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paris

  • Film "Jane par Charlotte"

    Un dialogue, des troubles, des confessions entre une fille, Charlotte Gainsbourg, et sa mère Jane BI. Une puissante émotion s’en dégage.

    Le spectateur partage ce moment intense avec elles et Joe - fille cadette de Charlotte -, avec Jacques, Lou, Yvan et leurs fantômes dont Kate, John, Serge et cætera. Elles se livrent dans leur plus stricte intimité.

    Âmes sensibles, attention : ce film est de "l’alcool à l’état pur".  Je suis sortie de la salle ivre d’émotions tant ce reportage est beau, juste, bouleversant.

    Un chant d’Amour partagé d’une Maman et Son Ange.

    Je n’en attendais pas moins de cette grande famille virtuose tant en musique qu’en cinéma.

    MartineC

  • 2 - discussion "Résistance et collaboration"

    Collaboration : Gabrielle Chanel

    Elle est née le 19 août 1883 à Saumur. En 1895 sa mère décède alors, à 12 ans elle aurait été déposée par son père à l'abbaye d'Aubazine en Corrèze ou chez ses tantes à Thiers où elle aurait été domestique (selon les diverses sources).

    À 18 ans elle va chanter à Moulins à la Rotonde , prend le surnom de Coco qu viendrait soit de la chanson "Qui qu'a vu Coco au Trocadéro" ou Cocotte (certes cocotte lui va comme un gant) , puis à Vichy essaie de chanter à l'Alcazar, mais refusée devient "donneuse d'eau". Là elle rencontre Étienne Balsan riche héritier, le suit au château de Royallieu près de Compiègne où elle côtoie Boy Capel son grand amour.

    Sa réussite, ses  créations

    Les deux hommes lui permettent de s'installer à Paris où elle est modiste, couturière dans l'âme, se lance dans la création de mode, ouvre des boutiques à Paris, Deauville, Biarritz.

    1919 Capel meurt dans un accident de voiture près de Fréjus. Attristée , très démonstrative elle fait tendre sa chambre en noir...

    1921 Elle rencontre le Grand Duc Dimitri, un Russe  et grâce à ses relations contacte le chimiste Ernest Baux créateur de parfums exotiques . Coco y met "sa touche" pour créer le 22 et le 5 qui l'enthousiasme.

    Des liens se tissent avec l'aristocratie , et des femmes russes travaillent dans ses différentes maisons.

    Après l'épisode russe, grâce au Duc de Westminster, elle fréquente l'aristocratie anglaise.

    Arrive la guerre

    Elle s'installe au Ritz avec son amant espion allemand Von Dinklage  avec qui elle fait des voyages, Madrid,  Berlin, ils  jouent les "agents d'influence" au service des Allemands comme  pour "l'Opération Modelhut" ("chapeau de couture") à Madrid pensant rencontrer Churchill, afin que les Anglais s'arrangent avec les Allemands pour faire une paix séparée à l'Ouest.

    Elle effectue un voyage à Berlin pour essayer d'agencer cette affaire qui sera un échec. Elle est cataloguée agent "F 7124 code Westminster".

    1944 Vivant au Ritz à la Libération, en septembre, elle est arrêtée quelques heures, interrogée, libérée sans doute grâce à l'Ambassade anglaise soutenue par Churchill. Elle se réfugie en Suisse.

    Son retour

    1953 À Paris re-ouvre sa maison de couture, réalise une collection, c'est un échec, suivront d'autres plus appréciées.

    1956 Grand succès du tailleur en tweed

    1971 Le dimanche 10 janvier à 87 ans elle décède. Jour de repos bien choisi pour une travailleuse acharnée .

    Ninette

    Suite du texte le jeudi 27 janvier 2022

  • Lire "La passion de la fraternité. Beethoven " Eric Orsenna

    paris,beethovenOn comprend mieux, après la lecture de  ce livre, que le 29 mars 1827 parmi les trente mille Viennois qui portent en terre ce génie de la musique aucune personne de la Cour ni représentant de l'Empereur ne sont présents.

    Toujours se souvenir qu'avant de quitter ce monde en plein cœur d'un orage (quel symbole !) Ludwig von Beethoven nous aura parmi cent chefs d’œuvre légué son Hymne à la joie.

    Eric Orsenna, au style alerte, nous aide à nous remémorer la vie parfois difficile de ce génial musicien, qu'il compare à l'albatros de Baudelaire tant il était gauche dans la vie courante mais génial dans son art.

