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Bloc-notes

  • Ma voisine

    Ma voisine

    Une grue, vous savez ce qu'est cet engin, mais avez-vous déjà vécu l'aventure de l'avoir comme voisine, un monument au plus proche plutôt intrigant comme horizon.

    Voici ce qui me passionne et que j'admire depuis quelques semaines, même si vous pensez que ce n'est pas spécialement romantique, ni agréable à regarder, loin d'être particulièrement jolie, pourtant elle me fascine, tout comme la vigne vierge qui en a rougi et perd ses feuilles maintenant !

    Naissance

    Déjà la construction m'a intriguée voyant arriver à l'aide d'un bras articulé (mais caché) des cubes de métal jaunes à croisillons posés sur un socle de plusieurs mètres de haut, composé de barres de béton superposées. J'ai pensé: Oh ! Là ! Mais qu'est-ce ? Et çà va être lourd !

    Puis une tour de métal est née, formée de ces cubes, haute environ de 12 à 13 étages, surmontée d'un bras perpendiculaire rouge et blanc où glisse un élément muni de câbles qui se balancent au moindre mouvement, et en son extrémité un gros bloc contre-poids. Bref, une grue telle que, sans doute,  que vous connaissez.

    Cette tour fait concurrence à la tour Eiffel que je vois au loin, sauf, qu'elle est à portée de mains, disons à 50m de chez moi et chaque jour elle se transforme.

    Aménagements

    Des échelles ont été placées de telle sorte à être accessible tout en haut par 2 ou 3 escaladeurs qui travaillent sur le bras, montent, descendent, comme de vrais acrobates jusqu'au jour où une cabine a été placée tout en haut et reçoit un ouvrier qui manœuvre le bras et la glissière avec ses câbles.

    Des ouvriers au bout de quelques temps se sont affairés auprès d'une autre petite cabine blanche qui grimpe à l'extérieur de la tour. La surprise passée, c'est donc un ascenseur me dis-je.

    Je découvre tout cette technologie et surtout ces hommes qui naviguent souvent dans le vide, enjambent, se contorsionnent, installent des éléments sur le bras... Mieux vaut ne ne avoir le vertige !

    À plusieurs ils vont régler cet ascenseur en sortent, rentrent ouvrent une porte vers un palier, je vois 7 paliers, une gymnastique étonnante car les équilibristes descendent à pied par les échelles et l'ascenseur redescend accroché par les câbles. Plutôt curieux! Sans doute des réglages !

    Avez-vous remarqué que le bras pivote sans doute  poussé par un vent si léger soit-il ? J'appréhende les vents forts (tempête Aurore)  et je n'ai pas fini d'être derrière une fenêtre pour voir les rondes de la demoiselle !

    Parfois son "nez" est tourné presque au-dessus de notre passage; comment ne pas être inquiète par cette intrusion impressionnante, alors que mon regard est attiré par la couleur du gilet du "pilote" dans son bocal, qui permet  aux câbles le transport de matériaux lourds,  intrusion sans parler du bruit intense , infernal depuis des mois occasionné par les travaux de démolition d'un groupe d'immeubles relativement récents, bureaux parkings sur une profondeur immense, un concert qui continue !

    Projet

    Que va-t-il être construit à la place  alors que cette grue se trouve au centre du gouffre ? Il faudra bien la déplacer un jour ? Alors je serai probablement en manque de cette girafe tranquille à laquelle je me m'étais habituée durant plusieurs saisons, puisque le délai affiché est de 21 mois pour la naissance de bâtisses en apparence légères, composées de larges baies vitrées, de verdure, de quoi faire rêver !

    paris

    Mais les futurs résidents ne sauront jamais avec quelle intensité, force et courage des hommes à tous les niveaux se sont démenés et par tous les temps pour leur apporter leur demeure. Sauf si , en passant, ils ont constaté l'ouverture du chantier, le destruction d'arbres pour l'installation de bâtiments provisoires, l'espace réservé pour le passage de gros camions, la suppression totale du trottoir ! "Mais quand le bâtiment va....Tout va !".

