Avec canicule
Pas grand chose ne rime,
Ne voulant pas être vulgaire
Pour ne pas être ridicule
Je vais me taire
Et garder le masque en prime,
Même si je manque d’air,
Alors la plume s’exprime.
Y’en a marre de cette chaleur
Qui fait couler le beurre,
Mais pas nos kilos
Même si l’on boit de l’eau !
A rester enfermés
Faut bien se consoler
Après le confinement abominable
Voilà que dehors c’est insoutenable !
Alors on tombe dans le chocolat
A peine regardé qu’il fond déjà !
On pense que la rue est plus fraîche
Grâce au petit vent léger
Chez soi, le courant d’air on le recherche
En vain, pour récupérer.
C’est toujours un four
Et sa chaleur dégagée
Vite il faut refermer, au secours !
Que faire pour lutter,
Boire, se mouiller à volonté
Patienter et recommencer.
La canicule offre au moins un avantage
Celui de voir, quelque soit l’âge,
Des dames, aux beaux décolletés
Des messieurs aux mollets potelés
Car shorts et bermudas sont de sortie,
Robes légères , jupettes aussi
Quel programme alléchant!
Mais libérer sa pensée cependant
Vers ceux qui sont obligés
Dehors de travailler,
Ceux là sont à plaindre
Alors, cessons de geindre!
Quand viendra l’hiver
Nous aurons sans doute oublié
Que la canicule était passagère,
Et nous l’aurons surmontée
Additionnée aux gestes barrières
Auxquels fallait s’habituer
Au maximum, sans scrupule
Car le covid se moque de la canicule !
Contrairement aux dires et plus
La chaleur n’a pas abattu le virus.
Avant qu’il ne se fasse oublier
Il nous reste à espérer,
Bientôt retrouver la liberté
Et toutes nos activités!
Ninette
Vos nouvelles, poèmes... - Page 5
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La canicule
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L'été sera chaud
Slogan entendu, répété
En effet on peut le constater
À plusieurs niveaux
Un rappel s’il le faut,
C’est plutôt mauvais.
Comme les feux de forêts
À perdre la raison
Misère pour les habitants
Qui ont perdu leurs maisons.
Mais c’est pire au Liban,
Catastrophe que cette explosion
Qui génère la révolution
D’un peuple désespéré
Face à sa ville dévastée.
Que d’angoisses suscitées
Devant la difficulté
De pouvoir survivre
Se soigner, s’alimenter
Trouver les vivres,
Dégager, réparer, démolir
Et tout reconstruire
C’est le pire évènement de l’été.
L’entraide immédiate soulevée
Face au désastre et son importance
Faudra donner en suffisance,
Sans doute pour longtemps
Moyens humains, matériels sûrement
Cagnottes, concerts sont organisés.
Grande solidarité retrouvée
Redonner de l’espoir
Et comme si ce n’était pas assez
Voilà une marée noire,
Destruction d’un site d’exception
Lutte intensive pour la restitution
D’un paysage paradisiaque
Alors que les images sont démoniaques.
Ne dit-on pas, jamais deux sans trois ?
Covid, incendies, explosion, marée, déjà
Sans oublier la fonte de glaciers
Hélas, que de dégâts !
Stop ! Les limites sont dépassées.
Pour ce début de siècle
Qu’il est vicieux le cercle !
Maintenant la canicule
Je dis ; point virgule,
Pour terminer cette liste
Peut-on être encore optimiste ?
La sagesse, bonne conseillère
Nous souffle, c’est de bonne guerre
Essayez de garder le moral !
Point final.Ninette
-
Le goëland gourmand
Déambulant sur les planches
Le long de cette plage blanche,
Mes yeux sont soudain attirés
Par des vêtements , serviette abandonnés.
Un goéland s’en approchait
Doucement les contournait
Intrigué regardait ce tas,
Alors je pense tout bas,
Il va bien monter
Dessus, curieux, fouiller.
Je m’arrête pour l’observer.
Il continue de tourner,
Me jette vite un regard
Et quelques minutes plus tard
De son bec, attrape là ,
Un petit pain au chocolat!