    Un livre à ne pas manquer

    Jean-Paul

     

  • Expo " Ilya Répine"

    Voyage au pays de Ilya Répine (1844-1930)

    Grand peintre russe, il est passé dans les oubliettes pendant un certain temps, puis il surgit… Toute première rétrospective française, au Petit Palais, ses toiles soulèvent légèrement son œuvre. Près de 100 tableaux, ont fait le voyage, entre Saint-Pétersbourg et Paris, pour permettre cette rencontre. Pourtant, il en restera (bien dommage) juste quelques-uns que notre mémoire qui sélectionne tout, automatiquement.

    Dans la première salle, tout de suite le regard est attiré, à ne plus voir autre chose que cette toile, gigantesque (presque 3m de long), scène où des hommes, tirent de toute leur force un bateau. Le tableau est nommé "Les Bateliers de la Volga". Une sensation sombre et dure de la souffrance de labeur, en contradiction avec la luminosité de la peinture. Puis c’est au tour de l’oreille d’être attirée par la voix de la guide, non, ce n’est pas une histoire qu’elle conte, c’est une vie qu’elle raconte…. L’auteur par sa peinture, témoin historique, de "sa" Russie…

    Dans sa jeunesse Ilya Répine travaille comme peintre d’icônes, dans un atelier itinérant, en fonction des commandes. Très vite cette tâche ne le satisfait plus.

    Dès le début de son activité créatrice, il fait partie du mouvement des "Ambulants" (groupe d’artiste, dans les années 1860 qui au sein de l’Académie des Beaux-Arts de Saint Pétersbourg, cherche à mettre en avant la réalité de la vie du peuple).

    Répine, devient l’un des peintres importants du réalisme russe. Il passera quelques temps à Paris : Montmartre.

    Par la grandeur, de ses peintures (non seulement en taille !) Il devient notamment le peintre témoignant de la vie, et surtout de l’histoire de Russie. Les Cosaques Zaporogues écrivant une lettre au sultan ...... (1880-1891) dépasse les 3,50 mètres. Ce tableau retrace le fait historique, montrant des Cosaques Zaporogues rédigeant un courrier débordant de mépris et d'insultes, au sultan ottoman, lui refusant leur soutien.

    Le Visiteur inattendu représente la première réaction de la famille au retour d'exil d'un "narodnik" (groupe responsable de l’assassinat du Tsar Alexandre II). En 1884 Répine reçoit sa première "commande d'État" : il lui est proposé de peindre le tableau "Alexandre III recevant les doyens des cantons dans la cour du palais Petrovski à Moscou, grande peinture officielle (H. 3m, / 4,50). Le cadre, de ce tableau est orné des 25 blasons des subdivisions administratives de la Russie, ainsi que d’éléments décoratifs de ces régions.

    Répine fut aussi un grand portraitiste, près de 300 portraits, portent sa signature.

    Ses différents modèles : artistes, scientifiques, hommes politiques, femmes de la haute société… Il reçoit d’ailleurs de très nombreuses commandes. Marié et père, Il peint et repeint son épouse Verra, sa fille, son fils Iouri, qui sera peintre comme lui. Sans oublier les autoportraits, notamment avec Verra.  Ses amis, musiciens, acteurs, écrivains lui serviront aussi de modèle. Parmi eux, Léon Tolstoï, aussi bien un livre à la main, pieds nus, ou labourant, dont l’amitié ne fait que croitre, malgré leurs divergences, dans Tolstoï à travers les yeux d'Ilya Répine, plus d’une vingtaine de tableaux de Tolstoï, (plus croquis et dessins) sont de sa main. >

    Répine, illustrera un certain nombre de manuscrits de Tolstoï, mais pour d’autres auteurs aussi. 

    En 1899 Répine, et sa nouvelle compagne, Natalia Nordmann, s’installent à "Les Pénates", à Kuokkala, située dans le Grand-duché de Finlande, une partie de l'Empire russe, devenue indépendante en 1918, Répine est coupé de la Russie.

    Il finira ses jours en 1930, dans cette ville. En 1948, elle fut renommée Repino pour honorer le peintre Ilya Répine. Il ne reverra jamais sa Russie natale, malgré les sollicitations de l’URSS.

    Arletteck

    2021  12  EXPO  REPINE (1).jpg

    ©2021by Arletteck

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  • Documentaire "Rosy"

    Marine, 21  ans, est une promesse de bonheur. Quand, lors d’un marathon, elle perd momentanément la vue, elle consulte à l’hôpital, y passe une batterie d’examens pour s’entendre annoncer tout de go "vous êtes atteinte d’une sclérose en plaques". Le médecin sort de la chambre sans plus mot dire….

