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Activités Arvem

  • Journée à Amiens

    Nous étions tous à l'heure au rendez-vous matinal pour rejoindre l'autocar et son chauffeur, retrouvé avec un énorme plaisir, perdu de vue depuis tous ces mois passés si particuliers .

    Partis sur une route sans encombre, pour sensibiliser l'équipage, quelques informations sont données sur la ville qui nous attend.

    Les hortillonnages ou "jardins flottants"

    Nous arrivons à "La maison des hortillonnages" située sur un quai garni de touristes, mais plusieurs barques de 12 places sont sollicitées pour un circuit d'une heure environ sur "les rieux", découvrir cet espace naturel où les parcelles autrefois étaient maraichères, sont de nos jours transformées en majorité en jardins fleuris, quelques maisons cabanes  souvent cachées où les propriétaires décorent de façons rigolotes leurs propriétés avec des sujets animaliers ou humains, qui au passage  font sourire, mais ne surprennent plus les hérons et canards aperçus  séjournant  paisiblement en ces lieux si calmes...

    paris,amiensPromenade dans la verdure aux multiples arbres souvent anciens si on en juge par leurs hauteurs impressionnantes et leurs troncs  volumineux, des saules pleureurs que l'on caresse au passage. Aux virages le paysage change, après une voute  très feuillue, les yeux se portent sur des bordures fleuries, le regard attiré par une belle pelouse avec ses gros bouquets colorés, un épouvantail  ou par hasard une culture d'artichauts  entre-autres et tout cela  avec même pas le bruit d'un clapotis !

    Cette promenade reposante, d'une douceur totale est très appréciable pour affronter la température élevée annoncée, mais il faut quitter ce dépaysement, reprendre l'autocar afin d'être déposés vers la cathédrale .

    La cathédrale

    Une conférencière nous accueille pour nous présenter passionnément la naissance de cette construction, la plus grande de France. Placés  devant la façade, tout nous est expliqué sur d'innombrables personnages sur lesquels parfois, on peut apercevoir encore quelques traces de couleurs puisqu'il étaient  autrefois peints. Détails des portails, en soubassements des scènes sculptées sur les vices et vertus représentées que par des femmes.... Les  3 portails nous sont expliqués ainsi que la partie supérieure dont la galerie des rois.

    paris,amiensPuis nous entrons à l'intérieur surprenant par son espace  important et sa luminosité grâce à ses nombreuses ouvertures. La chaire blanche et or surmontée d'un immense ange  le tout fraichement restauré. Quelques beaux vitraux subsistent. Admirons le long du transept  plusieurs hauts reliefs en pierre polychrome  représentant des scènes du XVI e siècle, finement travaillées dans les expressions, les gestes, les tissus drapés, c'est une splendeur! Admiration totale pour tous ces artistes de l'époque !

    Avant de sortir, un regard sur les  2 gisants en bronze destinés aux 2 évêques fondateurs du XIIIe siècle.

    Une visite  impressionnante qui fit que le temps passa plus  vite que prévu !

    L'heure du réconfort

    Le restaurant choisi se trouve sur le quai de la Somme où de nombreuses terrasses côte à côte occupées animent l'endroit. Il fait très chaud et nous apprécions cet épisode de repos au frais.

    Bien accueillis malgré le retard, ce n'est pas contre la montre , mais pas très éloigné, pour un service  rapide des spécialités picardes.

    L'après-midi , la ville

    C'est presque en courant que nous prenons le petit train touristique qui nous attend. Il a bien failli partir sans nous, mais nous le remplissons  à nous seuls ! Alors !

    paris,amiensUne fois assis sur les banquettes  ultra chaudes, serrés les uns contre les autres, nous faisons un grand tour dans la ville, découvrir ses différences avec des commentaires assurés, conseillez à regarder à gauche, à droite, lever les yeux, malgré l'avancement lent c'est souvent trop rapide pour bien  suivre et tout voir... Si à pied il est plus efficace de visiter, là au moins, par la forte chaleur, tranquillement assis, pas de fatigue supplémentaire, se laisser emporter est l'avantage.

    À Amiens, la "Fête des rues"  est une tradition. Discrètement nous avons aperçu de ci de là des déguisements, des artistes de cirque, entendu de la musique.

    Le retour

    Après le train, il nous faut retrouver l'autocar. Guidés par notre chauffeur venu  nous chercher en vélo pour nous indiquer le chemin, car se garer à Amiens n'est pas simple et pour les gros véhicules c'est compliqué !

