est bien ce qui nous avait amené dans ce lieu perdu.

La vieille dame, toujours claudicante, est ensuite arrivée avec une assiette de rillettes et des toasts. Excellents rillettes d’ailleurs, qui nous ont permis de goûter le vin blanc de Reuilly que nous avions commandé, excellent lui aussi. En entrée, il y avait le choix, sur la carte, entre du foie gras ou du sandre au beurre blanc. En réalité, il n’y avait plus de foie gras. Donc nous avons dégusté, de force, un néanmoins remarquable sandre, cuit à point, et un beurre blanc délicieux. Cela commençait finalement bien. Est arrivé ensuite le poulet aux écrevisses : honorable bestiole et chacun avec deux écrevisses dans une sauce à l’armoricaine : nous sommes régalés !

Le plateau de fromages qui a suivi était très bien, avec notamment la vedette locale : le Pouligny St Pierre, célèbre chèvre berrichon.

Est arrivée la surprise du chef, qui nous a proposé comme dessert une omelette norvégienne ! Ce que nous avons adopté d’enthousiasme et que nous avons beaucoup apprécié, en finissant une deuxième bouteille de Reuilly, d’un viticulteur dont nous avons retenu le nom : Claude Laffont.

Nous sommes repartis dans la nuit, rassasiés et heureux ! Entre-temps, deux couples étaient arrivés, la salle était plus animée, heureusement pour nos hôtes. De retour à Paris, nous avons constaté que ce restaurant était couvert d’éloges sur Internet !

Jacques et Nicole

03.10.2019

Bons baisers de Saint Paul de Vence

… célèbre village de la Côte d’Azur dans la deuxième moitié du XXe siècle, avec les artistes célèbres qui le fréquentent : Yves Montand et Simone Signoret, Jacques Prévert, Pablo Picasso et bien d’autres qui descendent à l’auberge de la Colombe d’or.

La galerie d’Art Maegt fait alors la gloire du village avec sa collection de peintres et  de sculpteurs célèbres.

Et maintenant, il y a la Chapelle des pénitents blancs, décorée, après remise en état par la municipalité après trois années  de restauration, par Jean-Michel Folon qui l’avait promis avant sa mort.

st paul de vence

C’est au sein de cette chapelle, datant du XVIIe siècle, que l’artiste imagine un vaste projet de décoration. Il y travaillera jusqu’à son décès en octobre 2005. Un travail nettement inspiré par l’esprit du lieu qu’il avait transcrit avec précision sur des dessins et aquarelles.

Ce sont les liens d’amitié qui ont attaché Folon à Saint-Paul de Vence avec la famille Roux, propriétaire de la Colombe d’or, pour qui il peint l’enseigne du lieu avec ses amis artistes  dont son grand ami César.

Murs, plafonds, vitraux, sculptures : c’est un enchantement de couleurs pastel, avec les célèbres oiseaux de l’artiste. C’est un bain de fraîcheur et de beauté.

st paul de vence

Une mosaïque de 106 m² décore l’ensemble du chœur, selon la technique dite de "Ravenne": pour cela, les mosaïstes ont utilisé des tesselles d’émaux dont certaines sont dorées à l’or et à l’argent.

Les vitraux sont purement inspirés de la vocation caritative de la Confrérie : secours des plus démunis par l’entraide et le don. Les peintures à l’huile s’inspirent des  pastels que Folon avait exécuté à l’aquarelle. Deux  magnifiques sculptures : "qui ?" en bronze patiné, fait office d’autel et "la source" en marbre rosé du Portugal fait office de bénitier au centre de la chapelle.

Une splendeur, que ne manquez pas de visiter si vous êtes dans la région.

Jacques et Nicole

20.09.2019

Un été au” Ranolien”

Nous sommes partis pour les Côtes d’Armor
Avouant quitter Paris sans remords,
Retrouver  la Côte de "Granit Rose"
Merveille que la nature ose
Par les formes de ces rochers étonnants
Qui laissent les promeneurs pantelants.
Quand on emprunte le "sentier des douaniers"
Loin d’être plat, plutôt accidenté
L’on découvre la côte découpée
Que la mer transparente vient caresser.
Ce chemin tout au long est entouré de verdure
Fougères, liserons, soucis, bruyère qui durent
Adoucissent le regard des marcheurs
De tous âges partis plein d’ardeur
Afin de trouver là-bas, tout au bout
À Perros, la plage de "Trestraou" !
 

paris,bretagne

Une haie d’hortensias cache encore la vue
De cet endroit tant attendu,
Même des palmiers en bordure
On se croirait sur la Côte d’Azur !
Une immensité tout en contradiction
Si l’on se permet la comparaison,
Large baie de sable blanc et fin
Alors que la mer, partie au loin
Étonnamment est toujours aussi bleue
Parfois foncée pour se différencier des cieux.
 
