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11.09.2020

La canicule

Avec canicule
Pas grand chose ne rime,
Ne voulant pas être vulgaire
Pour ne pas être ridicule
Je vais me taire
Et garder le masque en prime,
Même si je manque d’air,
Alors la plume s’exprime.
 
Y’en a marre de cette chaleur
Qui fait couler le beurre,
Mais pas nos kilos
Même si l’on boit de l’eau !
A rester enfermés
Faut bien se consoler
Après le confinement abominable
Voilà que dehors c’est insoutenable !
Alors on tombe dans le chocolat
A peine regardé qu’il fond déjà !
 
On pense que la rue est plus fraîche
Grâce au petit vent léger
Chez soi, le courant d’air on le recherche
En vain,  pour récupérer.
C’est toujours un four
Et sa chaleur dégagée
Vite il faut refermer, au secours !
Que faire pour lutter,
Boire, se mouiller à volonté
Patienter et recommencer.
 
La canicule offre au moins un avantage
Celui de voir, quelque soit l’âge,
Des dames, aux beaux décolletés
Des messieurs aux mollets potelés
Car shorts et bermudas sont de sortie,
Robes légères , jupettes aussi
Quel programme alléchant!
Mais libérer sa pensée cependant
Vers ceux qui sont obligés
Dehors de travailler,
Ceux là sont à plaindre
Alors, cessons de geindre!
 
Quand viendra l’hiver
Nous aurons sans doute oublié
Que la canicule était passagère,
Et nous l’aurons surmontée
Additionnée aux gestes barrières
Auxquels fallait s’habituer
Au maximum, sans scrupule
Car le covid se moque de la canicule !
Contrairement aux dires et plus
La chaleur n’a pas abattu le virus.
Avant qu’il ne se fasse oublier
Il  nous reste à espérer,
Bientôt retrouver la liberté
Et toutes nos activités!
 
Ninette

19.08.2020

L'été sera chaud

Slogan entendu, répété
En effet on peut le constater
À plusieurs niveaux
Un rappel s’il le faut,
C’est plutôt mauvais.
Comme les feux de forêts
À perdre la raison
Misère pour les habitants
Qui ont perdu leurs maisons.
 
Mais c’est pire au Liban,
Catastrophe que cette explosion
Qui génère la révolution
D’un peuple désespéré
Face à sa ville dévastée.
Que d’angoisses suscitées
Devant la difficulté
De pouvoir survivre
Se soigner, s’alimenter
Trouver les vivres,
Dégager, réparer, démolir
Et tout reconstruire
C’est le pire évènement de l’été.
 
L’entraide immédiate soulevée
Face au désastre et son importance
Faudra donner en suffisance,
Sans doute pour longtemps
Moyens humains, matériels sûrement
Cagnottes, concerts sont organisés.
Grande solidarité retrouvée
Redonner de l’espoir
Et comme si ce n’était pas assez
Voilà une marée noire,
Destruction d’un site d’exception
Lutte intensive pour la restitution
D’un paysage paradisiaque
Alors que les images sont démoniaques.
 
Ne dit-on pas, jamais deux sans trois ?
Covid, incendies, explosion, marée, déjà
Sans oublier la fonte de glaciers
Hélas, que de dégâts !
Stop ! Les limites sont dépassées.
Pour ce début de siècle
Qu’il est vicieux le cercle !
Maintenant la canicule
Je dis ; point virgule,
Pour terminer cette liste
Peut-on être encore optimiste ?
La sagesse, bonne conseillère
Nous souffle, c’est de bonne guerre
Essayez de garder le moral !
Point final.

Ninette

05.08.2020

Le goëland gourmand

Déambulant sur les planches
Le long de cette plage blanche,
Mes yeux sont soudain attirés
Par des vêtements , serviette abandonnés.
Un goéland s’en approchait
Doucement les contournait
Intrigué regardait ce tas,
Alors je pense tout bas,
Il va bien monter
Dessus, curieux, fouiller.
Je m’arrête pour l’observer.
Il continue de tourner,
Me jette  vite un regard
Et quelques minutes plus tard
De son bec, attrape là ,
Un petit pain au chocolat!
 
Je cherche l’éventuel propriétaire
De tout ce vestiaire
Même au loin, personne,
Alors que l’oiseau s’actionne.
C’est qu’il se régale
L’heureux animal!
Il a eu de la chance
Il aura fait bombance.
Son culot a payé
Et j’en reste éberluée !
 
