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Bloc-notes - Page 3

  • Petite chronique ornithologique des Marguettes : Printemps 2017

    Le printemps (*) est à nouveau revenu aux Marguettes. Alléluia ! Le jardin a refleuri, depuis les premiers perce-neiges en février, puis une forêt de primevères, de pâquerettes, les forsythias, les lilas, les arbres de Judée, les orangers du Mexique ,les iris, les giroflées, les rosiers, les chorettes…

    À la fenêtre sur jardin, nous observons la présence constante des habitués : pigeons, merles et les inévitables geais, implacables et insatiables.

    Duels traditionnels entre les trois volatiles susnommés pour une boulette de pain au lait. Devinez qui gagne ? Comme l’Allemagne en football, à la fin, c’est toujours le geai qui gagne !

    Mais ces geais sont en train de nous mener à la ruine… c’est une noria permanente du matin jusqu’au soir pour quémander de la nourriture, jusqu’à se percher sur les jardinières et taper aux carreaux avec leurs puissants becs. Curieusement, ils refusent en ce moment les cacahouètes et réclament des boulettes de pain au lait : c’est la preuve qu’ils ont une nichée à nourrir.

    Mais il y a des absents : le magnifique pic vert n’est pas encore venu déterrer les fourmis dans la pelouse et nous n’avons pas vu de rouge-gorge, ni de mésanges.

    Les moineaux se font rares : cela illustre malheureusement le phénomène signalé de désertification de la capitale par les oiseaux. Les moineaux mangeurs de pucerons des rosiers sont pourtant les bienvenus !

    Voyons maintenant à la fenêtre sur cour : alors que la nouvelle rangée de cytises est en belles fleurs jaunes, un nouvel artiste a fait son entrée : surnommé Pioupiou, en raison de son chant perpétuel. Il veille en permanence sur le du haut du mur et plonge dès qu’il voit la Madone des oiseaux à la fenêtre. Il attrape en vol les boulettes qui lui sont lancées, accompagné parfois d’un acolyte, un copain ou une copine.

    Mais aujourd’hui, bonne surprise : de sous un buisson s’envolent trois mésanges bleues, qui se régalent des cacahouètes qu’elles reçoivent immédiatement.

    Ainsi va la vie de nos chers oiseaux, aux Marguettes, fidèles, drôles, querelleurs, toujours présents pour notre bonheur.

    Jacques et Nicole

    (*) Chronique Printemps 2016

  • Le téléphone

    Si vous avez un peu de temps,
    Je vous conte bêtement
    Mes soucis survenus,
    Que peut-être vous même avez connus.
    Courage pour cette lecture
    À savoir que rien ne dure !

    La plaie du téléphone

    Belle invention quand il fonctionne
    Mais quand il est fatigué, il abandonne
    Catastrophe, plus personne
    Avec qui communiquer.
    Mon filaire de quelques années
    Quelque peu moderne
    Dont le répondeur, peut-être épuisé
    Donne un son bien terne,
    Puis quand l'écouteur replacé
    Continue à sonner,
    Du type "signal occupé"
    Alors, vite sous la table, obligée
    D'aller à quatre pattes, même pas peur
    Ôter les prises du secteur
    Et les replacer, immédiatement
    Vérifier de l'engin le comportement.
    Ceci étant trop souvent arrivé
    Un problème sûrement va s'inviter.
    Pas de son, pas de contact,
    Gesticulations à nouveau à quatre pattes
    Après contrôle, aucun résultat
    L'appareil, tout noir, est à plat !

    Raisonnablement reste à filer
    En boutique pour acheter
    Un remplaçant, voire un mobile
    C'est la mode du sans fil.
    Le vendeur explique vaguement
    Tout simple, dit-il le maniement.
    Lire évidemment la notice
    Plusieurs pages... Dur pour une novice !
    Par quoi commencer l'installation ?
    Que de symboles ; abomination !
    Placer les fils, les piles, je repère
    Cela quand même je sais faire.
    Étudier les touches du répondeur
    Jusque-là, pas d'erreurs
    Faudra brancher, débrancher
    Sur le bouton vert appuyer
    Mais ne pas se tromper
    Avec le rouge alterner.
    En plus, les références non identiques
    Entre la notice et le combiné
    Cela devient compliqué
    De quoi attraper des tics !
    Lire à une page l'emploi
    Suivre à d'autres les renvois
    Ainsi plusieurs fois naviguer
    Pas simple de s'y retrouver.

    Encore des tâches à accomplir
    Mais pas de panique
    Bien étudier la technique
    Pour avoir un jour le plaisir
    D'utiliser c'est certain
    La complexité de cet engin.

    Où est le temps où l'appareil
    Demandait peu de labeur
    Faire le numéro, prendre l'écouteur
    Converser, simple, une merveille !

