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bretagne

  • Un été au” Ranolien”

    Nous sommes partis pour les Côtes d’Armor
    Avouant quitter Paris sans remords,
    Retrouver  la Côte de "Granit Rose"
    Merveille que la nature ose
    Par les formes de ces rochers étonnants
    Qui laissent les promeneurs pantelants.
    Quand on emprunte le "sentier des douaniers"
    Loin d’être plat, plutôt accidenté
    L’on découvre la côte découpée
    Que la mer transparente vient caresser.
    Ce chemin tout au long est entouré de verdure
    Fougères, liserons, soucis, bruyère qui durent
    Adoucissent le regard des marcheurs
    De tous âges partis plein d’ardeur
    Afin de trouver là-bas, tout au bout
    À Perros, la plage de "Trestraou" !
     

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    Une haie d’hortensias cache encore la vue
    De cet endroit tant attendu,
    Même des palmiers en bordure
    On se croirait sur la Côte d’Azur !
    Une immensité tout en contradiction
    Si l’on se permet la comparaison,
    Large baie de sable blanc et fin
    Alors que la mer, partie au loin
    Étonnamment est toujours aussi bleue
    Parfois foncée pour se différencier des cieux.
     
    Au large quelques bateaux, voiliers, canoës
    Semblent être des jouets animés
    Si petits sur cette étendue d’eau
    Partie, de si haut
    Pour s’éloigner, suivant la marée
    Ces allers et retours ponctués,
    Libérant un vaste espace humide
    Enthousiasmant des enfants peu timides
    Engagés à construire des châteaux,
    Avec courage creuser pour trouver de l’eau
    Chefs d’œuvre qui dureront quelques heures
    Le temps que la mer reprenne son labeur !
     
    Dans les terres se jouent d’autres évènements
    Si l’on observe le manège des goélands
    Qui solitaires ou à plusieurs, tournoient
    Autour des constructions, puis sur les toits
    Se reposent sans oublier d’émettre
    Des sons différents, à reconnaître
    "Bonjour, çà va bien ? " ou "J’ai faim"
    Appel auprès des copains ?
    Encore que se jetant sur les miettes
    N’acceptent pas le partage, coups de bec
    À celui qui ose s’approcher
    Avec le désir aussi de se restaurer !
     
    Le vacancier avide d’évasion
    Profite de cette nature à chaque occasion.
    Soudain il remarque une différence,
    Un après-midi la brume s’avance
    La mer est toute envahie,
    La lumière du jour s’assombrit
    Plus de distinction entre ciel et elle
    L’horizon est ouaté de gris, pas de bruit d’ailes,
    Sommes comme dans du coton enveloppés
    Heureusement, c’est la fin de la journée.
    Mais cette brume, ce n’est rien
    Elle annonce le soleil de demain !
    Présent chaque jour depuis notre arrivée
    Pourquoi voudrait-il déjà nous priver
    De son éclat, de sa luminosité
    Qui donnent au paysage encore plus de beauté ?
    Le soleil breton tout en douceur
    Offre de la couleur et réchauffe les cœurs !
    Voyez comme ici, les gens sont heureux
    Chagrins, soucis, oubliés pour eux
    Détente, calme, festivités, font le lien
    Sur ce site, nommé "Le Ranolien"
     
    Ninette

  • Mon ami l’oiseau

    En Bretagne, les goélands
    Animaux très courants,
    Sont sauvages parait-il !
    Pas toujours, semble-t-il
    Car ils sont malins
    Viennent chercher du pain
    Qu’incidemment on leur lance,
    Approchent si l’on recommence !
    Leur chant est différent
    Des oiseaux de notre ville
    Qui rappelle étonnement
    Ceux de Trouville.
    Pas de cris perçants
    Mais une sorte de miaulement !

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    Lors de notre dernier matin,
    Que vois-je arriver soudain
    Sur la table de la terrasse,
    Mon visiteur de chaque jour
    Il le sent... C’est le dernier tour.
    Me jette un regard tenace
    "Tu vois, j’ai pris place"
    Ce que je comprends.
    Alors, je lui parle doucement
    C’est qu’il est gros, impressionnant
    Mais si beau, si blanc !
    M’écoutant, il tourne sa petite tête
    À gauche, à droite
    De son jaune bec, claque” Mat, Mat”
    S’approche encore de ses grosses pattes
    Alors ben sûr avec hâte
    Je vais tout bonnement
    Chercher du pain
    Qu’il avale gloutonnement
    C’est qu’il a grand faim !

    Comme c’est la fin du séjour
    On charge la voiture pour le retour
    Alors l’oiseau s’éloigne sur le toit.
    Nous observe ; je suis triste ma foi
    De quitter ce fidèle ami
    Mais comme pour me dire merci,
    Ou pour me consoler,
    S’envole et une plume laisse tomber !
    Je me précipite pour la ramasser.
    C’est ce qu’il avait de mieux
    Il l’a donné en signe d’adieu !

    Au revoir bel oiseau, tu n’avais pas peur
    Moi, si, mais voilà que je pleure,
    Pas banal cet attachement
    Pour un simple goéland
    Me dis-je raisonnablement.
    Mais bien évidemment
    Durant le voyage
    J’ai longuement caressé le plumage.
    Il m’a ensorcelé, même à Paris
    Voilà que je pense encore à lui !

    Ninette