J’aurai voulu être présente
Pour voir la tête de l’humain,
Étonné devant l’absence
De sa gourmandise du matin !
Que va-t-il penser ?
Qui a pu le voler ?
Si l’oiseau n’a pas laissé de traces
Qui a eu cette audace ?
La plage est déserte
Qui a pu se permettre?
La réponse, il ne l’aura jamais
Il n’y a que moi, qui sais !
 
Ninette
 
 

19.06.2020

Propreté bois de Vincennes

Le blog du quartier BelAirSud a publié le courrier qu'une lectrice leur a adressé concernant la propreté du bois de Vincennes.

Vous pouvez lire cet article ou mettre un commentaire en cliquant sur http://belairsud.blogspirit.com/archive/2020/06/06/a-prop...

Jeanet

13.05.2020

Déblocage déplorable !

Les “D”  sont lancés !

Dernièrement un virus dictateur a été détecté. Découverte importante de la démolition du quotidien, une défiance suscitant des déménagements face au confinement conseillé pour une durée non dévoilée ; dingue !

Alors apparaît le dévidoir des doutes, les dérogations, les démangeaisons des sorties, déviance des distances, les dépistages, les directives diverses, le déraillement des dires des docteurs, puis par des détraqués déterminés des détournements et dépouillements des fournitures au détriment des  besoins dispersés dans divers départements.

Mais avec diplomatie pas de désengagements, pas de découragements, dévouements déployés des praticiens et bénévoles  des semaines durant.

Des idées nouvelles créatives dépannant les laboratoires, la confection et distributions de masques jetant son dévolu sur l’angoisse.

De ce fait,  déploiements d’applaudissements destinés aux dévoués visibles et invisibles qui ont tout fait pour dévier la détresse si dévastatrice causée davantage par les deuils subis.

Quel va être notre devenir après cette prison dorée au domicile ? Deux mois déjà de détention, à démontrer notre défense. Serons-nous déphasés ?

LesD”sont jetés !

Désirable le déconfinement. Défoulement ? Gare aux dérapages ! S’il faut décompresser, se dérider, se dépenser sans déroger, ne pas se dévergonder dans les débits de boissons, des devoirs nous devrons assumer, discipline des protections, démarches raisonnées, et toujours sur la défensive pour détrôner cette mente infection.

Dorénavant pas de divergences ! D’accord ?

Adieu les “D”... Bonjour les “P” “V”!

Patience, Persévérance, Prudence : Vertus des Vainqueurs = Virus Viré ! = A votre avis ? = Victoire !

Une détenue détendue.

NINETTE

12.05.2020

Christophe

On ne l’oubliera pas,
Ces mots doux qu’il composa
Ce qu’il disait était beau
Fluide comme de l’eau.
 
Sa voix chaude et sans délire
Était à la mode,
Le son en point de mire
Connaissant les codes.
 
L’artiste qui chantait la femme
Continuons de l’écouter,
Rallumons la flamme
Des slows pour les danser.
 
Séchons nos larmes
Ne jamais plus pleurer,
Ne gardons que le charme
Du chanteur d’Aline regretté.
 
Jean-Yves

06.05.2020

Peinture sur mains

Jacqueline, une adhérente, nous a fait découvrir Guido Daniele, artiste italien qui utilise la technique du body-painting sur des mains. Voici quelques unes de ses œuvres.

Vous voulez en voir plus cliquez ICI

Jeanet

24.04.2020

“Les Invisibles”

Nuit blanche
En cette période difficile du confinement, bien que dans la journée l’on s’occupe, les activités physiques moindres, ont pour conséquence un sommeil quelque peu perturbé.
 
Encore que, par nature très matinale, habituée à des nuits très courtes, la tête rarement vide, elle travaille encore davantage sans pouvoir la contrôler. Aussi les heures tournent, un oeil trop souvent prêt à repérer l’avancement des aiguilles.
 
C’est ainsi qu’en ce lundi 30 mars, j’ai vu passer minuit, toutes les heures désespérément à contrôler ma respiration, évacuer les pensées négatives, impossible de compter les moutons, me lever regarder par la fenêtre, faire des jeux qu’offrent les journaux, lire, tourner en rond, puis me remettre à la fenêtre.
 
Découverte
Et là ! Que vois-je ? Une forme noire immobile devant Monoprix. Qu’est-ce ? Un dépôt de sacs ? Ai-je une vision ? Est-ce un personnage ? Oui, sans doute. Pourquoi ne bouge-t-il pas ? Téléphone-t-il ? Il n’est pas ivre, ce n’est pas un SDF non plus. Le voilà qui fait quelques pas, il semble attendre.
 
