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Vos nouvelles, poèmes... - Page 3

  • Nouvelle "L’absence"

    L’Automne touche à sa fin, le ciel devient plus bas, plus gris, quelques feuilles jaunies devenues fragiles s’accrochent aux branches avant d’être desséchées. La nature s’endort en attendant les jours meilleurs.

    À sa fenêtre, le vieil homme reste pensif, lui aussi est à l’automne de sa vie.

     Chaque matin, si le ciel le permet, Léon se prépare pour sa rituelle promenade au jardin .Chaussé de ses sabots de cuir à semelles de bois, Il enfile sa longue veste en velours côtelé,  enfonce jusqu’aux oreilles sa casquette grise mouchetée, jette un coup d’œil sur le baromètre accroché près de la porte, et de son index tapote le cadran trois fois, comme s’il pouvait changer le temps. Peu lui importe les caprices du ciel, réveillant ses membres engourdis, comme chaque jour il emprunte d’un pas lent les étroites allées du potager laissé à l’abandon depuis quelques temps, en fait plusieurs fois le tour pour voir si rien n’a changé depuis la veille. Se penchant les mains croisées au bas du dos, il observe les pousses à demi enterrées jusqu’au prochain printemps, saison où la nature renaitra. 

     Dans ce lieu tant entretenu au cours de sa vie, Il aimerait retenir ces instants vécus toutes ces années. Il a planté des arbres, certains n’ont pas résisté aux caprices du climat, au ras du sol restent quelques troncs taillés où parfois il se repose les jours de lassitude.

     En fin de journée, le vieil homme songeur s’assoit au fond du jardin, à l’ombre d’un chêne plus que centenaire, il lui parle de ses questionnements comme à un être vivant. Que de fois a-t-il répété à toute la maisonnée : croyez-moi, ce chêne, me survivra.     

    A chaque évènement familial était planté un arbuste plus ou moins fragile, surtout des fruitiers. Il choisissait le bon emplacement, tenant compte de l’orientation au soleil, au vent, du gel possible. Dans le périmètre tracé au sol, les enfants creusaient de bon cœur aussi profond qu’ils le pouvaient à l’affût des vers de terre, avant de sauter à pieds joints dans le trou.  Léon plantait l’arbre bien droit, aussi droit que sa conscience, puis recouvrait les racines comme s’il cachait un trésor. Les enfants tassaient la terre avec énergie puis accrochaient au pied de l’arbuste une étiquette artistiquement décorée. La création de ces étiquettes les occupait les jours de pluie, Charles dessinait les fruits, Sophie les coloriait, Pierre les plastifiait. Le chef-d’œuvre était glissé dans un bocal posé au pied de la plantation. Chaque matin les artistes venaient voir si l’arbuste avait produit des fruits, comme nourris par la magie de la nuit, et chaque matin ils entendaient le même refrain.

    - Soyez patients mes petits, ça ne pousse pas du ciel sous le clair de lune, Il faut savoir attendre.

     Les jardiniers en herbe ont grandi trop vite, jusqu’au jour où ils ont quitté la maison, délaissant ce jardin où ils ont fait leurs premiers pas.. Depuis les arbres ont poussé, les fruits mûrissent à chaque saison, personne n’est là pour les cueillir, ils pourrissent au sol pour le plaisir des oiseaux.

    Léon va et vient dans cette maison trop silencieuse, trop grande, les jours se ressemblent. Les siens l’ont quitté depuis peu, il aurait aimé les garder plus longtemps près de lui. Il aurait aimé leur dire qu’il avait encore besoin d’eux par leur présence affective, il aurait aimé leur raconter des histoires vraies vécues autrefois, leur confier des secrets portés jusque-là comme un fardeau, leur redire ce qu’ils n’ont pas voulu entendre, c’est sans importance répondaient-ils. 

     Comme dans son jardin, Il a semé des graines d’idées, des bonnes des mauvaises, ces graines ensemencées se reproduiront ou pourriront, il a fait au mieux, chacun tracera son chemin comme bon lui semblera.

    Pour lui tenir compagnie, seul reste les photos jaunies par le temps. Les jours de pluie il ouvre le tiroir secret de la vieille armoire et sort les lourds albums à la couverture de cuir rouge. En haut des pages noires cartonnées sont notées les années, entre chaque page une feuille à demi transparente laisse le mystère sur ce qui suit. Sa vie défile, il s’arrête souvent sur les mêmes photos le regard fixe, reste un certain temps, tourne la page puis revient en arrière avec plus d’attention, il veut se souvenir, depuis quelques temps sa mémoire lui joue des tours. 

    Que pense-t-il, qui sont ces personnes qu’il ne reconnait pas, qui est cette femme souvent près de lui, comment a-t-il pu l’oublier, elle semble si complice à ses côtés ? Vêtue d’une robe d’été jaune à discrètes fleurs blanches, ses cheveux bruns bouclés mi- longs lui couvrent les épaules, face à lui sous son sourire coquin elle le dévore des yeux.