    Pour l'instant je me résous
    À regarder son apparence
    Nouvelle, en l'occurrence
    Fonction minimum, c'est tout !
    Plus tard la tête reposée
    Des symboles je vais jouer,
    Combattre mon appréhension
    Faire face à mes hésitations,
    Profiter de la nouvelle technologie
    Et adieu la nostalgie.
    Simplification dit-on maintenant ?
    Les yeux rivés sur les écrans
    Presser des boutons tout le temps,
    Pour mes cheveux blancs
    Dur, de suivre le mouvement.

    Ninette

  • Le retour

    Voici février presque passé
    Et l'on commence à s'inquiéter
    De ne plus voir d'oiseaux,
    Hormis les pigeons, les corbeaux
    Mésanges, rouges-gorges, les tout petits
    Et les moineaux de Paris.
    Ne pas entendre ces chants
    À nos oreilles si charmants.
    Que sont-ils devenus ?
    Ont-ils vraiment disparu ?
    Quitté la ville bruyante
    Pour une terre plus accueillante ?
    Malgré mes regards désespérés
    Aux alentours souvent lancés
    Rien sur les toits, les antennes
    S'entêter, ce n'est pas la peine.

    paris,oiseaux

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Mais voilà qu'un matin,
    Alors qu'une petite douceur revient,
    Que vois-je soudain
    Sur la barrière du jardin,
    Quelques petits piafs sautiller
    Qui se mettent à piailler.
    Quel bonheur! Et je me surprends
    A dire, c'est la vie qui reprend !
    Pourtant la nature est encore endormie
    Vont-ils bientôt préparer leurs nids ?
    Les pigeons ont commencé leurs parades
    Ils roucoulent autour de leurs camarades
    Tout gonflés, parcourant le trottoir,
    Dansant avec espoir !

    Histoire de décompresser
    De ce monde agité
    Dans lequel nous vivons,
    Que souvent nous subissons,
    Jouons sur la corde sentimentale
    Même si cela semble banal,
    Puisqu'ils annoncent le printemps
    Alors prenons le temps
    De les regarder, les écouter,
    Si possible les protéger
    Car, moins nombreux ils sont
    Au fil du temps nous le constatons.
    Et quand à l'improviste
    Ils osent rendre une petite visite
    À nos fenêtres et balcons,
    Avouez-le, vous trouvez cela trop mignon !

    Ninette

  • Arte "Antoine de Saint-Exupéry"

    Si vous vous intéressez à Antoine de Saint-Exupéry et découvrir un certain nombre de choses ignorées sur sa vie et sa passion pour l’aviation, un documentaire très intéressant sera télévisé sur ARTE ce dimanche 12 mars à 18h.

     

    Quand l’on parle des années 1936/37 date à laquelle il s’était rendu dans le sud marocain à Mogador (devenue Essaouira à l’indépendance) pour le tournage de son roman "courrier sud" les rares images filmées par un amateur sont celles de mon père car à l’époque il était très rare de posséder une caméra. En fait il existe très peu d’images filmées, surtout des photos sur Saint-Exupéry.

    J’ai été invitée à la 1ère et j’ai appris beaucoup de choses sur sa vie et sa passion, beau documentaire.

    Estelle

  • Les rombières du marché

    Pourquoi "les rombières" ? Ce sont leurs manières
    Qui m'inspireront
    Toute mon indignation.

    Quelle mouche m'a piquée
    Ce matin là au marché ?
    C'est que la bonne éducation
    Veut que nous ne touchions
    Pas aux fruits présentés
    Que chacun va acheter.
    Les choisir avec les yeux
    "Ah ! Non !" Qui dit mieux ?
    "Faut bien les tâter"
    Dit une autoritaire échevelée.
    Et vas-y que j'te triture
    Des pauvres clémentines la pelure,
    Et puis une ou deux pas la peine
    C'est parti pour une dizaine.

    "Elles sont molles, çà n'vaut pas l'coup
    J'en prends pas du tout"
    Dit cette mégère à sa mère
    Qui, choquée, lève les yeux en l'air.
    (Son regard vers moi se fait long
    Comme pour dire pardon)
    Puis demande deux poireaux
    Trois, non, c'est trop !
    Lance après la pesée,
    "Vous pouvez me les couper"
    Puis deux navets, deux oranges à jus
    Comme salade, tu veux de la laitue ?
    La mère âgée qui a le malheur
    D'émettre des mots, trouble l'humeur
    De l'héritière qui ouvertement
    Lui reproche de parler tout le temps.
    Cela perturbe sa concentration évidemment !
    Deux pamplemousses ? Des pommes ? Non
    Des framboises ? Non, un citron
    Ah ! J'oubliais une branche de céleri
    Non pas de raisin d'Italie !
    Puis prend son temps
    Pour discuter avec le marchand
    "Ah ! Mais elle m'énerve celle-là"
    Dit la mémé, qui d'elle s'est écartée.
    Charmant ! Cela surprend les clients
    Qui font la queue patiemment
    Mais commencent à s'agiter
    De voir le temps passer.

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  • L'espoir

    Avec "l'affaire Fillon"
    La justice va tracer son sillon
    Et tous ses champions
    L'auront dans l'croupion !