    À mi parcours, un arrêt sur l'autoroute s'impose pour soulager les pauvres voyageurs assoiffés, récupérer des boissons fraîches ou des glaces fort attirantes... Enfin reprise de la route sans problème, au sortir du périphérique notre chauffeur, comme toujours bien attentionné, fera plusieurs arrêts pour faciliter le mieux possible la rentrée chez eux des participants.

    Conclusion

    Une excellente journée qui restera j'en suis certaine en mémoire par sa diversité, sa découverte aussi agréable qu'émotionnelle. Je ne crois pas me tromper en disant que ce sentiment est partagé !

    Ninette

  • Week end 18 et 19 juin

    ARVEM a fait fort ce week-end écoulé écoulé  (18 et 19 juin) en nous proposant des divertissements fort agréables.

    AMIENS

    D'abord, samedi matin, malgré l'heure tôtive de départ, nous étions toutes et tous ravis de retrouver notre "vieux complice" Dominique, redevenu autocariste pour l'occasion, qui nous a donc accompagnés à Amiens, où nous avons passé une chouette journée, malgré les fortes chaleurs : balade en barque au milieu des hortillonnages, ces jardins flottants ; puis visite de la magnifique cathédrale, commentée par des conférencières passionnées (2 groupes); et pour terminer cette matinée en beauté, un délicieux repas nous attendait au restaurant "Le 31", avec une équipe de serveuses et de serveurs au top ! L'après-midi, avec une température aux alentours de 36/37° s'est déroulée à bord du petit train touristique, qui effectue un tour de la ville  permettant de découvrir les principales curiosités. Puis ce fut le retour et grâce à la conduite très sage de Dominique nous avons rejoint la capitale sans encombre.  

    Théâtre La Bruyère "AIME COMME MARQUISE

    Ensuite dimanche, rendez-vous au théâtre La Bruyère, pour assister à la pièce "Aime comme Marquise" : originale car chacun(e) des comédien(ne)s jouent plusieurs personnages. Jeu remarquable des 2 actrices et des 2 acteurs; distrayante, évoquant le siècle de Louis XIV et les auteurs tels Molière, Corneille, Racine... Une vraie réussite ! "  

    AnnickB

  • Discussion "Viollet-le-duc"

    paris,viollet-le-ducEugène Viollet-le-Duc

    Nous nous sommes penchés sur cet homme célèbre avant d'admirer son travail dans la cathédrale d'Amiens, notre prochaine excursion.

    Il est né à Paris le 24 janvier 1814, très jeune il est passionné pour le dessin et par l'architecture. Son père était conservateur des résidences royales

    Sa mère tenait un salon  d'intellectuels dont Stendhal et bien d'autres, il vit dans un milieu aisé, mais en 1832 sa mère décède du choléra

    1834  Refusant" l’École des Beaux Arts" il devient professeur suppléant à la" Petite École  Nationale des Arts Décoratifs"

    1835  Payé par ses dessins, il fait un voyage au Mont-Saint-Michel

    1836 Il vend l'aquarelle "Banquet des dames aux Tuileries" au roi Louis Philippe et s'offre un voyage en Italie. Un jour il a fait la connaissance de Prosper Mérimée, inspecteur des Monuments Historiques

    1840 Grâce à Mérimée il va restaurer à Vezelay,  la basilique romane incendiée et en ruine . C'est la 1ere grande entreprise à 26 ans !

    1842 Les obsèques du Duc d'Orléans à Notre Dame de Paris alors en mauvais état, incite Louis Philippe à organiser un concours pour sa restauration (à savoir qu'en 1831  le livre de Victor Hugo " Notre Dame de Paris"a sensibilisé le public)

    1843 Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet-le-Duc gagnent le concours et la restauration s'en suivra. À Notre Dame sur la façade dans "la galerie des Rois" (Rois d'Israël et de Juda ancêtres de la Vierge) on cherche  Viollet-le-Duc parmi ces rois (le 8eme en partant de la gauche) et Lassus y figure également.

    À la base et autour de la flèche se trouvent 12 apôtres. Eugène représente Saint-Thomas tenant la règle d'architecte où est inscrit NON AMPLIUS DUBITO  traduction : "Je ne doute plus" Les apôtres en cuivre mesurent 3,40 m de haut et pèsent 150 kg.

