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Le musée de Gustave Moreau…. Immeuble de 3 étages, fut aussi son atelier, et en même temps son appartement, comme bien souvent pour les peintres ou sculpteurs.
Autant les pièces de appartements sont petites, presque minuscules, et sombres autant l’espace des ateliers est haut, spacieux et lumineux. Cette lumière du nord, indispensable aux grands peintres, et sculpteurs pour parfaire leurs œuvres, mais Lumière tout de même.
Un superbe escalier en colimaçon, au fond de cet atelier, où sont accroché, les œuvres grandioses (en taille) de Gustave Moreau.
Et si l’habitude est d’admirer une œuvre, (quel qu’elle soit) de visu ou de bas vers le haut… Étrange et surprenante est cette sensation en descendant l’escalier, d’admirer les tableaux, en contre plongé. Bizarre, bizarre mais le coup l’œil le vaut bien !
Gustave Moreau, outre ses grands tableaux réalisa des sculptures… Mais plus étrange il dessina soixante-quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine à la demande d’Antony Roux (1833-1913), l’un de ses principaux collectionneurs.
Et pour la "petite histoire" Gustave Moreau eut pour élève (entre autre) Matisse et Méliès !! Deux grands noms dont l’art est tellement différent.
Visite Carnavalet Mme de Sévigné le 19 avril 2026 Arvem
Tout va très bien Mme la Marquise !
Vous ne pouvez pas la manquer si vous êtes Parisien ou si vous vous baladez dans Paris. Elle s'affiche sur tous les panneaux électroniques de la capitale. Elle est jolie. On la devine pétillante. C'est Mme de SÉVIGNÉ née Marie RABUTIN-CHANTAL en 1626. Pour la rencontrer il faut se rendre au Musée Carnavalet où une exposition temporaire lui est consacrée. Date limite : 23 août 2026.
Encore une fois Jeannette et ARVEM nous ont embarqués au Musée. Bon groupe. Bonne météo. On suit le conférencier En 1644 notre héroïne devient marquise en épousant le marquis Henri de Sévigné. Il meurt en 1651. Jeune veuve à 25 ans fait preuve de résilience et d'audace épistolaire. Son éducation privilégiée lui permet de fréquenter les cercles les plus huppés et de tenir un salon très prisé. Veuve et riche, elle est libre.
Elle sera locataire de l'hôtel Carnavalet situé dans le Marais, et ce, jusqu'à sa mort. Elle devient écrivaine presqu'à son insu car ce qui la motive c'est de garder le contact avec sa fille chérie Françoise Marguerite de Grignan qui vit en Provence. Toutes ses correspondances (fille, relations) sont de vraies pépites qui font de Mme de Sévigné une vraie chroniqueuse qui aborde tous les sujets (futiles ou sérieux, mais toujours avec une pointe d'humour). Nous traversons le siècle de Louis XIV avec plaisir.
C'est déjà une "influenceuse"!!! Au fil du temps Mme de Sévigné deviendra une marque pour produits de luxe.
Notre échappée culturelle se termine (comme d'habitude) par un déjeuner dans une brasserie située dans le quartier. Et le Marais vaut le détour.
Je ne vous ai pas tout dit. Pour tout savoir il faut y aller.
Cet après midi, nous avions rendez vous avec Sandrine, qui nous ouvre les portes de son atelier de vitrailliste.
Le lieu, était autrefois une usine de serrurerie et de construction métallique. Aujourd’hui il sert parfois de lieu de tournage, le dernier en date "L’Affaire Bojarski" (sorti en janvier 2026)….
Dans cet espace, deux grands plans de travail sont installés. Sandrine nous invite vers celui, du centre, le plus grand.
Le vitrail "c’est comme" un puzzle… en verre !
Mais avant d’y parvenir, un certains nombres d’étapes sont à prévoir, et à respecter.
