Ce 14 avril 2012 !... 14 et 15 avril 1912 !...
100 ans pile poil !
Si cela n'est pas être dans l'actualité !...
Cet anniversaire, tout le monde en a eu connaissance sur toutes les formes, par de nombreuses adaptations, films, reportages télé, livres, revues, presse relatant la tragédie du Titanic.
En cette réunion, nous avons donc reçu quelques précisions supplémentaires sur le déroulement de cette nuit, présentation du bâtiment, de l'équipage et son comportement afin de mieux comprendre le pourquoi de cette catastrophe, sans oublier des anecdotes plus légères pour soulager nos âmes sensibles.
La Belle Epoque, vers 1900, a vu naître "Les Claudines" de Colette, sous l'emprise de Willy son mari qui signait ses premiers écrits, et dont la forte personnalité débauchée lui faisait ombrage. Elle dut attendre qu'un de ses romans soit porté au théâtre pour se libérer... et être reconnue comme l'illustre écrivain renommé.
La Belle Epoque a vu aussi "la mise en route" du 1er Tour de France en plusieurs étapes. En 1903, Paris-Lyon-Marseille-Toulouse-Bordeaux-Nantes-Paris, avec les détails sur les conditions, les temps, les contrôles, les récompenses. Une organisation qui nous fit sourire, car bien éloignée de celle de nos jours.
La Belle Epoque a été celle des bandes parisiennes "des Apaches"; les bandes rivales "des Popincourt", "des Orteaux" menées par leurs chefs "Leca" et "Manda" qui ont animé nos quartiers XIe et XXe avec la fameuse Amélie Hélie "Casque d'Or".
(Avouez que vous auriez aimé connaître "Bibi la crème" de la bande du Richard Lenoir, et celui qui cherchait fortune à Montmartre)
Vous avez bien su retrouver leurs traces grâce aux chansons populaires reprises en chœur.
(On se serait cru dans un troquet de la rue de Lappe, et au cabaret du "Lapin Agile")
La Belle Époque fut aussi le témoin de la disparition de la Joconde.
Du jour au lendemain la Belle s'est envolée et disparut durant plus d'une année. Volée par un ouvrier italien vitrier, qui voulait soi-disant restituer la Dame à son pays.... Elle fut retrouvée lors d'une vente supposée, et honnêtement remise en sa demeure au Louvre. (Heureusement pour elle, après tant d'émotion, avec tous ces admirateurs qui l'entourent depuis tant d'années... elle n'a pas pris une ride !)
C'est depuis cette affaire, que vous remarquerez dans les musées, lors d'un tableau manquant, une étiquette qui indique son déplacement, son prêt éventuel pour une exposition.
La Belle Époque a connu bien d'autres évènements, mais le temps nous aurait manqué pour les relater. Ces 2 heures ont passé allègrement. Remonter le temps ne fut pas trop difficile, même si pour certains, les faits rappelèrent des récits des grands-parents et parents.
Nous étions persuadés du charme de La Belle Époque ?... Certes ! Mais un voile noir en a masqué son visage tout de même !
Enfin si on doit en garder le sourire... Que ce soit celui de la Joconde !
Ninette
Nous avons ouvert "le salon" comme autrefois et vous êtes venus nombreux pour écouter la vie de La Fontaine, cet homme qui nous a laissé tant de textes enchanteurs, et nous permet de retomber dans notre prime jeunesse lors de l'évocation de ces fameuses fables apprises sur les bancs de l'école.

Si nous avions écouté par le passé des exposés sur le destin de femmes célèbres, de caractère que ce soit dans le domaine artistique, littéraire, de la mode ou politique, par exemple, Sarah Bernhardt, George Sand, Coco Chanel, Marie-Antoinette ou Mata Hari, Joséphine ne correspond pas à ces profils, "seulement" femme de Napoléon, mais "sa bonne étoile" durant ses diverses campagnes.
En cette période tourmentée du début de l'été où le machisme français se révèle au grand jour, nous avons évoqué une femme libérée du 19e siècle, une femme peu ordinaire, écrivain, journaliste, engagée politiquement, républicaine soutenant les Révolutions de 1830 et 1848... J'ai nommé 

Tant de talent déployé dans cette jeune femme au caractère trempé, tant d'espoir et désespoir pour un unique amour, quelle déchéance pour cette artiste au coeur brisé, et cette abominable fin, délaissée jusqu'au dernier moment de sa vie. Tourmentée elle était, tourmentée demeura !