Je cherche l’éventuel propriétaire
De tout ce vestiaire
Même au loin, personne,
Alors que l’oiseau s’actionne.
C’est qu’il se régale
L’heureux animal!
Il a eu de la chance
Il aura fait bombance.
Son culot a payé
Et j’en reste éberluée !
J’aurai voulu être présente
Pour voir la tête de l’humain,
Étonné devant l’absence
De sa gourmandise du matin !
Que va-t-il penser ?
Qui a pu le voler ?
Si l’oiseau n’a pas laissé de traces
Qui a eu cette audace ?
La plage est déserte
Qui a pu se permettre?
La réponse, il ne l’aura jamais
Il n’y a que moi, qui sais !
Ninette -
Christophe
On ne l’oubliera pas,
Ces mots doux qu’il composa
Ce qu’il disait était beau
Fluide comme de l’eau.
Sa voix chaude et sans délire
Était à la mode,
Le son en point de mire
Connaissant les codes.
L’artiste qui chantait la femme
Continuons de l’écouter,
Rallumons la flamme
Des slows pour les danser.
Séchons nos larmes
Ne jamais plus pleurer,
Ne gardons que le charme
Du chanteur d’Aline regretté.
Jean-Yves -
Coronavirus / Stradivarius
Attendant l’ouverture du supermarché
J’entends soudain un oiseau chanter.
Des yeux je l’ai cherché
Dans son arbre perché,
Mais pas vraiment caché
Le feuillage n’étant pas né.
Avec insistance je l’ai observé,
Mais quand nos regards se sont croisés
Alors son chant s’est arrêté.
Pourquoi cette subtilité ?
Parce que je l’avais repéré ?
La crainte d’être chassé ?
Alors que les autres confinés
Qui attendaient désespérés
S’étaient probablement demandé,
Pourquoi garde-t-elle la tête levée ?
Drôle d’idée que de s’intéresser
À cette bestiole, ont-ils pensé !
Mais en ces temps perturbés
Il est bon de s’évader,
Ô combien savoir profiter
De ce que la nature sait donner,
Le moindre fait remarqué
C’est un peu de bonheur apporté.
Dans le magasin j’allais entrer
Un signe je lui ai lancé.
Adieu oiseau, continue de chanter !
Mais Stradivarius s’est envolé...
Mon abandon l'a-t-il contrarié ?
Il a préféré sa liberté.
Si cette place l’artiste a aimé
Alors je pourrai le retrouver,
Au moins l’espoir je vais garder,
De pouvoir entendre vibrer
De ce petit être, les cordes nous charmer !
Ninette -
Souvenirs de mi-mars 2020
Je vais vous conter, hélas
Votre vécu de mars
Mais si peu banal
Qu’il restera dans les annales !
À cause de ce foutu virus
Toutes nos activités sont annulées,
Et cette nouvelle vie en plus
Qui nous est imposée,
Offre certaines particularités
Plus d’effusions d’amitié
Les contacts déconseillés.
Portant au supermarché
On est loin d’être isolés.
Dieu que de nombreux
Clients font la queue !
D’une longueur impressionnante
Sur le trottoir, débordante
Avec un grand espace respecté
Avant de pouvoir entrer
Un par un, résignés.
Le calme est surprenant
Sans même converser,
Chacun patiemment attend
De pouvoir avancer
De quelques pas simplement,
Alors que les livreurs à pied
Se dépêchent, chargés
De caisses à déposer.
L’agitation on la trouve évidemment
Bien sûr, inexorablement,
Sur la voie réservée
Où défilent en quantité
Des rouleurs de tous types
Surtout pas en sens unique !
La discipline ici est inconnue
Et j’en frémis bien entendu !
On va rester cloîtrés, enfermés
Sauf si on rempli un papier
Pour toute sortie obligatoire
Alors autorisée, est-ce provisoire ?
À la loi faut se plier dorénavant
Mais pour combien de temps ?
Alors quand j’ai eu envie d’écrire
Les infos venaient de le dire.
À l’heure où ceci vous lirez
Vous aurez subi la réalité.
Cela me rappelle notamment
Les difficiles moments
Connus dans l’enfance
Le manque, en France
L’attente devant le magasin
Les rayons vides de pain !
