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Dimanche 22 Février nous avons rendez-vous sur le quai du RER A pour Saint-Maur_des_fossés pour aller voir Sandrine vitrailliste passionnée par son travail.
Elle nous a très bien expliqué les outils qu'ils lui servent à travailler. Sa façon de faire : elle fait un croquis qui lui sert de modèle pour découper le verre. puis assemble les morceaux avec du plomb ou avec du cuivre.
Elle nous a fait voir un grand projet qu'elle doit réaliser. Nous lui avons demandé combien de temps elle pensait mettre pour terminer ce vitrail. Elle nous a répondu.... environ 3 mois.
Ce jour là, Madame la Duchesse Charlotte Séguier, nous reçoit dans ses appartements……. de l’Hôtel Sully à Paris,
Bâti en 1625-1630, en pierre de Paris, aménagé par le duc Maximilien de Sully (ministre d'Henri IV) pour son épouse Charlotte Séguier. C’est un appartement "traditionnel" du XVIIème siècle ! Au rez-de-chaussée, un appartement pour le Duc est aménagé tandis que son épouse, Charlotte Séguier, s’installe au premier étage. Les Dames logeaient à l’étage…. c’est l’usage !
La cour et le jardin, sont ouverts, à tous. En ce qui concerne les appartements, il est indispensable de prendre rendez vous… avec Madame…
Notre guide nous attend, dans la cour, nous y accédons par la rue St Antoine. [Vous l’avez certainement remarqué… Cette cour est aussi celle des appartements parisiens du Comte de Mont-Cristo (sur France 2. Les 26 décembre 2025 & 2 janvier 2026)….. !!! ].
La guide nous fait un petit rappel des allégories, en l’occurrence des hauts reliefs, qui surveillent la cour.
Au XVIIe siècle, cette cour était animée par les activités domestiques.
À gauche, un caméléon, signifiant l’air, comme pour attiser le feu que son voisin le dragon crache. Au rez-de-chaussée se tenaient, la cuisine et les communs.
À droite, l’Eau tient un vase sur son épaule comme pour arroser la Terre, protégée par un lion. Sous les arcades, se trouvaient les remises des voitures hippomobiles.
Face à nous, deux sphinx féminins dominent les marches de l’accès au bâtiment des logis (1). Plus haut sur cette façade deux hommes représentent les allégories des saisons d’hivers. L’Automne, Un homme porte des grappes de raisin, pour l’automne, un vieillard appuyé sur une canne signifie l’hiver.
Les allégories des saisons chaudes sont représentées sur la façade arrière du logis, coté jardin.
Mais, vite Madame la duchesse Charlotte Séguier, nous attend…
Nous accédons à l'étage, par un "escalier à l’italienne" (Escalier dont les volées* sont droites et encastrées entre deux murs, en général rectilignes. *Une volée d'escalier est une série continue de marches comprise entre deux paliers).
Avant d’être reçu, nous patientons, dans l’antichambre décorée de tapisserie (d’époque… qui reviennent du château de Sully sur Loire).
Enfin nous sommes introduits auprès de Madame qui nous reçoit… dans sa chambre ! (Rappelez vous c’est l’usage !)
C’est une chambre, avec un plafond dite "à l'italienne" un trompe-œil avec une coupole circulaire peinte qui s’appuie aux angles sur quatre triangles, ornés d'allégories (figurants les Heures du Jour : L’Aube, Le Jour, Le Soir et La Nuit).
Au dessus du lit des angelots (2), allégorie de l’harmonie. Les allégories sont présentes sur chaque façade, et chaque angle, (presque envahissantes !)
Le prie-Dieu, vient du Béarn, bien qu’une grande partie du mobilier ait été repris à Beaune. (Voir lien)
Près de la cheminée, un canapé, à accoudoir, est si usé qu'il mérite d'attention (3): il date de 1483 ! Cousu de fils d'argent, il est arrivé ici avec la dote de la mariée ! Je préfère l’observer que de m’y poser ! Il nous est chuchoté, que derrière ce canapé un médaillon porte la devise en latin "Puri nulla nuociamo" ("Purs, nous ne nuisons aucunement") pour célébrer leur amour :… tout comme ces lettres enlacées : M (Maximilien de Sully), & C (Charlotte).