Au large quelques bateaux, voiliers, canoës
Semblent être des jouets animés
Si petits sur cette étendue d’eau
Partie, de si haut
Pour s’éloigner, suivant la marée
Ces allers et retours ponctués,
Libérant un vaste espace humide
Enthousiasmant des enfants peu timides
Engagés à construire des châteaux,
Avec courage creuser pour trouver de l’eau
Chefs d’œuvre qui dureront quelques heures
Le temps que la mer reprenne son labeur !
 
Dans les terres se jouent d’autres évènements
Si l’on observe le manège des goélands
Qui solitaires ou à plusieurs, tournoient
Autour des constructions, puis sur les toits
Se reposent sans oublier d’émettre
Des sons différents, à reconnaître
"Bonjour, çà va bien ? " ou "J’ai faim"
Appel auprès des copains ?
Encore que se jetant sur les miettes
N’acceptent pas le partage, coups de bec
À celui qui ose s’approcher
Avec le désir aussi de se restaurer !
 
Le vacancier avide d’évasion
Profite de cette nature à chaque occasion.
Soudain il remarque une différence,
Un après-midi la brume s’avance
La mer est toute envahie,
La lumière du jour s’assombrit
Plus de distinction entre ciel et elle
L’horizon est ouaté de gris, pas de bruit d’ailes,
Sommes comme dans du coton enveloppés
Heureusement, c’est la fin de la journée.
Mais cette brume, ce n’est rien
Elle annonce le soleil de demain !
Présent chaque jour depuis notre arrivée
Pourquoi voudrait-il déjà nous priver
De son éclat, de sa luminosité
Qui donnent au paysage encore plus de beauté ?
Le soleil breton tout en douceur
Offre de la couleur et réchauffe les cœurs !
Voyez comme ici, les gens sont heureux
Chagrins, soucis, oubliés pour eux
Détente, calme, festivités, font le lien
Sur ce site, nommé "Le Ranolien"
 
Ninette

23.08.2019

Mon ami l’oiseau

En Bretagne, les goélands
Animaux très courants,
Sont sauvages parait-il !
Pas toujours, semble-t-il
Car ils sont malins
Viennent chercher du pain
Qu’incidemment on leur lance,
Approchent si l’on recommence !
Leur chant est différent
Des oiseaux de notre ville
Qui rappelle étonnement
Ceux de Trouville.
Pas de cris perçants
Mais une sorte de miaulement !

paris,bretagne,goëland

Lors de notre dernier matin,
Que vois-je arriver soudain
Sur la table de la terrasse,
Mon visiteur de chaque jour
Il le sent... C’est le dernier tour.
Me jette un regard tenace
"Tu vois, j’ai pris place"
Ce que je comprends.
Alors, je lui parle doucement
C’est qu’il est gros, impressionnant
Mais si beau, si blanc !
M’écoutant, il tourne sa petite tête
À gauche, à droite
De son jaune bec, claque” Mat, Mat”
S’approche encore de ses grosses pattes
Alors ben sûr avec hâte
Je vais tout bonnement
Chercher du pain
Qu’il avale gloutonnement
C’est qu’il a grand faim !

Comme c’est la fin du séjour
On charge la voiture pour le retour
Alors l’oiseau s’éloigne sur le toit.
Nous observe ; je suis triste ma foi
De quitter ce fidèle ami
Mais comme pour me dire merci,
Ou pour me consoler,
S’envole et une plume laisse tomber !
Je me précipite pour la ramasser.
C’est ce qu’il avait de mieux
Il l’a donné en signe d’adieu !

Au revoir bel oiseau, tu n’avais pas peur
Moi, si, mais voilà que je pleure,
Pas banal cet attachement
Pour un simple goéland
Me dis-je raisonnablement.
Mais bien évidemment
Durant le voyage
J’ai longuement caressé le plumage.
Il m’a ensorcelé, même à Paris
Voilà que je pense encore à lui !

Ninette

21.08.2019

Bons baisers de la Fiera  di u Vino di Luri

.... c’est-à-dire de la foire aux vins de Luri , dont nous avions rendu compte l’an dernier aux nombreux et fidèles lecteurs de la gazette de l’Arvem , lors de sa 29e édition

Profitant à nouveau de l’hospitalité de nos amis Martine et Maurice du cap Corse, nous avons participé à la 30°, début Juillet 2019... Mais, changement de décor : l’événement  s’est déplacé sur le port de Santa Severa.