    Alors de cela, qui va sortir
    Pour la France à conduire?
    Quel phénomène prendra la place
    Un prétendant plein d'audace ?

    Est-ce "la macronique"
    La bonne tactique ?
    C'est anachronique
    Pour la République
    D'être un Président unique !

    Puisque Fillon est attaqué
    Valls écarté, Hamon utopique,
    Les électeurs vont-ils nommer
    Mélenchon ou Macron l'énergique

    Une nouvelle musique ?
    Si Fillon démissionne,
    Marine fanfaronne
    Envisageant son avènement
    "A moi, le gouvernement" !

    Nos anciens dirigeants effarés
    Doivent se retourner
    Dans leurs tombes, constater
    Les magouilles des successeurs
    Et grâce au peuple électeur
    Voir les têtes tomber.
    Par la guillotine ? Non, les informations
    La moderne Révolution et son action.

    De la politique, le désenchantement ?
    Faudra pourtant assurément
    Y croire encore, prochainement,
    Pour trouver un bon Président !
    Allez, citoyens, gardez l'espoir
    Et faites votre " propre" devoir
    En votre âme et conscience,

    Mais souhaitons nous bonne chance !

    NInette

  • Confusion matinale

        Que s'est-il passé ?
    La lune se serait-elle mariée
    Une fois le soleil couché ?
    Cette nuit y a-t-il eu une fête
    Car ce matin, de ma fenêtre
    Mes yeux étonnés
    Sur le trottoir, ont remarqué
    Des confettis en quantité.

    Pourtant je n'ai rien entendu
    Aucun bruit le soir venu
    Vrai, les oiseaux endormis
    Les chiens chez eux à l'abri,
    Aucun promeneur par la pluie
        Alors, que s'est-il passé ?

    Ma surprise maîtrisée
    Soudain j'admets la réalité.
    "Arrête ton imagination"
    Me dit la voix de la raison
    "C'est la nouvelle saison
    Celle que l'on nomme automne
    Celle qui occasionne
    Toute ta confusion"

    Pas de fête de mariage
    Sous un ciel couvert de nuages,
    Mais le tourment des vents
    Qui prennent le temps
    De faire perdre aux arbres leur allure,
    Ainsi éparpiller leur parure
    Recouvrant le sol d'un tapis
    Tel un semis de confettis.

    paris,atutomne

     

     

     

     

     

    Alors encore un furtif regard
    Avant qu'il ne soit trop tard,
    Sur cette nature citadine
    Qui met tout son art
    À charmer les âmes mutines
    Dont parfois l'esprit s'égare.
    Soudain, je vois la lune qui sourit
    Face à mon étourderie,
    C'est qu'elle, pardi, a pu observer
    Tout ce qui s'est passé.

    Ninette

  • Petite chronique ornithologique des Marguettes - Printemps 2016

    Notre dernière chronique date de l'été dernier. Son héros était jeune merle, un merlot, baptisé Piou Piou, qui venait régulièrement quémander de la provende auprès de Nicole. Il est maintenant adulte et on ne distingue plus de ses congénères, toujours aussi affamés que lui , mais il vient régulièrement frapper aux carreaux !

    Si l’hiver a été doux, le resto du cœur pour oiseaux des Marguettes est resté ouvert en permanence avec les mêmes clients.

    En cette fin du mois d’avril, le jardin est en fleurs : arbres de Judée, forsythia, Koria (chorette), oranger du Mexique, Magnolias blancs, Lilas …Primevères, pâquerettes et violettes blanches forment des tapis colorés sur le gazon.

    Nous voyons toujours notre volière habituelle : pigeons patauds au jabot avantageux, merles, mésanges, pies, moineaux, et bien sûr les impitoyables geais, qui surgissent comme des flèches lorsqu’une boulette de brioche est lancée. Ce matin, ce fut une escadrille de quatre geais !

    Hier, Nicole lance une boulette sous un buisson d’arbousier où se précipite un petit merle, très vite chassé par une pie, laquelle se perche alors sur une branche, mais… y reste sans bouger. Mais que se passe-t-il ?

    En regardant attentivement, on aperçoit, bien camouflée dans les rosiers, non loin du buisson, la superbe chatte angora Michka, que nous connaissons bien, et qui attend son heure…

    Le superbe pic vert manque encore à l’appel. Nous l’espérons bientôt…

    En ce lundi 2 mai, c’est l’effervescence dans le jardin : toute la volière s’agite car les geais sont venus nous présenter leur deux nouveaux petits (pas si petits que ça d’ailleurs…) Comme nous l’avons déjà observé, ils leur apprennent, côte à côte sur la pelouse, à se saisir de la boulette de pain, mais continuent à refuser les cacahouètes.

    Nous comprenons mieux pourquoi ces derniers jours, les geais refusaient les cacahouètes et se précipitaient sur les morceaux de pain brioché : pédagogie oblige !

    Ainsi continue notre agréable cohabitation avec nos chers oiseaux…

    Jacques et Nicole