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Bloc-notes - Page 2

  • Les feuilles mortes

    paris

    Autrefois on chantait "les feuilles mortes se ramassent à la pelle". Mais les hommes ont toujours cherché à améliorer leur tâche, les conditions de travail.

    De nos jours, avez-vous remarqué le manège du véhicule "ramasseur de feuilles" ?

    C’est unique, c’est génial, ultra moderne, sauf très bruyant ! Efficace ? Il est muni à l’avant de 2 roues balayettes qui tournent horizontalement tout en avançant, enrobent les feuilles au sol qui sont avalées.
    C’est bien pour les caniveaux, mais sur les trottoirs couverts d’une épaisse couche de feuilles de tilleuls, c’est autre chose.

    Regrettant de ne pouvoir filmer la scène, attirée par un fort bruit de moteur ronronnant, sifflements mêlés, voici ce à quoi tôt le matin j’ai observé, interloquée, et qui me fit quand même rigoler.

    Sur une quinzaine de mètres la machine ramasse lentement sur sa propre largeur, mais subitement en dessous voilà que cela bouchonne. Alors un employé à l’aide de son beau balai vert, dégage le bouchon formé, pendant que le véhicule fait du vent à l’arrière, donc les feuilles restantes de chaque côté de son tracé, s’envolent au large en tourbillonnant.

    Un autre employé dans le bruit d’un souffleur reconstitue un tas allongé, pendant que la machine fait marche arrière tout en dégageant son air chahuteur pour la plus grande joie des feuilles qui s’étalent !

    Subitement la machine décide de faire demi-tour sur la chaussée, avant de repasser au même endroit en sens contraire, en vue d’un nettoyage voulant finaliser le travail du souffleur.

    J’t’en fiche ! Oui elle avale un peu, mais les balayettes sont trop étroites, les feuilles s’échappent et l’engin ventile toujours la végétation restante à l’arrière et sur les côtés. Et ce manège recommence une seconde fois. Beaucoup de manœuvres pour un résultat médiocre !

    L’employé appuyé sur son balai observe le résultat et semble désespéré.

    Les passants médusés ne peuvent s’empêcher de regarder ce cirque, je pense avec un sourire narquois. Tout à coup, alors que le sol est encore jonché d’une multitude de feuilles éparpillées, envoyées jusque dans la rue adjacente, l’engin quitte les lieux. Est-il parti vider son ventre ? Va-t-il revenir ? Non...

    Ouf ! Enfin le calme est de retour. C’est surtout cela que les riverains ont gagné, car 48 heures après, le trottoir est à nouveau à nettoyer.

    Conclusion : démonstration que cette invention coûteuse est loin d’être parfaite et ne remplace pas le bon balai et la pelle !

    Ah ! Oui ! Les employés municipaux sont plus cool... Et je retrouve là "Les Chevaliers du Fiel" !

    Ninette

  • Partir

    Pouvoir vivre sa vie
    Sans être administré
    Partir
    Avant d’avoir tout dit
    Fuyant la violence et l’absurdité
    Partir
    Ne soit pas interdit
    La moindre moralité
    Partir
    Embarqués vers l’infini
    Des eaux lointaines des immigrés
    Partir
    Juste beaucoup de courage
    Plein d’espoir d’un avenir
    Partir
    Et garder en image
    Ceux qui vont survivre
    Partir
    Quitter les villages
    Peut-être revenir
    Partir
    S’en aller des mirages
    Les garderont-ils en souvenir
    Partir... Partir

    Jean-Yves

  • Exposition "René Goscinny"

    Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais je n’ai jamais pu me plonger dans une BD. Feuilleter quelques pages, plutôt regarder avec insistance les dessins, mais lire les bulles en même temps me procurait une sorte de déconcentration puis une lassitude. L’histoire elle-même m’importait peu. Bref je n’ai jamais accroché, sans doute une erreur de l’éducation reçue “ce n’est pas de la bonne lecture” cette réflexion maternelle, je m’en souviens, valait mieux apprendre à tricoter.

    Bien plus tard, les noms d’Astérix, Lucky Luke ou Iznogood ne m’étaient pas inconnus car ils ont bien fait rigoler mari et enfants.

    L’exposition sur Goscinny m’ayant interpelée, c’est en lui rendant visite, par curiosité, que j’allais m’instruire.

    Cette importante présentation ne peut que ravir les amateurs plongeant les visiteurs dans un autre univers rendu réel par l’histoire de la vie familiale de l’auteur, la diversité de son parcours professionnel exceptionnel, seul ou en équipe, dessinateur, scénariste, réalisateur de films...

    Beaucoup de documents, des murs entiers recouverts de planches dessinées encore et encore, d’immenses dessins jusqu’au plafond attirant le regard m’offraient comme un souffle d’air entre toutes ces bandes griffonnées en noir, admirées de très près avec quelques sublimes feuilles coloriées, ou de fins croquis au trait précis, des situations rigolotes miniaturisées qu’un crayon agile a pu réaliser, entrainé par une main surdouée.