La dimension de la foire a changé aussi, avec des Masterclass (cours de cuisine gastronomique), un grand dîner gastronomique à quatre mains, concocté par le chef franco coréen Pierre Sang Boyer (que nous avons connu dans ses restaurants du 11e à Paris) et le chef Corse Romain Aîcardi de Cuttoli, assistés de six autres chefs !

Cette 30e édition a donc marqué un nouveau départ, une relance avec ce nouvel emplacement au bord de l’eau, sur l’esplanade du port de Santa Severa,.

Avec 50 vignerons venus de toute la Corse, et une quarantaine de stands réservés aux producteurs, créateurs et artistes : une quarantaine de bijoutiers, fromagers, charcutiers, éditeurs.

Dans ce beau décor et par un temps magnifique, cette 30e foire des vins de Corse (le plus petit vignoble à l’échelle nationale) a connu un beau succès, bien mérité.

Nous ne sommes pas repartis les mains vides : nous avons ramené sur le continent deux caisses du célèbre vin blanc  Nicrosi  du cap Corse et quelques bouteilles du délicieux muscat du cap Corse.

À votre santé et… à l’année prochaine

Jacques et Nicole

26.07.2019

Bons baisers de Cyprus

... ou en français : de Chypre… l’ile d’ Aphrodite (nous sommes passés près du célèbre rocher qu’il aurait vu sortir de l’écume), île où nous venons de passer quelques jours.

chypre

On dit qu’il y fait en moyenne 326 jours de soleil par an. Nous avons bénéficié de sept jours complets, avec une nuit de pluie qui a permis aux fleurs locales de s’exprimer plus que jamais : bougainvillées, roses, daturas, cannas, jasmin, lauriers-roses et beaucoup d’autre. Et aussi aux agrumes : Oranges, clémentines, citrons, pamplemousses de se ressourcer en pleine saison.

Le territoire de l'île est divisé en trois souverainetés : celle de la république de Chypre, la seule internationalement reconnue, qui pratiquement ne contrôle que 61% du territoire la partie Nord, occupé par l’armée turque depuis 1974, autoproclamée république turque de Chypre du Nord enfin, (sacrés Anglais !) celle du Royaume-Uni (3 %) dans des enclaves britannique militaires au sud de l’île.

Et au milieu de ce joli monde, la ligne verte, dite ligne Attila, occupée par les casques bleus de l’ONU.

Située dans la partie la plus orientale de la Méditerranée, Chypre est peuplé d’environ 1 150 000 habitants majoritairement chypriotes grecs, soit 75 % de la population dans le sud, contre environ 300 000 chypriotes turcs dans le nord. Sa superficie est de 9251 km². Par son positionnement géographique. Elle est depuis des siècles la liaison entre l’Europe d’une part, l’Anatolie, les côtes du Moyen-Orient et de l’Égypte d’autre part. Pour le géographe Georges Duby, c’est un poste avancé, relais, lieu de rencontre, lieu d’échange. C’est à ces fonctions que l’ île doit sa prospérité, l’éclat de ses civilisations, constamment enrichies par d’autres cultures. Mais aussi ses misères : terres convoitées, sans cesse envahie, pillée, partagée.

Le nom de l’île est indissociable des gisements de cuivre natif exploités dès l’Antiquité.

Alors, qu’avons-nous vu et admiré ?

Le premier jour, la presqu’île de Karpas au nord, où nous nous sommes baladés le long de dunes et de plages de sable quasiment désertes jusqu’au monastère Apostolos Andreas, dont les icônes méritent la visite et qui est un lieu de pèlerinage très fréquenté sous la houlette de Saint-André, patron des marins. Et là, un comité d’accueil composé d’ânes sauvages, en réalité très pacifiques, et d’une meute de chats (souverains partout dans l’île), qui tous attendant des touristes de la provende, soit notamment des carottes, soit des croquettes, vendus par quelques commerçants astucieux. Spectacle inattendu, original et très sympathique et prétexte à d’innombrables photos !

chypreLe jour suivant fut consacré à Saint Barnabé, apôtre qui avec Paul, prêchait la nouvelle religion, 50 ans après J.-C. Puis visite de Famagouste ville portuaire située à l’est. La vieille ville est entourée de superbes remparts vénitiens, avec la célèbre tour d’Othello. Puis passage à l’ancienne cathédrale Saint-Nicolas devenue mosquée.