Un prie-Dieu, un oratoire (4) et un cabinet (5), font aussi partie de la "chambre" dans ce dernier nous apercevons, une chaise…. Ancêtre sans nul doute de nos chaises percées…
Madame la Duchesse, nous reconduit par le jardin. Sur la terrasse, à droite, un mur renard (est un mur (ou fenêtre) factice qui fait face à un autre mur, afin de conserver un effet de symétrie). Quelques autres Hôtels de Paris en possèdent un…. (L’hôtel Aubert de Fontenay (Le Musée Picasso), l’Hôtel de Saint-Aignan (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme), L'hôtel Libéral Bruant, L'Hôtel Gouffier de Thoix.)
Et puis sur la façade arrière du logis, comme pour nous saluer, les dernières allégories des lieux, celles des saisons chaudes, représentées par des femmes. L’une représente le Printemps et ses fleurs, l’autre l’Été porte des gerbes de blé.
Madame la Duchesse est ravie de nous montrer contre un mur à droite, un peu plus bas, son chêne vert pluricentenaire, lequel des deux soutient l’autre ?! (6)
Au fond du jardin, l’orangerie, et son cadran solaire, et l’heure nous rappel, que le bon savoir vivre, est de ne pas s’attarder, lorsque le déjeuné approche. À droite de l'orangerie, une porte, aux allures de passage secret, il nous permet de nous retirer et de rejoindre la Place des Vosges par ses arcades.
L'Hôtel est resté dans la famille jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Depuis 1967 il abrite le siège de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, devenue en 2000 le Centre des monuments nationaux.
Remontons un siècle en arrière, c’est le déclin de l’Art nouveau, l’émergence de (*) l’Art décoratif, les années folles.
Période très riche, très créatrice. Le mobilier aux tons chauds est en bois précieux comme l’ébène, le palissandre ; aux fines lignes se rejoignant, s’entrecroisant, entouré de guirlandes fleuries. Technique Galuchat sur pièces en laque ou en ivoire. Petit mobilier à multiples facettes s’ouvrant ou se pliant, (très ingénieux). Sobriété des sièges.
Les bijoux en argent suivent ces nouvelles lignes aux formes géométriques, touches colorées, fines pierres multicolores.
Les grands magasins explorent cet art en diffusant des grandes affiches dans l’espace public.
Et pour rêver, l’authentique Orient-Express nous permet d’imaginer un voyage dans un appartement décoré en Art Déco. Partons à Constantinople.
Terminus, nous sommes en 2026.
AnnickD
*Expo au Musée des Arts décoratifs jusqu'au 26 avril 2026
Vu le grand soleil un petit groupe était déjà arrivé.
La conférencière est venue nous chercher pour commencer la visite. Elle nous a très bien expliqué l'art déco. On sentait qu'elle maitrisait son sujet surtout sans fiche.
Nous avions rendez-vous ce samedi 8 novembre à 11heures devant le musée des Arts décoratifs pour l'expo "Paul Poiret. La mode en fête".
La conférencière nous attendait pour commencer la visite. Spécialisée dans la mode et le textile Elle nous a transmis avec passion l'histoire de Paul Poiret.
La majorité des vêtements exposés viennent de la collection personnelle de Madame Poiret.
.Je n'ai pas vu l'heure passée et la conférencière non plus.
Au musée des Arts décoratifs, où nous nous sommes donné rendez-vous, la pluie ne nous a pas arrêtés, car nous serons vite à l’abri.
Les créations exposées de ce couturier nous permettent de mieux le connaitre. Au début du 20eme siècle, il révolutionne la haute couture. Il devance Coco Chanel en supprimant le corset, ce qui permet plus d’aisance pour porter ses modèles à taille haute, laisser la liberté du corps, mettre ses courbes en valeur. Ses robes aux différentes longueurs sont souples, colorées, superposition de matières comme la soie, le velours. Applications de fourrure au col et à mi manches .Ses modèles sont inspirés de différentes cultures, broderies appliquées sur un velours bordeaux ou sur un rouge profond indéfinissable. Le boutonnage accentue la fantaisie par ses dégradés en taille et aux tons variés. Quelques modèles osent la jupe culotte.