    Ninette

  • Film "Une brève rencontre"

    Une pépite de film
     
    Comme beaucoup d’entre vous impatients du retour en salles, je me contente de mes écrans domestiques pour voir ou revoir des films.
     
    J’y ai découvert cette semaine « Une brève rencontre » diffusé ce 4 mai sur Arte. 
    Réalisateur : David Lean ("Le Pont de la rivière Kwaï ", "Lawrence d'Arabie",  "Le docteur Jivago".
    Acteurs : Celia Johnson, Trevor Howard, Cyril Raymond
    Sortie : 1946
     
    Ce film est à mon sens une œuvre d’art.
     
    Méconnu du grand public et boudé à sa sortie, il m’est apparu comme une réussite filmographique rarement atteinte au cinéma.
    Il nous conte l'histoire de personnes ordinaires vivant une passion extraordinaire.
    De façon très subtile par ses mises en scènes délicates, les cadrages, les gros plans, ce film pose la question de l’engagement à vie, du mariage, de l’amour.
    Nous vivons les sentiments ressentis par les personnages grâce aux superbes gros plans -noir  et blanc- des visages des deux principaux personnages et la maestria de leurs jeux d’acteurs.
    La mise en scène est toute de sobriété, que ce soit les lieux que les tenues vestimentaires. 
    Le fond musical exprime la profondeur des sentiments humains : Concerto pour piano n°2 de Rachmaninov.

    C’est l’une des plus belles histoires d'amour du cinéma. Ce film bouleversant, magique, magnifique me fait penser à "Sur la route de Madison".
     
    À découvrir ou redécouvrir.
     

    MartineC
     

  • Film "Une femme sous influence"

    Une_femme_sous_influence.jpg"Une femme sous influence" de John Cassavetes avec Gena Rowlands, Peter Falk… 1974

    Marybel (Gena Rowlands) est une femme américaine des années 1970. Elle répond aux critères du dit "statut" de la Femme.
    Elle est amoureuse de Nick (Peter Falk), son époux, sentiment réciproque, mais lui, bien que proche de sa famille, est très absorbé par son travail de maître de chantiers et manque de temps à lui consacrer.

    Enserrée dans son carcan d’épouse et mère aimante, de maîtresse de maison accomplie, elle déborde de vitalité. Sa vie de mère au foyer la mène parfois à des paroles malvenues et actes inadéquats, voire nerveux qui ne "collent" pas avec l’idée que la société se fait d’une parfaite femme au foyer.
    À mes yeux, elle est excentrique mais non "folle" au point de se retrouver internée 6 mois en maison psychiatrique.

    J’explique le comportement de Marybel par la non-reconnaissance de ses proches, leurs jugements rapides, peut-être malveillants.
    Elle fait tout gaiement et simplement, jusqu’à accueillir 15 copains de Nick à l’improviste et se mettre illico en cuisine. Elle est par ailleurs en parfaite osmose avec ses 3 petits. Ce qui n’est pas le cas avec Nick dont les enfants se trouvent en état d’agitation lorsqu’il les emmène un jour en bord de mer.

    Parfois, elle dérape jusqu’à fumer, boire plus que de raison et ramener un inconnu dans son lit. Juge-t-on un homme pour un tel acte ? Si elle a commis cet acte, c’est que Dick a été empêché par son travail à leur soirée en amoureux, Marybel ayant confié les enfants à sa propre mère.
    Elle est souvent prise de tics, ce qui fait dire à Nick « Tu es timbrée ». (Est-ce de l’hystérie ?)

    Elle est en demande d’Amour, de reconnaissance qu’elle ne trouve pas. Elle explose dans son enfermement physique (maison) et sociétale (épouse et mère).
    Nick, sous l’influence de sa mère (belle-mère de Marybel) la fait interner 6 mois car ils ont trouvé la petite fille toute nue courant dans la maison (les enfants jouaient simplement à se déguiser). J’ajoute que la scène précédente est charmante, sans perversité aucune.

    Lorsqu’enfin elle rentre de son internement, Marybel a perdu toute personnalité. Elle n’existe plus. Elle est victime de l’incompréhension de ses proches.
    Mais elle reste consciente ("Je me retiens très fort pour rester calme").