Ce fut ensuite Nicosie, qui est la dernière capitale divisée en Europe. Nous avons notamment visité la mosquée Selimiye-Sainte-Sophie et deux les anciens caravansérails du XVIIe siècle.

La visite du fort de Saint Hilarion fut un des clous de notre séjour : magnifique et formidable forteresse byzantine à flanc de montagne sur trois niveaux, remaniée et agrandie par la dynastie des Lusignan. Cela nous donna l’occasion de nous pencher un peu plus sur l’histoire de cette illustre famille, de petite noblesse poitevine, dont les membres furent successivement, pendant plusieurs siècles ,rois de Jérusalem, rois de Chypre et rois d’Arménie. Souvenez-vous du poème de Gérard de Nerval(El Desdichado) dans lequel ce nom est cité : "suis-je amour ou Vénus, Lusignan ou Byron … "

En descendant de la montagne nous avons ensuite découvert l’admirable monastère de Bellapais, véritable chef-d’œuvre de l’art gothique, avant de terminer la journée par la visite du très intéressant musée des Épaves Maritimes dans le vieux port de Kyrenia, ce qui nous permit d’admirer la plus ancienne épave maritime du monde.

16.04.2019

Un break à Trouville

Ah! Trouville
Si propre la ville !
Pas de saleté
Pas un papier
Pas de mégots
Pas de vélos
Pas de patinettes
C’est chouette,
Sur les trottoirs
Pas de foire ! Ici on respire
De vieux souvenirs...
Rien ne change,
Et le dimanche
Les terrasses font le plein
Ainsi que les planches
Offrent aux chiens et gamins
Un terrain de jeux
Parmi des plus vieux,
Des promeneurs qui tranquillement
Arpentent, appréciant
Le calme, et la vue,
Cette immense étendue
De sable caressé
Par cette mer bleutée
En ce jour ensoleillé.
Une paix retrouvée.
Ici la vie n’a pas changé
On y retrouve tranquillité
Même la sérénité
Des grandes villes oubliées.
Si les parkings sont bondés
En semaine, ils sont désertés
La plage est libérée
Des envahisseurs momentanés.

À peine le jour levé,
Sur le sable mouillé,
Alors que la mer s’éloigne,
Les mouettes se soignent
Font quelques emplettes
Sur la dernière vaguelette
Se laissent bercer,
Comment ne pas contempler !
Puis rassasiées, s’envolent vite.
Un oiseau blanc, ouais !
Me rend visite,
Passant si près
Que je pourrais l’attraper ! Est-ce le même individu
Qu’hier ainsi est venu
Plusieurs fois, me regarder ?
Croyant qu’il allait s’arrêter
Sur la balustrade, là, à côté ?
Comment ne pas rêver !

Un matin, la mer devint grise
On nous annonce forte brise.
L’écume au large,
Le vent fouette le visage.
Les goélands se taisent
Attendent que le souffle s’apaise
Aussi, le retour des chaluts
Pour reprendre leur chahut !
Quelques jours pour se ressourcer
Le quotidien à oublier
Et mettre de côté
Les rumeurs, toute l’actualité,
Pas de contestations
Plus de manifestations !
Juste la nature à observer,
Des sourires à croiser
Des gens venus de partout
Se libérer, aussi, c’est tout.
Des” Hommes” apaisés
Semblent dire “ vive la liberté”
C’est le fort ressenti
Avant de regagner Paris.

Ninette

28.11.2018

Bons baisers de Saint-Savin sur Gartempe

Dans la Vienne -86310- région Poitou Charentes – à 15km de Montmorillon.

À Saint-Savin il faut lever les yeux vers le ciel ou plutôt vers la haute voûte de la nef. Surnommée "la Sixtine de l’époque romane" par André Malraux, l’abbaye recèle en effet des fresques d’une valeur universelle, inscrites au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1983. La découverte de ce cycle de peintures bibliques, miraculeusement préservées, est vraiment spectaculaire

Nous l’avions visitée au milieu des échafaudages il y a une cinquantaine d’année, alors que des travaux de restauration étaient en cours.

Cette église abbatiale allie harmonie et sobriété et frappe par l’ampleur de ses dimensions : longueur totale 76 m et hauteur de la flèche 77 m. La légende dit que ce furent deux frères : Savin et Cyprien, condamnés à mort au cinquième siècle pour refus de l’idolâtrie, qui sont à l’origine de la construction de l’abbaye à l’époque carolingienne. Laquelle subit ensuite beaucoup de destructions au cours des siècles suivants : pillages des Normands, guerre de Cent ans, guerres de religions notamment.