    L’évolution de la BD nous est livrée depuis le début des œuvres interprétées à l’encre noire, les différentes mises en page par le travail en équipe, quelques originaux, puis les revues en couleurs regroupées dans un lieu qui leur est réservé.

    L’explication nous été donnée de la conception détaillée d’une page tapée à la machine, du désir d’un Goscinny exigeant envers un collaborateur, la description exacte des dessins à exécuter et le texte à y ajouter particulièrement précis : surprenant et intéressant.

    Bien sûr je ne retiens que quelques bribes de cette grande exposition, repartie la tête pleine, avec une promesse, celle de déloger quelques albums qui dorment dans la bibliothèque masculine.

    Cette idée futile me surprend ! Serait-elle due à l’effet produit par les effluves de la potion magique ?

    Ninette

  • Petite chronique ornithologique des Marguettes

    En ce début décembre 2017, la froidure s’est installée et nous pouvons faire le point sur nos relations avec le Petit Peuple des oiseaux, de nos chers oiseaux, depuis le printemps. D’abord la sécheresse persistante nous a amené beaucoup de clients venus du bois voisin, affamés et assoiffés. En ouvrant la fenêtre sur le jardin au début de juin il y a cinq merles, trois geais, trois mésanges bleues et toujours quelques pigeons ramiers, qui attendent tous le resto du cœur. Surprise, fin mai, nous voyons arriver trois mésanges à longue queue, c’est très rare. Les oiseaux se disputent la provende. Une pie affamée vole le pain des petits merles. Nous assistons à une bataille entre les geais et les pigeons. Les geais ont dévorés, et alors, on s’attendait à une belle couvée… rien cette année !

    Cervelle d’oiseau ? Ceci n’est pas vrai pour de nombreux oiseaux, dont les corvidés. Notre pie en est un excellent exemple, laquelle, après avoir subtilisé une cacahouète et ne savoir qu’en faire, a vite compris ensuite qu’il fallait la décortiquer. Mais les geais nous en ont fait de leur côté une autre démonstration : à notre retour de vacances : nous leur avons confectionné les boulettes habituelles de petits pains au lait. Sauf que le paquet était périmé depuis 15 jours… ils ont rechigné, et n’en ont guère mangé. Nous avons donc renoncé et nous leur avons à nouveau fourni des pains au lait frais. Et là, aucun problème, ils se sont envolés comme des… petits pains !

    À la fin de l’été se pose toujours la même question : "est-ce une année à glands ?" en songeant à nos chers geais. Bingo ! C’est en effet une excellente année et nous avons eu l’embarras du choix parmi les grands chênes du bois de Vincennes. Nous en constituons une solide réserve et chaque jour, plusieurs fois par jour, la Bonne Dame en dépose quelques-uns dans une écuelle sur une fenêtre. C’est un vrai bonheur que de voir l’écuelle vidée en quelques minutes et d’observer les geais aller les cacher parmi les rosiers ou les décortiquer.

    La grande et bonne surprise est le retour du pic vert à la mi-septembre. Non pas celui que nous connaissions, mais un autre avec une coiffure d’un rouge orangé moins éclatant que le précédent. Mais notre surprise se double lorsque nous voyons quelques jours après un second pic vert arriver et batifoler avec le premier tout en déployant ses ailes à 50 cm du sol comme une parade amoureuse, bien que ce ne soit pas la saison . Depuis le spectacle d’un pic vert piochant dans le gazon à la recherche de fourmis est quasiment quotidien.

    Malheureusement, l’élagage excessif du grand pin n’offre plus aux plus petits oiseaux un abri sûr et ils se réfugient de plus en plus souvent dans les buissons voisins. Les pies, les geais et les corbeaux (ou corneilles) sont maintenant les seuls à fréquenter cet arbre. Le rouge-gorge est de retour pour l’hiver ainsi qu’un petit moineau esseulé. Nous n’avons vu que quelques étourneaux repartis très vite. Tous ces petits oiseaux sont très importants dans un jardin qu’ils débarrassent de nombreux hôtes indésirables : chenilles, pucerons etc. Merci !

    (*) Ainsi passent les mois et les années aux Marguettes avec nos chers oiseaux.

    À l’an prochain.

    Jacques et Nicole

    (*) Chronique printemps 2017

  • Ferme de Paris

    En cette magnifique journée du dimanche 24 septembre nous avons décidé de faire notre grand retour à la ferme de Paris située dans le bois de Vincennes, où nous n'étions pas revenus depuis une dizaine d'années.