    1846 restauration de Saint-Denis

    1849 Eugène tombe malade du choléra mais il en guérit et poursuit bien d'autres chantiers comme  en 1853 Carcassonne, le Mont-Saint-Michel,

    Clermont-Ferrand, Roquetaille en Gironde  1858 Pierrefonds plus moyenâgeux que moyenâgeux, la Sainte Chapelle, Amiens  entre autres.......

    À Amiens nous remarquerons la balustrade ," la galerie des Sonneurs" sur  la façade au-dessus du portail polychromé.

    1870 -1871 Il veut diriger la restauration des fortifications de Paris, condamné par la Commune, il se réfugie à Lausanne où il fera la restauration de  la cathédrale Notre Dame jusqu'en 1872.

    1879 Il décède à Lausanne où il est enterré.

    Supplément d'information sur cette période

    Pierrefonds est à côté de Compiègne où l'Impératrice Eugénie organisait des  "séries" pour distraire l'intelligentsia  de l'époque. Eugène était éventuellement souffleur lors de pièce de théâtre et Mérimée proposa une dictée¨.

    Nous avons eu le plaisir de nous épancher sur ce texte avec des interrogations sur les pièges et les changements d'écriture d'orthographe survenus en 1990 ! Par une simple lecture nous n'avons pas trop séché !

     Ninette

     

     

  • Expo "Charles Ray"

    Nous avons rendez-vous, avec Charles Ray, au musée Centre Pompidou, où une dizaine de ses œuvres sont exposées.  Une autre exposition, simultanée, à lieu à la Bourse du Commerce - Pinault Collection, avec une vingtaine d’autres sculptures. 

    Le lieu de la "réception" définit, tout de même un peu, le style de l’artiste : contemporain. Mais toujours curieuse, j’y vais. La guide, nous informe, que l’artiste était présent au vernissage, ce qui permit certaines explications bien particulières. 

    Dès l’entrée en salle, une voiture, complètement défoncée, réalisée en fibre de verre peinte de gris. C’est un modèle Pontiac accidentée (Unpainted Sculpture, 1997). D’après l’auteur cela correspond au "temps qui s’arrête". La voiture fut "découpée", pour être réalisée en fibre de verre, par "tranche" puis "remontée". 

    À proximité, un "Self portrait", grandeur nature, en fibre de verre peinte, vêtements, lunettes, cheveux synthétiques, en verre et métal. Je n’ai jamais vu un artiste, réaliser sa propre sculpture, certes… j’ai encore beaucoup de choses à voir ! Pas mal le monsieur, mais je lui préfère son chapeau, et surtout ses lunettes (rare sur le nez d’une sculpture) ! 

    Un peu plus loin, "Portrait of the artist’s Mother", une femme allongée, soutenant sa tête, semble se reposer. Elle est plus grande que nature. Ses yeux sont peints, ainsi que de grandes fleurs sur le corps. Surprise comme beaucoup d’entre nous… elle fut réalisée dans l'atelier de l'artiste, en papier "fait main". Matière à la fois malléable et résistante pour permettre un rendu du détail des œuvres. L’ensemble pèse 9 kg. Charles Ray précisa : "Je suis sculpteur de métier, mais la nuit je dessine des fleurs afin de laisser libre cours à mon amour de la couleur. Comme des fleurs sauvages dans un pré, ces dessins viennent d'eux-mêmes."

    Un mannequin, (Fall ’91, créée en 1992), agrandit à 30 %, d’une hauteur de 2,05 m, en fibre de verre peinte, cheveux synthétiques, vêtements et bijoux, en verre et métal, elle pèse 90 kg. Nous n’avons pas pu résister au plaisir de comparer l’une d’entre nous, à ses côtés… il n’y a que la jupe qui dépareille… et la taille ! Chacun sa préférence, pour son mannequin ! 

    Puis nous arrivons, devant "Shoe Tie, 2012" en Acier inoxydable. Il s’agit d’un homme, accroupit, il lace sa chaussure droite. Je ne vois pas la chaussure… ni même son pantalon ! J’ai oublié de vous préciser, qu’il a emprunté le costume d’Adam… Quant à Charles Ray il dira à propos de cette sculpture : "Un matin, sur le chemin, alors que je refaisais mes lacets dans l'obscurité, je me disais que si un fantôme devait lacer sa chaussure, il n'aurait pas besoin d'avoir une chaussure. Je ne crois pas aux fantômes, mais la logique de cette idée m'est restée. Finalement, j'ai perçu ce geste comme une sculpture." Témoignage, qui montre que la "parole" de l’artiste change tout ! 