    Ses proches sont-ils irréprochables ? Sa belle-mère est conventionnelle, se pose en juge et Dick peut se montrer brutal, voire violent. Il l’aime mais ne comprend pas les accès nerveux de son épouse.

    Si Marybel est victime, il existe un "bourreau". Son entourage, la société ? Sous couvert de La Morale ?

    On peut penser que Marybel est amorale (?). L’Amoralité est-elle une maladie ?

    Ce film est puissant.
    MartineC

  • Déblocage déplorable !

    Les “D”  sont lancés !

    Dernièrement un virus dictateur a été détecté. Découverte importante de la démolition du quotidien, une défiance suscitant des déménagements face au confinement conseillé pour une durée non dévoilée ; dingue !

    Alors apparaît le dévidoir des doutes, les dérogations, les démangeaisons des sorties, déviance des distances, les dépistages, les directives diverses, le déraillement des dires des docteurs, puis par des détraqués déterminés des détournements et dépouillements des fournitures au détriment des  besoins dispersés dans divers départements.

    Mais avec diplomatie pas de désengagements, pas de découragements, dévouements déployés des praticiens et bénévoles  des semaines durant.

    Des idées nouvelles créatives dépannant les laboratoires, la confection et distributions de masques jetant son dévolu sur l’angoisse.

    De ce fait,  déploiements d’applaudissements destinés aux dévoués visibles et invisibles qui ont tout fait pour dévier la détresse si dévastatrice causée davantage par les deuils subis.

    Quel va être notre devenir après cette prison dorée au domicile ? Deux mois déjà de détention, à démontrer notre défense. Serons-nous déphasés ?

    LesD”sont jetés !

    Désirable le déconfinement. Défoulement ? Gare aux dérapages ! S’il faut décompresser, se dérider, se dépenser sans déroger, ne pas se dévergonder dans les débits de boissons, des devoirs nous devrons assumer, discipline des protections, démarches raisonnées, et toujours sur la défensive pour détrôner cette mente infection.

    Dorénavant pas de divergences ! D’accord ?

    Adieu les “D”... Bonjour les “P” “V”!

    Patience, Persévérance, Prudence : Vertus des Vainqueurs = Virus Viré ! = A votre avis ? = Victoire !

    Une détenue détendue.

    NINETTE

  • “Les Invisibles”

    Nuit blanche
    En cette période difficile du confinement, bien que dans la journée l’on s’occupe, les activités physiques moindres, ont pour conséquence un sommeil quelque peu perturbé.
     
    Encore que, par nature très matinale, habituée à des nuits très courtes, la tête rarement vide, elle travaille encore davantage sans pouvoir la contrôler. Aussi les heures tournent, un oeil trop souvent prêt à repérer l’avancement des aiguilles.
     
    C’est ainsi qu’en ce lundi 30 mars, j’ai vu passer minuit, toutes les heures désespérément à contrôler ma respiration, évacuer les pensées négatives, impossible de compter les moutons, me lever regarder par la fenêtre, faire des jeux qu’offrent les journaux, lire, tourner en rond, puis me remettre à la fenêtre.
     
    Découverte
    Et là ! Que vois-je ? Une forme noire immobile devant Monoprix. Qu’est-ce ? Un dépôt de sacs ? Ai-je une vision ? Est-ce un personnage ? Oui, sans doute. Pourquoi ne bouge-t-il pas ? Téléphone-t-il ? Il n’est pas ivre, ce n’est pas un SDF non plus. Le voilà qui fait quelques pas, il semble attendre.
     
    Le guet
    Il est 3h45  mais que fait-il là tout seul ?
    Après quelques minutes, il avance jusqu’au bout du trottoir pour emprunter la rue adjacente d’où arrive une autre silhouette aussi noire. Ah ! Tiens ! Ils se connaissent ! Ils reviennent tous deux vers la façade, puis repartent alors qu’une voiture dépose un autre homme de noir vêtu comme les précédents.
     