Notre guide nous explique les techniques de tissage, mélange des différentes matières, lissage, sens du velours. On s’imagine dans l’atelier.
Certains modèles de couturiers plus contemporains complètent cette expo déjà très riche. J’ai fait quelques retours en arrière pour revoir les détails de plus près, ça valait la peine.
Ne connaissant ni l’endroit, ni le musée où il se trouvait l’expo, d’autant plus que la ligne 6, était fermée, Yves et moi, nous décidions de partir de "bonne heure" pour repérer le musée, de déjeuner à proximité (près de Montparnasse) cela ne devait pas être difficile et, de nous retrouver à 13h45 avec le groupe. En avant c’est parti, en bus.
Arrivé sur place, nous apercevons de la rue, une statue équestre, superbe ! Appareil photo en main, nous approchons, et nous franchissons les portes du musée. Nous voilà au sas de sécurité, accueilli par "Bonjour, Vous pouvez entrer, visiter les ateliers et les jardins après les arcades" .
Je réponds simplement "Oh merci beaucoup", et m’adressant à Yves "C’est bien, nous déjeunerons dehors et ensuite nous reviendrons rejoindre le groupe" .
La jeune femme de l’accueil, souriante nous informe qu’il existe un petit restaurant au 1er étage. Oh génial ! et regardant ma montre, j’éclate de rire, qui surprend la jeune femme (et je lui explique que je n’aimais pas être en retard !) Il était 10 h 10 !
Donc pour notre visite guidée à 14 h nous avions vraiment de l’avance….
Pas un chat nulle part, idéal pour nos prises de vues non ? Les jardins ? Espace de sculptures de part et d’autre derrière des arbustes, ou fleurs qui en cette saison sont plutôt dévêtues. Et puis à l’opposé de la 1ère statue équestre sans cavalier, une autre avec son cavalier représente le Générale Alvear, qui apporta l’indépendance à l’Argentine. La statue fut hélitreuillée, là au fonds du jardin ! (confidence de l’un des agents du musée à Yves, qui lui posa la question avant de monter déjeuner).
Le guide nous le connaissions… suite à de précédentes visites… mais il est nécessaire de "rafraichir la mémoire" des règles du "canon", du "faune"…. L’art de l’enseignement n’est-ce pas la répétition ? Mais aucune lassitude à l’écouter.
Et surtout ces quelques "secrets"…
La sculpture Héraclès archer….. Celle qui permit à Bourdelle de se faire reconnaitre parmi les "Grands" Pour cette œuvre, Bourdelle demanda à un ami, militaire et sportif, le commandant André Doyen-Parigot, de poser pour lui. Son visage apparaît sur la 5ème étude. L’officier ne voulant pas être reconnu, ni par ses amis ni ses officiers, Bourdelle modifia la tête de son modèle, et lui donner les traits d’un jeune grec…, (déjà un droit à l’image ? !).
Et puis, ce buste enfantin … qui fut le "fil déclencheur" de tout cela, ou tout simplement du Musée… Michel Cognacq, fils (enfant décédé jeune) de Gabriel Cognacq, ce dernier souhaite que Bourdelle réalise une sculpture de son fils Michel, d’après une photo, Bordelle ne travaille pas ainsi. Pourtant il réalise le buste, mais refuse de se faire payer pour "un travail pour un si jeune défunt".
Lorsqu’en 1929, après le décès du sculpteur, Cléopâtre Bourdelle (locataire) ne peut pas garder les ateliers, c’est grâce à la générosité du mécène Gabriel Cognacq, (ni plus ni moins le neveu, et seul héritier des Cognacq-Jay… La Samaritaine !), que Cléopâtre, achète les ateliers du passage du Maine, (aujourd’hui rue Antoine Bourdelle) qui en 1949, deviennent le Musée Bourdelle.
Et encore, les 4 bas reliefs du Théâtre des Champs Élysées dont les traits ne sont autres que ceux d’Isadora Duncan…
Quelques secrets, mais il en reste d’autres à y découvrir.
Après le départ du guide, nous nous retrouvons au 1er étage, pour prendre un thé, et trainer encore….
Arrivée de bonne heure (?) mais qu’elle bonheur !!... pour juste quelque douces et bonnes heures là dans ce petit paradis du Musée Bourdelle.