    Soudain, à travers la transparence de cette robe une senteur lui revient, ce parfum lui rappelle la belle Mathilde. Pour lui plaire il avait planté du muguet au fond du jardin à l’ombre du mur de pierres. Comme la floraison était éphémère, il lui offrait rituellement un flacon finement ciselé d’un brin de muguet, contenant ce parfum dont elle s’enivrait. Cette femme plutôt mystérieuse s’absentait des jours ou des semaines, emportant avec elle les fragrances de ce jardin. Il ne questionnait pas, se sentait perdu en son absence mais si heureux  en sa présence.

    Était-ce déjà pour lui les prémices de sa mémoire défaillante ? Il ne sait pas, il ne sait plus.

    Pourquoi ce soir n’est-elle pas près de lui ? Depuis son départ lui semblant loin il n’attend plus rien, sauf son retour, il n’a plus la notion du temps. Au bout de la grande allée, l’aire de muguet s’est étalée, ce parfum va-t-il l’attirer jusqu’ici, va-t-il la faire apparaitre en Mai prochain ?

    Toutes ces années passées, chaque mois faisait naitre de nouvelles floraisons embellissant les massifs. Le mimosa  annonçait la fin de l’hiver, suivi par les tulipes au printemps. Sentant l’été très proche les roses s’ouvraient exhalant leur senteur, les dahlias n’attendaient pas l’automne pour parader de leurs mille couleurs. Avant que Mathilde ne parte il lui composait un énorme bouquet, comme pour la retenir. Avec le temps rien n’y a fait, elle n’est plus revenue depuis plusieurs printemps.

    Tous ces instants de bonheur vécus ravivent parfois sa mémoire, il ferme avec précaution l’album photos, le range comme un objet précieux, sa seule richesse, toute sa vie.

     Demain comme hier, il tracera ses pas dans les allées du jardin en attendant la naissance de nouvelles pousses et peut-être le retour de Mathilde.

    Annick D

  • Nouvelle "Voir sans être vue"

    Avant même l’ouverture du supermarché, bien avant le lever du rideau métallique, la petite femme brune est déjà là depuis plusieurs heures pour briquer les allées. Le spectacle de la consommation va bientôt commencer.

    Le visage dégagé, ses longs cheveux lisses tirés en arrière sont retenus par une natte mettant en valeur ses fines boucles d’oreille en perles bleues. Elle est vêtue d’une blouse grise aux plis encore marqués par le repassage, sous cette couleur sombre elle se sent comme effacée, voire invisible, et pourtant elle est bien là, surtout quand on a besoin d’elle. Le prénom de Marie est épinglé sur la pochette de sa blouse, côté cœur, si toutefois un client est mécontent il saura vite la désigner.

    Marie est postée à l’entrée de l’allée centrale, balai à franges à la main, les yeux mi-clos comme si elle manquait de sommeil. Elle pourrait bien piquer du nez, mais elle se ressaisit, le devoir l’appelle, ce qui ne tarde pas. Allant de droite à gauche entre les clients pour faire disparaitre le moindre papier, légèrement courbée, elle arrive jusqu’au stand de fruits et légumes où il y a fort à faire voyant ces produits frais tombés au sol. Ah ! Si elle avait vu le coupable, plutôt contrariée aurait-elle osé  lui faire remarquer ce gâchis, non ce n’est pas son rôle. Elle a tant de mal à boucler ses fins de mois, de ceci bien sûr elle n’en parle pas à ses collègues.

    Marie jette un œil sur sa montre, elle sent un coup de fatigue, comme un petit creux, mais pas question de gouter la clémentine un peu abimée qui pourtant ne sera pas vendable, elle  risquerait de perdre son emploi, ce serait un pépin pour sa famille. Même à tort, le client a toujours raison, alors elle restera sur sa faim.

    Marie sourit au passage des clients, mais eux ne la voient pas, toujours pressés ils l’ignorent jusqu’à la bousculer. Elle connait les habitués venant aux jours et heures réguliers, surtout les retraités du Lundi matin faisant la chasse aux promos, ils lui sourient, ils ont le temps.. Pour tous elle reste aimable, elle doit être aimable auprès des grincheux comme ce râleur l’invectivant.

          --- Vous avez encore déplacé les rayons, les articles ne sont jamais à la même place.

           --- Peut-être Monsieur, peut-être…

           --- Mais je connais cette voix, ce râleur est mon voisin de palier, évidemment il ignore que je travaille ici, nous n’avons jamais vraiment échangé. Si par hasard je le croise à l’entrée de l’immeuble, sans vraiment remarquer qui je suis, il me dit à peine bonjour, sacoche ordinateur en bandoulière,  en grande conversation son portable à la main.