Mais tous ces gens n’ont pas mon âge
Ni en mémoire, cette image ?
Pourtant la psychose fait son chemin
Voilà pourquoi ils font le plein !
Les sacs débordent d’achats
Portés sur le dos, l’épaule, dans les bras
Tout ceci par un seul barbu
Qui très vite, n’en pouvait plus !
Cette folie douce me fit sourire
A-t-il beaucoup de bouches à nourrir ?
Il est certain que pour beaucoup
La table est plus chargée, du coup !
Alors tout s’explique
Et c’est ce qui implique
Ce fort engouement
Pour le ravitaillement,
Devenu principale distraction
En ce temps de restriction
De toutes sortes d’évasions.
Ne restent que celles de la maison
Ménage, cuisine, rangements, informations
Heureusement il y a la télévision,
Bien que le sujet souvent revienne
Il y a la lecture, tout de même !
Quelques jeux même solitaires
Gym, sont également salutaires.
Les messages électroniques,
Les conversations téléphoniques
Pour supporter le confinement
Peut-on vivre autrement ?
Mais on finira par venir à bout
De ce virus qui chamboule tout !
Puis sont venus les applaudissements
Pour tous ceux qui présents
Aident à survivre : les soignants,
Agriculteurs, transporteurs, commerçants
Et j’en passe, c’est une erreur !
Mais le soir aux fenêtres
Il faut bien le reconnaître
C’est un vrai petit bonheur,
On partage bravos, cris, tapage
Rendons leur hommage
Surtout n’hésitons pas
Avant de les prendre dans nos bras
Vous verrez, on le fera !
Ninette -
Courage les amis
Coronavirus
Est arrivé, en plus,
Joue au plus fort
Jette un sort.
Allongé sur le lit,
Au boulot ou la nuit
Il est toujours là
Devant et derrière soi.
Quand partira-t-il ?
Disparaitra-t-il des villes ?
Prendra-t-il le métro
Voiture, vélo, moto ?
Rentrer à la maison
Sans se poser de questions
Regarder le journal à la télé
Pour s’ informer.
Tout s’arrête
On n’est plus à la fête,
Sauver la mise
Jamais de bises.
De cet évènement
Maintenant le confinement,
Une nouvelle vie
On gagnera le pari.
Courage les amis !
Jean- Yves -
Omi and Bibi
Même si vous n’aimez pas les chats
Moi, je les adore et je m’en fiche
Car, ce que je vais raconter là
C’est l’histoire d’Omi, un Britisch.
J’ai perdu ma chatte un été
Après seize années de complicité,
Le chagrin m’ayant envahie
Dans l’immeuble, cela s’est dit.Une famille s’est mise en quête
D’avoir un chaton pour les fillettes,
Mais toutes deux en âge scolaire
Pendant les congés, comment faire ?
Quand il va falloir partir
Pas question de l’emmener, pire
Impensable, seul le laisser
Mais à qui le confier ?Qui voudra s’en occuper ?
Ils ont vite trouvé
Une dame à consoler
Trois étages au-dessus
Le même appartement, en plus !
Et voilà comment depuis un an
De ce compagnon charmant
Je suis devenue la nounou
D’un bon gros minou !Petit, devenu bien grand
Aux longs poils beiges et blancs
Aux yeux noisette dessinés,
Caractère gentil, calme, posé
De congés en congés
Vite ses habitudes retrouvées
Parfois me fait râler
Car il profite de ma bonté !!Sachant se faire comprendre
Juste de quoi entendre
De faibles miaulements,
Pour un plaisir à entreprendre
Un échange entre lui et moi
Caresses, jeux, gourmandises ma foi
Comment résister au profond regard
Qu’il adresse à mon égard !Parfois je gronde, je sévis
S’il grimpe où c’est interdit
Ou s’il laboure le papier peint
Que je recolle avec soin.
Il adore jouer à cache-cache
Joujou, coucou, que je sache
C’est bien du français
Il comprend, alors qu’il miaule anglais !D’ailleurs il en a le flegme,
Très vite fatigué de jouer
Va tirer sa flemme
De tout son long se déployer
A plat ventre, pattes retournées.