    En suivant notre chemin on tombe face à face, avec toute une famille… composée de 2 adultes, une fillette et un garçon. Ils ont tous, sensiblement la même taille, agrandie pour les enfants et diminuée pour les parents, mais aux proportions correctes. 

    La nudité accentuée et la taille des personnages, me semble… juste un peu bizarre !

    À proximité, un tronc d’arbre couché (Hinoki, 2007), je ne crois, qu’il soit ici, pour permettre le repos, des visiteurs fatigués…  Charles Ray aurait repéré un chêne mort dans un champ de Californie, Il décida de le représenter, mais en cyprès japonais. "C'est une image, que vous regardez, ce n'est pas un arbre." Précisa-t-il, lors du vernissage... 

    Toujours est-il, qu’un tronc de cette taille, ne pouvait suivre le chemin habituel des œuvres pour parvenir dans la salle du Centre Pompidou. Qu’à cela ne tienne ! Le transport releva de l'exploit, la sculpture fut montée par une grue, nous précisa la guide. 

    Tout aussi surprenant… Les bateaux mis en bouteille, par des maquettistes, c’est courant. Mais un artiste mettre lui-même sa miniature, en bouteille ! cela n’est pas fréquent…. Seule information, la sculpture fut réalisée en fibre de verre, avant la bouteille. Mais là encore cela interpelle, par quelle "magie" technologique le personnage pénètre dans la bouteille ?  L’auteur n’a rien dévoilé à ce sujet, lors du vernissage, alors mystère !

    Charles Ray, change souvent de technique et de matériaux. Fibre de verre, aluminium peint, papier, cire perdue, acier inoxydable. ….  La guide y revient souvent, lors de la visite.  Après ce petit tour, dix œuvres, c’est rapide, malgré 1h30, du savoir de la guide qui sut retenir toute mon attention, pour un contemporain ! C’est certainement cela qui m’a le plus intéressé…. Je reconnais que ces statuts en acier inoxydable rendent un effet curieux, ce qui a attiré, et bien plu à mon œil profane. … 

    Arletteck

    paris,exposition,ray

    ©2022by ArletteCk

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  • Programme juin 2022

    Scrabble, bridge

    • Lundi 13, 20, 27 juin & 4 juillet à 18h30

    Tarot

    • Lundi 13 juin à 18h15
    • Lundi 20 & 27 juin à 18h30
    • Samedi 4 juin à 10h30

    Samedi 4 juin à 14h30

    • Discussion de Jean-Paul : Viollet-le-duc

    Samedi 12 juin à 10h30

    • Promenade commentée par Ania "Le Marais"

    Lundi 13 juin à 18h

    • Atelier d'écriture par MartineC

    Samedi 18 juin à 7h30

    • Promenade en car : Amiens

    Dimanche 19 juin à 15h30

    • Théâtre La Bruyère "Aime comme Marquise"

    Mardi 21 juin à 18h30

    • Billard américain

    Vendredi 24 juin à 18h45

    • Dîner chez Tea Melodie

    Samedi 2 juillet à 9h15

    • Journée randonnée à St-Germain-en-Laye

     

  • Discussion "Rosa Bonheur"

    paris,rosa bonheurLa peintre animalière

    Rosalie est née à Bordeaux en 1822. Son père Oscar Raymond, peintre, sa mère  Sophie donne dans la musique et la couture. Elle a eu 2 frères et 1 sœur. A Bordeaux la famille connaît Goya, Rosalie bercée dans le milieu artistique sera en quelque sorte élève auprès de son père.

    En 1832 le père vient seul à Paris, se retrouve dans une maison communautaire( Phalanstère) rue  de Ménilmontant, devient St- Simonien sorte de secte, où patrons , ouvriers ensemble s'adonnent  aux travaux manuels, chantent des cantiques, les adhérents sont contre la lutte des classes, contre le hiérarchie en opposition à la doctrine  de Marx.

    Sa femme élève donc seule ses enfants avec des difficultés, ils viendront tous à Paris, mais en 1833 elle décède soit par épuisement ou du choléra qui fit 12000 morts à Paris.

    Rosa se retrouve près de son père, le saint-simonisme l'influence-t-elle?