    Quand Marie rentre chez elle en fin de matinée, elle le rencontre, lui, frais comme un gardon, elle, marchant au ralenti en pensant que sa journée n’est pas terminée, d’autres tâches l’attendent.

    Annick D.

  • Poème de J.Yves "Régine la grande dame du cabaret"

    Le décès de Régine inspira Jean-Yves.

    REGINE, La grande Dame du cabaret

    Elle était la reine de la nuit
    Une longue partie de sa vie,
    La grande star du cabaret
    Son enthousiasme plaisait.

    Interprétant son répertoire
    Joli à entendre,
    Belle dans sa robe noire
    Elle nous a laissé des rêves tendres.

    Autour de son cou, un boa
    Devint son emblème,
    Même, elle le chanta
    Fréquemment sur scène.

    Née sous une bonne étoile
    S'est envolée comme un voile
    En mémoire les fêtes qu'elle apporta
    Avec toute sa joie.

     J ÿ D

  • Nouvelles "Un rayon de soleil"

    Les derniers jours d’été sont là. Après tout, le vingt-deux Septembre je m’en fous, comme chantait Brassens.  Le ciné du quartier n’a pas ouvert ses portes, peu importe, ce n’est pas un temps à rester enfermé. Je vais me faire une séance ciné en plein air en m’installant à une terrasse.

    La place du marché est toujours très animée. La brasserie "Chez Jacquot" dispose de plusieurs tables sur son trottoir. Je m’installe en retrait afin d’être tranquille, voir sans être vue. Près de moi un couple, dans la quarantaine, se tournant presque le dos, ne se parlent pas, l’ambiance semble plutôt froide, tendue. Peut-être que leurs mots sont asphyxiés dans les volutes qu’ils dispersent autour d’eux. Apparemment ils sont là depuis pas mal de temps, six verres vides sont posés devant eux.

    Soudain le ton monte entre eux, très énervés ils se lèvent brusquement, partent chacun de leur côté, en omettant de payer. Le serveur les rappelle, presse le pas, son plateau à la main. Comme par hasard, la cliente en fuite a oublié son sac déposé au sol. Le serveur s’emmêle un pied  dans l’anse du sac, et patatras, il s’étale de tout son long, face à terre. Les bris de verre lui blessent le visage, la bière renversée mousse sur le trottoir, des éclaboussures atteignent mon pantalon blanc.

    Le S A M U arrive rapidement sur les lieux afin de procéder aux premiers soins nécessaires au serveur, avant de le transporter à l’hôpital Bégin. Suite à cet incident les clients sont un peu excités, chacun échange sur l’évènement, certains quittent leur table craignant peut-être que les provocateurs reviennent, même le cocker d’une dame bon chic bon genre se manifeste à sa manière.

     Le gérant du bar vient me voir, bien embarrassé de la situation. Visiblement, il va me demander quelque chose. "Je suis désolée Madame de cet incident, je n’y suis pour rien, le temps n’est pourtant pas à l’orage. Comme vous étiez près de ces clients, vous avez été témoin de la scène. Je vous sollicite  afin de remplir le constat d’accident". 

    Me voilà bien, j’aurais plutôt dû aller au bois. Bon, puisqu’il le faut, je le suis dans la salle, nous nous installons à la table du fond dans la pénombre. Je réponds aux questions qu’il note en souriant tout en ne me quittant pas d’un regard insistant.

    Pourquoi sourit-il donc, il devrait plutôt être contrarié, que me concocte-t-il ? Je vais sitôt avoir la surprise. "Madame, il me semble vous connaitre. (Le coup classique). Étiez-vous par hasard au lycée Picasso ? » Mon sang n’a fait qu’un tour, mais c’est bien Jacques, soudain je reconnus le timbre de sa voix grave, son tic en se raclant la gorge, sa chevelure aussi épaisse avait blanchi ce qui lui donnait encore plus de charme, son regard attentionné derrière ses lunettes avait pris quelques rides, oui, c’était bien lui, comment ai-je pu l’oublier.

    Après cet incident de l’après-midi, la soirée s’annonce chaleureuse. J’attends patiemment la fermeture du bar. Je ne vais pas le perturber, pour ma part, je le suis vraiment. J’ai sans cesse les yeux fixés sur ma montre, que le temps me parait long ! Enfin, après avoir baissé le rideau du bar, nous nous  retrouvons comme avant, seuls, sans témoins, sans constat.

    Comme quoi, tout est bien, qui finit bien. C’est mieux qu’une séance de cinéma. Même après le vingt- deux Septembre, c’est toujours l’été. Ce soir nous avons dix-huit ans.