C’est Prosper Mérimée, jeune inspecteur des monuments historiques qui classe l’église en 1836 et entreprend de sauver les fresques, un combat d’une vie contre l’habitude d’alors de restaurer en repeignant. La dernière campagne de restauration, achevée en 2008, a vu l’élimination complète des repeints anciens et des autres ajouts qui défiguraient les murs, la voûte et les colonnes.

Le résultat est extraordinaire : une douce lumière dorée emplit la nef. Mises en valeur par l’admirable pureté de l’architecture, les peintures de la voûte se déroulent à plus de 16m de hauteur sur une superficie de 412 m². On est frappé par les différentes tonalités ocre des colonnes supportant la voûte. Dans le bas-côté droit on voit les fresques de sa partie gauche où l’on reconnaît notamment les scènes suivantes :

  • création de la femme – Eve et le serpent – meurtre d’Abel et malédiction de Caïn. La célébrissime arche de Noé pendant le déluge - Dieu bénit la famille de Noé sortant de l’arche … De l’autre côté, ce polisson de Noé est encore à l’honneur : Noé s’enivre en dansant– Noé maudit Chanaan- construction de la tour de Babel..

À cette occasion, nous avons été informés des techniques de la peinture murale : a fresco (fresques) ou a secco (peintures)

N’hésitez pas à faire le voyage !

Jacques et Nicole

26.10.2018

Bons baisers de Notre-Dame des Fontaines

Nous avions découvert ce sanctuaire il y a une trentaine d’années, à l’occasion d’une balade dans la vallée des Merveilles.

Il s’agit d’une petite chapelle, perdue dans les montagnes du Mercantour, près de la frontière avec l’Italie. Nous avions été émerveillés par la beauté de ses fresques et épouvantés par l’état d’abandon de ces chefs-d’œuvre.

Profitant d’un séjour sur la Côte d’Azur en ce magnifique mois de septembre, nous y sommes revenus et… émerveillés par la réhabilitation du sanctuaire et de ses fresques. Conjointement, la ville de la Brigue et la grande ville de Nice se sont associées pour nous permettre de continuer à admirer ces chefs-d’œuvre d’il y a plusieurs siècles.

 La chapelle est bâtie dans une gorge sauvage, au-dessus de 7 sources intermittentes , d’où son nom. Elle abrite donc des fresques exceptionnelles , désormais bien conservées après restauration. Celles du chœur, les plus anciennes, dues à Jean Balaison, représentent la Vierge et les évangélistes. Les autres peintures de 1492 (découverte de l’Amérique…) sont de Jean Canavesio et retracent les événements importants de l’Évangile, traités avec vigueur et un surréalisme parfois saisissant. On remarque surtout le Judas Pendu, d’un réalisme effrayant.

Le site est accessible en belle saison. Si vous en avez l’occasion, il vaut le voyage.

Jacques et Nicole

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21.09.2018

Bons baisers de la Fiera di U vinu de Luri

Luri au nord du Cap Corse est un ensemble de 18 hameaux situés dans la vallée éponyme. Les 7 et 8 juillet dernier on y a célébré la 29e édition de la fête du vin et en même temps les 25 ans de l’AOP Muscat du cap Corse.

Ce fut un grand succès, à la fois sur le plan de la gastronomie, de l’œnologie et de la convivialité en suivant les ateliers dégustation : gastronomie – œnologie – pâtisserie (Master class en franglais…)

Pour la gastronomie un grand chef étoilé Joël Garault, qui a dirigé de grandes tables à Monaco, est sorti de sa retraite pour cuisiner des huîtres de Diana puis de l’agneau de lait avec… du Muscat du Cap ! Le chef, avec des épinards, de l’ail frais, du fenouil, du cédrat confit, de l’oignon, a conquis les papilles d’un public ravi .

Sur le plan œnologie la "Tasting team" (association de sommeliers Corse et de Paris Île-de-France) nous a initiés à la dégustation des crus en sollicitant les muqueuses. "Sentir, agiter le produit en bouche lui donnera un effet aérien" explique Sophie Mirande, maître sommelier de France, en soulignant que 500 arômes classés en 7 familles ont été définis pour les vins !!! (on se souvient de la célèbre cuvée de Beaujolais au goût de banane !)

Le palmarès du concours régional des vins 2018 a permis de récompenser divers vignerons de l’île de Beauté et nous a confirmé dans l’excellence de ce vignoble. Nous en avons profité pour ramener sur le continent trois caisses de notre vin blanc, préféré : le clos Nicrosi du cap Corse, que nous sommes allés chercher à la propriété.

Nous espérons revenir pour la 30e édition…

À votre santé !

Jacques et Nicole