    Soudain arrive à pied une personne chargée de sacs ! Ils se congratulent alors que deux autres se joignent.  Mais comment viennent-ils ? Pas de bus, ni métro ? Un autre les rejoint (plus jeune, sa tenue est baroque). Les voilà à 7 qui entrent dans Monoprix par l’entrée de la petite rue.
     
    La réponse
    Il est 4h  les lumières du magasin  s’allument !
    Ah ! Les voilà “les Invisibles” ! Déjà si, tôt ? Jamais aussi matinaux, 2h plus tôt qu’à l’ordinaire. Pas de camions de livraison !
    Apparemment ils viennent nettoyer désinfecter je suppose, car 4 d’entre-eux sont soudainement ressortis quelques instants à cause des produits, du sol lavé ? Puis ils sont rentrés probablement pour installer les rayonnages, peut-être le ou les bouchers qui préparent les multiples barquettes.
     
    J’ai aussi découvert que la nuit la vie continue dans le supermarché, souvent au-delà de minuit.. Le dimanche seulement les horaires sont plus raisonnables.
     
    Les médias commencent à évoquer tous ces gens, autres que les soignants, qui courageusement font de la présence, pour que les autres puissent continuer à vivre quasiment normalement.
    Il a  été évoqué les caissières mais ceux qui, garnissent les rayons, que l’on croise parfois encore tôt le matin, qui partent les heures dues faites,  ceux-là n’entendent pas les applaudissements de 20 h !
    Pourtant ils  méritent aussi notre reconnaissance. Alors dès que je le peux, je glisse un mot de remerciements pour ceux que l’on ne voit pas.
     
    Ce lieu souvent critiqué appelé fut un temps “nouvelle cathédrale” on est  heureux de pouvoir le fréquenter alors que les marchés sont supprimés où le contact humain reste encore possible, voire retrouvé, bien que les  vendeuses conseillères aient quasiment disparues, car l’automatisme a remplacé la main-d’œuvre si peu considérée.
     
    Cette épidémie c’est un mal pour un  bien.
    Il semble renaître un peu de solidarité, moins d’arrogance, une réponse aux appels de détresse de toutes parts. Il est certain que toute cette incertitude provoquée par un virus inconnu qui ravage d’une manière intolérable, donne un climat angoissant, mais qui finalement redonne  du sens à la vie....
     
    Penser aux autres, écouter, regarder la nature. Même en ville, c’est la renaissance, le printemps fait son œuvre, les pigeons roucoulent, les arbres verdissent, les fleurs apparaissent. Les rues  calmes voient de nouveaux promeneurs : les canards se baladent sur les trottoirs du 12e. C’est vrai  que le Parc de Bercy n’est  pas loin. (Cela me rappelle... Il y a 50 ans... Qu’une chouette envolée du Bois de Vincennes était venue se réfugier dans mes rideaux. quelle trouille)
     
                                                                       !:!:!:!:!:!:!:!:!:!:!:!:!:!
     Avril
    Un mois déjà ! Le temps a passé depuis ce bavardage spontané !
    Je relis cet épanchement et vois que mes constats divers perdurent, même si on évoque le déconfinement avec craintes et appréhensions, il semble bien que notre “ liberté de vivre” n’est pas prête de revenir.
    La télé diffuse des chants, des textes, des conseils. Je souris chaque fois que “mes ressentis” sont évoqués, signe que je sais encore vibrer ! et même pour tous les “Transparents de la République” expression de Grand Corps Malade”d’avril !
                           
                                    Merci les Amis d’avoir été jusqu’au bout !
                                    Soyez raisonnables, faites attention à Vous. Je vous  dis à bientôt ! ... On parie ?
    Ninette

  • Suppression de certains feux tricolores

    "Pour réduire le nombre d'accidents Paris comme d'autres villes expérimente la suppression de certains feux tricolores. Qu'en pensez-vous ?"

    C'est la question du mois posée sur le blog du quartier Bel Air Sud.

    Vous pouvez poster des commentaires sur le lien  http://belairsud.blogspirit.com/archive/2019/04/20/la-question-du-mois-77-3137056.html

    Jeanet