    La source d'inspiration

    La lecture de l'écrivain Lamennais qui pense que " les animaux ont une âme" imprègne Rosa sur le fait que l'animal représente une forme de liberté. Elle va peindre surtout des animaux par dizaines ( vaches, veaux, moutons , brebis, chevaux, chien ....)

    A 14 ans elle sera nommée "chevalier du Temple"  par une cérémonie contre les privilèges, pour le progrès et la liberté ( est-ce pour cela qu'elle n'a jamais voulu être sous l'emprise masculine ?).

    A 15 ans elle fait le portrait de Nathalie Micas sa copine qui le sera jusqu'à sa mort. Plus tard  elle monte un atelier avec Nathalie qui peint également. Le voisinage intrigué nomme l'endroit " la maison des sorcières".

    Évolution

    1842 Elle commence à peindre sur place les animaux dans les abattoirs. Pour cela elle sollicite l'autorisation de porter le pantalon plus pratique  que la jupe longue; auprès du préfet il faut demander " le permis de travestissement" renouvelable tous les 6 mois.

    Les Salons d'expositions

    Lieux obligatoires pour se faire connaître, trouver des acheteurs. Elle voyage dans la campagne, dans les provinces de France pour y peindre différents animaux dans des positions diverses. Elle est allée aussi en Angleterre, Allemagne. Elle sculpte également la terre cuite, les peintures sont parfois vendues aux anglais. Petit à petit elle va devenir célèbre.

    Des années importantes : récompenses

    1848 Elle reçoit la médaille d'or du Salon. Elle va acquérir une propriété, mais c'est aussi la date de la mort de son père.

    1849 Elle présente le splendide tableau "Labourage nivernais" dit "Sombrage" (qui se trouve au Musée d'Orsay) période où elle vit avec Nathalie et sa mère

    1851 Première étude du "Marché au chevaux", terminé il est exposé dans différentes villes pour être définitivement placé au Muséum of art de New York, plusieurs années après.

    1859 A 37 ans elle achète By, poursuit sa vie avec ses 2 amies, adopte de nombreux animaux jusqu'à avoir une lionne. Certains seront empaillés.

    1860 Elle va en Angleterre  présentée à la reine Victoria, rencontre Sir Edwin Landseer peintre anglais connu qu'elle a failli épouser?

    1865 Elle reçoit des mains de l'impératrice Eugénie "La légion d'Honneur". C'est la première femme artiste à être ainsi honorée .

    1867 A l'exposition Universelle elle est critiquée, ses peintures imitent les peintures anglaises.

    1870 La guerre

    Les allemands envahissent la France, elle est à By et veut organiser une milice. Le maire n'est pas d'accord " on ne se prend pas pour Jeanne d'Arc" . Elle aide les habitants sur la plan alimentaire. Décès de la mère Micas, enterrée au Père Lachaise

    1889 C"est le président Sadi Carnot qui lui remet "La Croix de la Légion d'Honneur". Mais  Le 21 juin Nathalie décède...

    Autre vie

    Une autre amie  Anna Klumpke américaine peintre remplace Nathalie. Elle fait la connaissance de William Cody " Buffalo Bill  venu à l'exposition de Paris, Rosa est prise de passion pour les indiens. Il va lui donner un cheval" nommé Margot"

    La fin  A 77 ans elle meurt, est enterrée  avec la famille Micas 74eme division au Père Lachaise. Sur la tombe on peut lire "Officier de la Légion d'Honneur" "L'amitié est une affection divine".

    Anna légataire universelle vendra beaucoup des ses œuvres.

    Ninette

  • Missions étrangères de Paris "Son jardin"

    Balade dans un petit jardin (privé !) de les Missions Étrangères, en plein centre de Paris….

    Bizarre, ce jardin, ne m’est pas inconnu. Déjà visité, lors d’une précédente exposition…

    Mais cette première visite n’avait pas attiré ma curiosité à ce point !

    En tant que "petit" jardin, à la française, il a tout de même une superficie de 1000 m2. Il fut dessiné en 1663 par un disciple de Le Notre, (le "jardinier" de Louis XIV !). Le plan n’a, pratiquement, jamais été modifier, même si quelques stèles ont été installées au fils des années.  

    Jardin privé, parce que, vue de la rue, rien ne laisse penser qu’il existe. De plus, le jardin n’est ouvert au public, que lors : des Journée Européenne du Patrimoine, et des Journée des Jardins.