    Annick D

  • Nouvelle : Un bout de chemin

    Il est cinq heures Paris s'éveille. Après une nuit blanche bien fêtée entre amis, Pierre rentre chez lui, la tête dans les étoiles. Traversant le jardin du Luxembourg désert à cette heure-ci, piétinant les feuilles mortes répandues dans les allées, son passé lui colle aux basques tout comme la terre boueuse sous ses chaussures. 

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  • Le pouvoir des fleurs

    Sortant de chez moi
    Je rencontre une voisine
    Nous papotons de quoi ?
    Vous? On vous vaccine ?
    Nous échangeons nos avis
    Nos doutes, nos envies
    Toutes les possibilités
    Sous nos masques cachées,
    Durant de courts instants.
    Juste au moment
    De nous séparer,
    S'approche un homme
    Les bras de fleurs chargés
    Et subitement me les donne
     Rien, qu'avec un seul mot
              "Cadeau"
    Satisfait le temps d'un regard
    Souriant, aussi sec  il repart
    Cela m'a tellement surpris 
    > À peine le temps d'un merci,
    Dans mes bras repliés
    De longues roses couchées.
              Stupéfaction
    Sans chercher à comprendre
    Vite l'ascenseur à reprendre
    Rentrer pour les mettre
    Dans un grand vase placé
    En évidence, et ainsi décorer
    L'espace, en maître.
               Questions ?
    Non ce n'est pas un admirateur
    Qui m'offrit ces fleurs
    Rien d'inavouable
    Par ce geste aimable,
    Je l'assure pas de soucis
    Ce n'est qu'un sursis,
    Car l'esprit calmé
    La raison j'ai trouvée.
              La vérité
    Ces fleurs étaient destinées 
    Hélas à être jetées.
    Sans doute moins vendables
    C'est le plus probable
    Ayant encore belle allure
    Dommage d'aller aux ordures !
    Car l'homme se dirigeait disons
    Vers l'endroit pour cette action.
    Malgré tout, semi- contrarié
    Ce voisin fleuriste
    Soudain a envisagé
    Une meilleure piste.
    Faire plaisir en passant
    À celle qui aime jardiner
    Pensant elle saura les sauver
    Les faire vivre encore un moment.
    N'est-ce pas charmant ?
             Conclusion
    Il a eu bien raison !
    Le mari s'est posé des questions
    Devant l'embellissement de la maison,
    Un chouette moment d'évasion
    Dans notre conversation !
    Plusieurs jours elles nous ont gâtés
    Heureuses très épanouies,
    Puis des pétales se sont flétries,
    Alors leur cœur s'est endormi
    Et comme pour résister,
    Entières se sont séchées
    Afin parmi nous, encore rester.
                       Ninette

  • Le vaccin

    Le thème vous le connaissez
    Vous n'êtes pas prêts de l'oublier.
    Depuis des mois
    Il nous met en émoi
    Il excite nos oreilles
    Comme nul autre pareil  !

    Enfin, un est en action
    D'autres en gestation.
    Lequel et quand aussi
    Débarquera dans notre pays ?
    Bref cela s'est enfin réglé
    Des doses sont arrivées.

    Les bénéficiaires sont à trier
    D'abord les plus âgés
    Pour la 1e fois seront vaccinés,
    Mais le rythme s'est atténué
    Car la 2e injection est à conserver.

    Maintenant c'est le pire
    Car il faut s'inscrire
    Pour être piqué.
    Facile, un site à contacter
    Ou deux numéros à appeler
    Et tous les espoirs récompensés !
    Que nenni ! Aïe mes tifs !
    Action cent fois répétée
    Résultats négatifs
    Des jours entiers.

    Je ne peux ici parler
    Que de notre expérience passée.
    Après de nombreuses démarches effectuées
    Le 22 janvier, la mairie est sollicitée.
    Alors qu'un mois est passé
    Enfin un appel miraculeux
    Annonce deux RV pour nous deux.
    Ouf ! Mais drôle car ma foi
    C'est pour les jours 22 des futurs mois !
    "22 v'la les flics"?
    Mais non, " 22 on vous pique" !

    Le jour J est arrivé
    Nous nous sommes pointés
    Bien reçus, nos identités
    Sur la liste rayées.
    En salle d'attente placés
    Juste quelques instants,
    Parmi d'autres patients,
    Jusqu'au fatal moment
    Où un médecin charmant
    En charge nous prend.

    L'infirmière l'on rejoint
    Qui administre le vaccin.
    Suivent quelques formalités
    Des conseils nous sont donnés
    Avec grande amabilité.
    Remerciements, compliments pour l'organisation
    Et réjouis, retour à la maison.
    Pour vous rassurer je vous le dis
    Aucun effet secondaire ressenti
    Sans doute avez-vous aussi
    Vécu cet épisode inouï !
    Alors, je crie je vous l'assure
    Vivement la 2e piqûre
    Et vive la vie !
    Ninette