Le guet
Il est 3h45  mais que fait-il là tout seul ?
Après quelques minutes, il avance jusqu’au bout du trottoir pour emprunter la rue adjacente d’où arrive une autre silhouette aussi noire. Ah ! Tiens ! Ils se connaissent ! Ils reviennent tous deux vers la façade, puis repartent alors qu’une voiture dépose un autre homme de noir vêtu comme les précédents.
 
Soudain arrive à pied une personne chargée de sacs ! Ils se congratulent alors que deux autres se joignent.  Mais comment viennent-ils ? Pas de bus, ni métro ? Un autre les rejoint (plus jeune, sa tenue est baroque). Les voilà à 7 qui entrent dans Monoprix par l’entrée de la petite rue.
 
La réponse
Il est 4h  les lumières du magasin  s’allument !
Ah ! Les voilà “les Invisibles” ! Déjà si, tôt ? Jamais aussi matinaux, 2h plus tôt qu’à l’ordinaire. Pas de camions de livraison !
Apparemment ils viennent nettoyer désinfecter je suppose, car 4 d’entre-eux sont soudainement ressortis quelques instants à cause des produits, du sol lavé ? Puis ils sont rentrés probablement pour installer les rayonnages, peut-être le ou les bouchers qui préparent les multiples barquettes.
 
J’ai aussi découvert que la nuit la vie continue dans le supermarché, souvent au-delà de minuit.. Le dimanche seulement les horaires sont plus raisonnables.
 
Les médias commencent à évoquer tous ces gens, autres que les soignants, qui courageusement font de la présence, pour que les autres puissent continuer à vivre quasiment normalement.
Il a  été évoqué les caissières mais ceux qui, garnissent les rayons, que l’on croise parfois encore tôt le matin, qui partent les heures dues faites,  ceux-là n’entendent pas les applaudissements de 20 h !
Pourtant ils  méritent aussi notre reconnaissance. Alors dès que je le peux, je glisse un mot de remerciements pour ceux que l’on ne voit pas.
 
Ce lieu souvent critiqué appelé fut un temps “nouvelle cathédrale” on est  heureux de pouvoir le fréquenter alors que les marchés sont supprimés où le contact humain reste encore possible, voire retrouvé, bien que les  vendeuses conseillères aient quasiment disparues, car l’automatisme a remplacé la main-d’œuvre si peu considérée.
 
Cette épidémie c’est un mal pour un  bien.
Il semble renaître un peu de solidarité, moins d’arrogance, une réponse aux appels de détresse de toutes parts. Il est certain que toute cette incertitude provoquée par un virus inconnu qui ravage d’une manière intolérable, donne un climat angoissant, mais qui finalement redonne  du sens à la vie....
 
Penser aux autres, écouter, regarder la nature. Même en ville, c’est la renaissance, le printemps fait son œuvre, les pigeons roucoulent, les arbres verdissent, les fleurs apparaissent. Les rues  calmes voient de nouveaux promeneurs : les canards se baladent sur les trottoirs du 12e. C’est vrai  que le Parc de Bercy n’est  pas loin. (Cela me rappelle... Il y a 50 ans... Qu’une chouette envolée du Bois de Vincennes était venue se réfugier dans mes rideaux. quelle trouille)
 
                                                                   !:!:!:!:!:!:!:!:!:!:!:!:!:!
 Avril
Un mois déjà ! Le temps a passé depuis ce bavardage spontané !
Je relis cet épanchement et vois que mes constats divers perdurent, même si on évoque le déconfinement avec craintes et appréhensions, il semble bien que notre “ liberté de vivre” n’est pas prête de revenir.
La télé diffuse des chants, des textes, des conseils. Je souris chaque fois que “mes ressentis” sont évoqués, signe que je sais encore vibrer ! et même pour tous les “Transparents de la République” expression de Grand Corps Malade”d’avril !
                       
                                Merci les Amis d’avoir été jusqu’au bout !
                                Soyez raisonnables, faites attention à Vous. Je vous  dis à bientôt ! ... On parie ?
Ninette

15.04.2020

Coronavirus / Stradivarius

Attendant l’ouverture du supermarché
J’entends soudain un oiseau chanter.
Des yeux je l’ai  cherché
Dans son arbre perché,
Mais pas vraiment caché
Le feuillage n’étant pas né.
 