    Accueillis par un sympathique responsable, très volubile et qui n'a pas ménagé sa peine pour nous expliquer la difficile situation actuelle, nous nous sommes aperçus en effet que la ferme n'était plus ce qu'elle était autrefois : adieu, veaux, vaches, boucs, chevaux etc.

    paris,fermeLe cheptel, pour des raisons budgétaires s'est considérablement réduit. Nous avons cependant admiré trois superbes cochons culs noirs blanc rayés de noir (Corrèze), des moutons noirs, des chèvres fauves, des dindons…

    Nous nous souvenons de l'époque à laquelle les scolaires de la capitale et des environs venaient découvrir en masse les beautés de la ferme de leurs grands-parents....

    Il y avait quelques visiteurs et les trois gardiens attendaient la visite de l'adjoint environnement de la Maire de Paris (Pénélope Komites). Nous leur avons demandé de lui transmettre nos commentaires attristés…

    Autant en emporte le vent…

    Jacques & Nicole

  • Au Petit Palais

    Arvem propose

    Présentation de peintures
    Retraçant la nature
    D’un peintre suédois
    À découvrir, pourquoi pas !

    Enthousiastes, on y va !

    Nous sommes partis pour l’expo
    Sur Anders Zorn, artiste méconnu
    Au Petit Palais, voyage en métro
    Direction... Le Soldat Inconnu.

    Station Champs-Elysées

    À Concorde ; Stop, trois stations fermées
    Pour cause de présence de célébrités,
    En hommage aux Grandes Ames
    À l’Étoile, ranimer la flamme.

    Ah ! Oui ! C’est le 11 novembre

    Précautions ultimes, artères bloquées
    Garde très renforcée, parcours détourné
    Beaucoup de marche pour trouver l’endroit
    Où attendent les Arvemois !

    Panique : retard assuré !

    Le groupe réuni retrouvé désespéré
    Du Musée, l’ouverture de 2 heures reculée.
    Sans horaire exact annoncé
    Sous la pluie, tous déconcertés.

    Reste à bavarder

    Pourtant sans nouvelles précises
    Ayant patienté, gardant le moral
    Après concertation générale
    La bonne décision est prise.

    Que fait-on ?

    L’annulation de cette visite pour
    La reporter si possible, donc demi-tour
    Reprendre le même chemin
    À pied avec le même entrain.

    Bon pour la santé !

    On ne va pas rester là plantés
    Puis voir les groupes précédents entrer,
    Quand pourrons-nous passer ?
    Plus de questions à se poser.

    Enfin libérés !

    Bientôt l’heure du repas
    Chacun emboite d’un bon pas
    Vers la solution trouvée
    Pour se consoler de la déception vécue
    Rien de tel, qu’un bon menu !

    Ninette

  • L'automne

    Octobre, voici l’automne
    Période guère monotone,
    Comme chaque année
    Je commence à m’épancher
    Sur les couleurs du ciel.
    Dès le matin telle,
    La luminosité encore tenace
    Celle d’un été qui s’efface.

    Saison qui de sa palette juste,
    Va maquiller arbres et arbustes,
    Enchanter notre regard
    Et ce n’est pas un hasard
    S’il faut vite admirer ce travail
    Avant qu’il ne déraille,
    Par le vent partir en l’air
    Pour ce coucher à terre.

    paris,automne

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Alors que la ville ronronne
    De toutes les activités des hommes,
    La nature adoucit par ses couleurs
    De notre quotidien, les ardeurs.
    Mais s’affaiblit à l’automne
    Annonçant son repos, en somme !

    Depuis tant d’années
    À ces changements je suis habituée
    Mais il me semble cependant
    Qu’ils arrivent plus vite, bizarrement.
    Je songe évidemment que cette vitesse
    N’est pas vraiment signe de jeunesse.

    Vais-je aussi prendre des couleurs ?
    Tant mieux, si j’écarte la pâleur
    Qui, au bon vivant fait souvent peur.
    Profitons du temps qui passe
    Avant que la vie ne lasse,
    C’est une pensée pour vous
    De l’automne, réjouissons-nous !

    paris,automne

     

     

     

     

     

     

    Ninette

  • Les roses trémières

    paris,roses,sonnet

    La campagne s'est invitée dans la ville,
    et les roses trémières se balancent au vent.
    Elles saluent les passants qui courent après le temps.
    Un brin de folie flotte sur la place Daumesnil.

    Si je prends le métro je vais perdre le fil !
    Je suis déjà partie dans un palais d'Orient
    où les roses trémières s'agitent doucement
    comme des éventails dans un élan subtil.

    Je me suis égarée dans un rêve si beau
    On m'attendait ailleurs, j'ai raté mon métro..
    Pourquoi renoncer à cette joie bucolique ?

    Ces fleurs sont éphémères et peuvent se faner.
    Je reviendrai demain dans mon jardin secret.
    Il faut en profiter en étant romantique.

    Sonnet de Marief