Nous avons ouvert "le salon" comme autrefois et vous êtes venus nombreux pour écouter la vie de La Fontaine, cet homme qui nous a laissé tant de textes enchanteurs, et nous permet de retomber dans notre prime jeunesse lors de l'évocation de ces fameuses fables apprises sur les bancs de l'école.
À la proposition de notre conférencier de nous donner la parole, en vue de quelques récitations, peu d'entre-nous ont eu le courage de dire connaître par cœur, une fable !
Mais personne ne sera lésé : chacun aura sous les yeux, les textes superbement décorés par les dessins de Benjamin Rabier, afin de suivre les orateurs volontaires ! (et sous surveillance contre les tricheries possibles ...)
Mais quel évènement ! L'union faisant la force, vous avez presque tous le nez en l'air, les yeux pétillants, repris en chœur les plus connues... Bravo ! (Autrement dit, "la trouille enfantine" de l'écolier(e) qui doit seul(e) réciter la leçon au maître et devant tous les copains, vous est revenue et empêchés de vous mettre en avant ! Qu'importe l'essentiel était de participer.)
Un grand coup de chapeau à notre M.J. nationale qui a formidablement conté l'histoire du meunier, son fils et l'âne ou la difficulté de contenter tout le monde, cette fable extrêmement longue, peu commune, et donnée sans hésitations. Un vrai morceau de bravoure qui nous laissa bouche bée !


Comme autrefois disais-je des écrits moins connus comme des contes ont été parcourus. Des lettres, des témoignages et des chansons ont illustré les faits importants de cette période du XVIIeme (Fouquet, les poisons, la guerre de Hollande... )
Là aussi, entraînés par l'accompagnement de guitare et synthétiseur, de mémoire nous avons fredonné des refrains chantés depuis longtemps.
Cette conférence n'ayant pas du tout le profil ultra sérieux qu'on imagine, nous a laissé le goût d'une réunion conviviale, chaleureuse, nous mettant l'eau à la bouche pour notre prochaine évasion à la campagne, vers la maison natale de l'auteur si inspiré, qui osa donner aux animaux, la parole, la pensée, soulevant les nombreux défauts "du genre supérieur" !
(En y réfléchissant) Pour rencontrer la sagesse
La philosophie ? La confesse ?
Ne cherchez pas l'impossible
Changez de cible,
Permettez un conseil
Source de merveilles,
Pour avoir l'âme sereine
Relisez les fables de La Fontaine !
Ninette
Si nous avions écouté par le passé des exposés sur le destin de femmes célèbres, de caractère que ce soit dans le domaine artistique, littéraire, de la mode ou politique, par exemple, Sarah Bernhardt, George Sand, Coco Chanel, Marie-Antoinette ou Mata Hari, Joséphine ne correspond pas à ces profils, "seulement" femme de Napoléon, mais "sa bonne étoile" durant ses diverses campagnes.
En cette période tourmentée du début de l'été où le machisme français se révèle au grand jour, nous avons évoqué une femme libérée du 19e siècle, une femme peu ordinaire, écrivain, journaliste, engagée politiquement, républicaine soutenant les Révolutions de 1830 et 1848... J'ai nommé 

Tant de talent déployé dans cette jeune femme au caractère trempé, tant d'espoir et désespoir pour un unique amour, quelle déchéance pour cette artiste au coeur brisé, et cette abominable fin, délaissée jusqu'au dernier moment de sa vie. Tourmentée elle était, tourmentée demeura !
Nous étions une "belle bande Arvemoise" "Bonnes Oreilles" pour défier "Tape Dur" "Va de Bon Cœur"... les cartouchiens et "Belle Humeur" Mandrin.
Pour alléger l'exposé et illustrer ces deux vies, notre troubadour interpréta des chansons, souvent reprises en chœur par nos compagnons, la mémoire subitement rafraîchie... Réconfortée, après tant de souffrance, la bande Arvemoise n'avait aucune envie de s'exposer dans l'indiscipline.