Il est vraiment trop beau
Et l’été il a très chaud
Ainsi souvent pour dormir
Choisit le canapé ? Non le lavabo
Et heureux, m’adresse un sourire.À chaque retour de ses maîtres
Fini les vacances pour cette bête.
Il va retrouver les fillettes
Pour elles, ce sera la fête !
Mais pour lui, fini la tranquillité
Bonjour la solitude dans la journée.
Mais il est bien assez malin
Pour savoir qu’un beau matin
Il viendra dans son autre maison
Où nounou l’attend avec passion.Omi a tout compris!
PS : septembre 2019
De retour chez lui
Deux semaines il a mis
Pour retrouver sa liesse
M’a dit sa maîtresse
Longtemps il a boudé
Et moi, j’ai bien rigolé !Ninette
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Avis "On transforme Paris"
Paris est toujours en travaux
Voirie, gaz, mais là c’est un autre boulot
Celui, qui dans mon quartier
Est en train de le bouleverser.
Peut-être une nouvelle politique
En prévision des jeux olympiques ?
Mettre le sport à tous les niveaux
Sur les trottoirs jusqu’aux caniveaux !Depuis déjà un certain temps
On bénéficiait d’instruments
Plantés sur une large allée
Dans le vingtième sans gêner,
D’Avron jusqu’à Stalingrad
Surprise que cela ne se dégrade !
Voilà que le principe s’étend
Dans le onzième maintenant.La partie piétonne est cassée
Plus de voitures stationnées.
Pour faire quoi au juste ?
Poser des machines, pour les muscles ?
Après les pistes pour cyclistes
Voir d’autres amateurs en piste
Faire de la gonflette
Et en bonne santé, paraître ?Nous les riverains sommes étonnés
De ce changement imposé
Durant près de quatre mois
Engendrer bruits et divers tracas,
Sans savoir si cela va plaire
Quand on voit que personne ne se sert
Des précédentes installations
Gratuites, mises à disposition.Les parisiens vont-ils apprécier cet essor
Montrer à tous, que Paris aime le sport,
Qu’un entraînement facile au quotidien
Pour le corps et l’esprit peut faire grand bien.
Puisque le quartier de la Nation évolue
Après la place transformée, les avenues
Où de grandes jardinières d’arbustes sont enlevées
Plus de verdure à regarder,
Mais des "courageux" peut-être
Qui peineront de tout leur être !
Ce changement il faudra l’accepter
Pour le meilleur c’est à souhaiter.Ninette
-
Une idée...
Avant l’hiver j’avais écrit
“Les transports à Paris”.
Du cœur m’était sorti
Une énorme bouffée de cris
Contre ces engins à roulettes,
Qui en goguette
Envahissaient nos trottoirs.
Mais à l’époque, c’était dérisoire
Car, de nos jours, c’est pire
C’est rien de le dire.Tous les jours on entend
Plus de gens mécontents
Et même des accidents !
Il est vrai que sans cesse
Des articles paraissent.
Il est prévu un règlement
Pour la sécurité des piétons
Mais à quand sa parution ?
On parle d’une évolution
Importante dans la construction
Des voitures, taxis volants !
Une idée m’est venue dernièrement.
Et si ingénieusement,
A tous ces inconvénients
On faisait la nique
Et les ailes, nous on les pique !
Des citadins volant sur Paris
Quel fabuleux pari !
C’est l’idéale solution
Etre au-dessus de la circulation !
Les injures seraient ignorées,
Les craintes effacées,
On se tiendrait les mains pour voler
Chacun, l’autre pourrait aider.Et rendus vite à destination
Sans douleurs ni perturbations.
Plus simple la vie ? Un rêve...
Mais retombée sur terre, ici j’achève
Cette folle illusion, ce délire
Que jusqu’au bout, vous aurez pu lire !
Mais peut-être vous aussi rouspétez
Chaque fois que vous sortez ?
Peut-être avez-vous peur
D’être surpris par un rouleur ?
Quelque part si vous êtes de mon avis
Sans croire à ma douce folie
Je me sentirais moins seule, alors! Merci.Ninette