    Jardin privé, aussi, parce qu’il appartient aux Missions Étrangères de Paris depuis 1684, et qu’il est caché derrière les logis des séminaires de celle-ci. Et de surcroit, pour y accéder il faut tout d’abord traverser le hall de ce bâtiment. 

    Mais avant même cela, il faut franchir le portail, ce qui ne peut se faire qu’en suivant un guide…. 

    Bref, on l’a bien compris : c’est privé !!! 

    À l’entrée du jardin, un cadran solaire, des fois, que le temps ait son importance ! 

    Il date de 1737, C’est une méridienne dont les traces sont orientées vers l’occident, gravées sur un muret en pierre. Le soleil, étant au rendez-vous, l’heure "définie" est 14 h 30.

    Une fois arrivé dans le jardin, un superbe concert de "Coucou-Cuicui", en sol majeur, nous accueille. Ignorante en la matière, je ne saurais dire qui mène l’orchestre ! Rien ne trouble celui-ci, bien que les bâtisses de la ville l’entourent. Et parmi celles-ci, mitoyenne, celle du 118 rue du Bac, dont les fenêtres ont un regard sur ce jardin. 

    Chateaubriand, y demeura en 1838 et y est mort en juillet 1848 et y trouva quelques inspirations… 

    "En traçant ces derniers mots, le 16 novembre 1841, ma fenêtre, qui donne à l’ouest sur les jardins des Missions étrangères, est ouverte : il est six heures du matin … " — Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe.

    À l’intérieur du jardin, un chemin déambule, devant différentes curiosités. Chacune commémore un évènement relatif aux missionnaires. 

    L’oratoire : Les aspirants aux Missions étrangères s'y réunissaient chaque soir pendant un mois et prier pour les missionnaires qui venaient de partir. À cette occasion un cierge sur lequel étaient inscrits les noms des partants, était allumé. Cette tradition remonte au naufrage du Mercedes en mer de Chine en 1860, où huit missionnaires trouvèrent la mort. De plus dans cet oratoire, autour de la statue de la Vierge, figurent les noms de divers missionnaires canonisés en particulier par Jean-Paul II. 

    Stèle coréenne. Située près de l’oratoire la stèle coréenne offerte par la cathédrale de Séoul à l’occasion de la canonisation des martyrs de Corée en 2003. La stèle porte les noms des martyrs, elle est soutenue par une tortue, qui symbolise la terre et la longévité, Elle est couronnée d’un chapeau avec deux dragons, symbolisant le ciel. La stèle représente l’union de la Terre et du Ciel dans l’Homme. 

    À proximité, une plaque informe, sa raison d’être. Elle est accompagnée d’une lanterne de pierre, et d’une inscription votive.

    La cloche chinoise : offerte en 1858 par le contre-amiral Charles Rigault de Genouilly au nom du corps français à Canton. Elle a été placée dans le jardin en 1873. Elle porte une inscription chinoise disant qu’elle était dédiée à Kouan-in, déesse bouddhique de la miséricorde en 1721. 

    À part ces stèles, 4 statuts en bronze, ont leur place dans le jardin, elles représentent, le Christ en Croix, le Sacré-Cœur, (dévotion à Jésus), Saint Pierre, et Saint-Joseph. 

    Ce jardin détient aussi un autre trésor… Il est planté de nombreuses essences rares, rapportées par les missionnaires en voyage au bout du monde. Sans oublier des abeilles qui y ont quelques royaumes… 

    Au XXe siècle, certaines plantes exotiques découvertes par le père Jean-Marie Delavay mort en Chine le 31 décembre 1895, botaniste de plantes en Chine, sont ajoutées au jardin. Ce missionnaire avait rassemblé une des collections botaniques les plus importantes de la fin du XIXe siècle, dans une région limitée du Yunnan.   

    Plusieurs autres missionnaires botanistes en Asie, offrent une variété de plantes, comme les rosiers Soulieana, Moyesii ou Roxburghii...et bien d’autres encore

    Cependant, mes connaissances, en botanique, tout comme le concert, "Coucou Cuicui" sont peu fertiles…. Alors je me fais la promesse d’y retourner lors des portes ouvertes….

    En attendant, je regarde, je respire, et j’écoute…

    Et puis, en quittant ce "petit" jardin, je jette un coup d’œil sur la méridienne. Son ombre est plus courte …. Oui, le temps passe trop vite. ! 

    Arletteck

    paris

    ©2021by ArletteCk

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