Avec insistance je l’ai observé,
Mais quand nos regards se sont croisés
Alors son chant s’est arrêté.
Pourquoi cette subtilité ?
Parce que je l’avais repéré ?
La crainte d’être chassé ?
 
Alors que les autres confinés
Qui attendaient désespérés
S’étaient probablement demandé,
Pourquoi garde-t-elle la tête levée ?
Drôle d’idée que de s’intéresser
À cette bestiole, ont-ils pensé !
 
Mais en ces temps perturbés
Il est bon de s’évader,
Ô combien savoir profiter
De ce que la nature sait donner,
Le moindre fait remarqué
C’est un peu de bonheur apporté.
 
Dans le magasin j’allais entrer
Un signe je lui ai lancé.
Adieu oiseau, continue de chanter !
Mais Stradivarius s’est envolé...
Mon abandon l'a-t-il contrarié ?
Il a préféré sa liberté.
 
Si cette place l’artiste a aimé
Alors je pourrai le retrouver,
Au moins l’espoir je vais garder,
De pouvoir entendre vibrer
De ce petit être, les cordes nous charmer !
 
Ninette

01.04.2020

Souvenirs de mi-mars 2020

Je vais vous conter, hélas
Votre vécu de mars
Mais si peu banal
Qu’il restera dans les annales !
À cause de ce foutu virus
Toutes nos activités sont annulées,
Et cette nouvelle vie en plus
Qui nous est imposée,
Offre certaines particularités
Plus d’effusions d’amitié
Les contacts déconseillés.
Portant au supermarché
On est  loin d’être isolés.
Dieu que de nombreux
Clients font la queue !
D’une longueur impressionnante
Sur le trottoir, débordante
Avec un grand espace respecté
Avant de pouvoir entrer
Un par un, résignés.
 
Le calme est surprenant
Sans même converser,
Chacun patiemment attend
De pouvoir avancer
De quelques pas simplement,
Alors que les livreurs à pied
Se dépêchent, chargés
De caisses à déposer.
 
L’agitation on la trouve évidemment
Bien sûr, inexorablement,
Sur la voie réservée
Où défilent en quantité
Des rouleurs de tous types
Surtout pas en sens unique !
La discipline ici est inconnue
Et j’en frémis bien entendu !
 
On va rester cloîtrés, enfermés
Sauf si on rempli un papier
Pour toute sortie obligatoire
Alors autorisée, est-ce provisoire ?
À la loi faut se plier dorénavant
Mais pour combien de temps ?
Alors quand j’ai eu envie d’écrire
Les infos venaient de le dire.
À l’heure où ceci vous lirez
Vous aurez subi la réalité.
 
Cela me rappelle notamment
Les difficiles moments
Connus dans l’enfance
Le manque, en France
L’attente devant le magasin
Les rayons vides de pain !
Mais tous ces gens n’ont pas mon âge
Ni en mémoire, cette image ?
Pourtant la psychose fait son chemin
Voilà pourquoi ils font le plein !
Les sacs débordent d’achats
Portés sur le dos, l’épaule, dans les bras
Tout ceci par un seul barbu
Qui très vite, n’en pouvait plus !
Cette folie douce me fit sourire
A-t-il beaucoup de bouches à nourrir ?
Il est certain que pour beaucoup
La table est plus chargée, du coup !
 
Alors tout s’explique
Et c’est ce qui implique
Ce fort engouement
Pour le ravitaillement,
Devenu principale distraction
En ce temps de restriction
De toutes sortes d’évasions.
Ne restent que celles de la maison
Ménage, cuisine, rangements, informations
Heureusement il y a la télévision,
Bien que le sujet souvent revienne
Il y a la lecture, tout de même !
Quelques jeux même solitaires
Gym, sont également salutaires.
Les messages électroniques,
Les conversations téléphoniques
Pour supporter le confinement
Peut-on vivre autrement ?
Mais on finira par venir à bout
De ce virus qui chamboule tout !
 
Puis sont venus les applaudissements
Pour tous ceux qui présents
Aident à survivre : les soignants,
Agriculteurs, transporteurs, commerçants
Et j’en passe, c’est une erreur !
Mais le soir aux fenêtres
Il faut bien le reconnaître
C’est un vrai petit bonheur,
On partage bravos, cris, tapage
Rendons leur hommage
Surtout n’hésitons pas
Avant de les prendre dans nos bras
Vous verrez, on le fera !
 
Ninette