    Marine sait que les effets de cette maladie auto-immune neuro-dégénérative peuvent être ralentis par la médecine mais ne les soigne pas. Son état physique et mental se dégraderont inéluctablement. 

    Effondrée dans un premier temps, elle décide de partir à la recherche d’elle-même. Quitter toute amarre affective et matérielle pour voyager sac au dos en Nouvelle-Zélande (redécouvrir son corps), Birmanie (apaiser son esprit) et Mongolie (renouer avec son âme).

    Sa caméra ne la quitte pas et la suit tout au long de ses aventures. Elle plante sa tente dans des endroits improbables, pratique l’auto-stop attendant des heures sous la pluie, confie ses angoisses, sa solitude, sa fierté d’avoir crapahuté 40 km, ses belles rencontres, ses 12 journées de méditation. Et ce, sans le traitement prescrit par la médecine.

    Elle se surpasse jusqu’à l’épuisement mais avec grand humour. Et Marine se découvre, se sent invincible quoiqu’il arrive. "Elle", ce sera "Rosy". 

    Devant les beautés de la Nature, elle sait que les êtres ne sont pas éternels, mais la Nature se renouvelle éternellement. Alors, quoiqu’il arrive, elle profite pleinement du moment présent.

    Neuf mois plus tard, à son retour, accueillie chaleureusement par ses proches, elle rencontre le Pr FONTAINE – neurologue à la Pitié-Salpêtrière - qui met de côté ses nouvelles radiographies. 

    "Je ne soigne pas des photos, je soigne une jeune femme. Vivez, Rosie, vivez, profitez de la vie ! "

    Vivons ! Vivons ! Profitons du moment présent et de ce que la vie nous offre, tout cabossés sommes nous tous (à divers degrés).

    Ce documentaire (*), magnifiquement rendu par Rosy et son équipe de montage, est une profonde leçon de vie. 

    MartineC

    (*) Séances

    PS : J’ai revu hier le chef-d’œuvre de Stanley KUBRICK (1968) « 2001, l’Odyssée de l’espace », où l’être humain est un micro-point dans la nature qui, elle, est immortelle. La Vie est un éternel recommencement. Cette fiction a fait en moi écho avec le ressenti de Rosy.

  • Atelier écriture "Choisir un proverbe parmi 3 de Jean de La Fontaine et écrire un texte"

    Thème : Choisir un proverbe parmi 3 de Jean de La Fontaine et écrire un texte.

    • La grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf).
    • Rien ne sert de courir il faut partir à point. (Le lièvre et la tortue).
    • On a souvent besoin d’un plus petit que soi. (Le lion et le rat).

    Lire la suite

  • Lire "Souvenirs, souvenirs 2"

    paris,livreJ'avais beaucoup apprécié le premier volume des Mémoires de Catherine Nay. Ce second volume est de la même veine, il couvre les années 1995-2017 de l'élection de Jacques Chirac à celle d'Emmanuel Macron.

    Elle y dévoile les secrets de la  conquête du pouvoir de Jacques Chirac et s'intéresse aux personnalités complexes d'Alain Juppé, de Philippe Séguin et de Lionel Jospin.

    Puis elle se penche particulièrement sur Nicolas Sarkozy de son élection en 2007 à son échec en 2012 contre François Hollande. Elle le décrit avec maestria dans sa vie publique et dans sa vie privée.

    Un livre à recommander à tous ceux qu'interpelle l'Histoire récente.

     Jean-Paul

  • Film "West Side Story"

    À New York, sortant des décombres, renaissent deux gangs mythiques, les Jets et les Sharks. Soixante ans ont passé depuis la première version. Évidemment l’Amérique a changé, toujours le racisme, son image n’est plus la même, elle s’est ternie. Mais l’amour n’a ni frontières ni lois ; d’origine différente, chacun dans deux bandes rivales, deux amoureux cherchent à se rejoindre malgré la haine de chaque clan, l’un chez les Jets, l’autre chez les Sharts.

    Leurs rencontres très vives s’expriment entre chants et danses. Quel bonheur d’entendre les mélodies connues de "Maria et América" entre autres, je me suis retenue pour ne pas les accompagner. A travers des ballets très synchronisés les robes colorées virevoltent de bon cœur dans un rythme endiablé, ce qui donne vraiment plaisir à entrer dans la scène. Je note aussi le style très différent de ces robes pour chaque groupe.

    La violence répétée des deux clans gâche le plaisir de cette nouvelle version peut-être un peu trop longue.

    J’allais voir ce film tout en craignant une déception, c’est mi-figue mi-raisin. J’ai vu la première version à une époque différente, sous un autre regard.

    Annick D.