Sandrine, nous reçoit donc dans son atelier, pour nous dévoiler quelques uns de ces (et ses) secrets.
L’artiste, le vitrailliste, doit tout créer : du dessin, même lorsque le client fourni l’image, car il doit réaliser une "maquette", au montage des pièces. Il existe 3 types de vitrail : le "fusing", le plomb, et le Tiffany. À chacun, sa beauté, sa spécifiée… Sandrine, les pratiques, tous les trois.
Pour le fusing, ou fusion, les verres sont cuits au four, mais attention ! Tous les verres n’ont pas le même coefficient de dilatation, donc ils éclatent lorsqu’ils sont superposés, cela peut faire des merveilles, mais parfois…..
Le vitrail au plomb, plus connu… car pratiquement ancestral. C’est lui que l’on admire, très grand dans les églises.
Il est indispensable de prendre certaines précautions à cause du "saturnisme", porter des gants, des lunettes de protection, …..
La technique qui attire mon attention, et toute ma curiosité c’est la Tiffany !
Avec un T majuscule car elle porte le nom de son créateur…. (Louis Confort Tiffany 1848-1933).
Les étapes de création sont semblables pour le plomb et le Tiffany, tout ce joue, sur le liant…. Ce "petit truc" qui unit tous les morceaux du puzzle.
Avant tout il est donc nécessaire de réaliser une maquette définissant le nombre de pièces, et approprier à chacune sa couleur. Puis il faut en reproduire le tracé à l’échelle réelle en deux exemplaires, (un carton pour la coupe et un pour l’assemblage) un calque est aussi indispensable, pour d’éventuelle casse. Les pièces sont différenciées par un numéro, qui est reporté sur tous les supports afin de les identifier facilement.
Les pièces de verre, une fois découpées et poncées portent aussi ce N°, (3) qui pourra être effacés après la cuisson éventuelle qui fixe la couleur. Et mieux vaut n’oublier aucune de ces étapes, qui ont une grande importance, simplement pour reconstituer le puzzle.
Pour la technique Tiffany, le cuivre et l’étain sont utilisés.
Une fois la pièce de verre découpée son profil est meulé, pour adoucir les arrêtes et garder une épaisseur parfaitement plate. Puis la pièce doit être nettoyée avant d’y coller une bande de cuivre adhésive. Les bords de cette bande sont repliés sur le verre. Ensuite ils sont posés sur le support d’assemblage. Enfin, ils sont soudés les unes aux autres avec de l'étain, des deux cotés du vitrail. Voilà pour faire simple !
Sandrine nous fait découvrir le chant du verre ! Hé oui, lui aussi chante, c’est ce petit "bzz" que le coupe verre fait en passant sur la feuille de verre, pour tracer sa coupe.
Quant au plomb, en tige de 2 m, souple comme un spaghetti trop cuit, lui a, une âme et des ailes !...
Tout au long de ses indications, chacun de nous interpelle Sandrine de : pourquoi ? Comment ? Es ce que ?
Et puis Sandrine, nous dévoile son "arme secrète" ! Dés fois qu’il en faillait une, pour réaliser ces merveilles. Et tous, (ou 99 % d’entre nous) sommes, surpris, ébahi par ses ciseaux à 3 lames !
Ces ciseaux permettent le calibrage du papier. La lame du milieu permet de retirer une languette correspondant à l’épaisseur, 1,8 mm pour l’âme du plomb, ou 1,1 mm du ruban de cuivre + l’étain.
Il existe des ciseaux adéquats à chacun. Car sur un vitrail, de 120 cm, qui doit rentrer dans une charpente, 1,8 mm, multipliés par X fois, cela compte, et plus rien ne rentre à sa place !
Ces dernières décennies, certaines villes ont ouvrèrent leur monument pour recevoir les vitraux de grands noms de la peinture tel : Chagall (1887-1985) L’église Notre-Dame de Toute Grâce au Plateau d’Assy, et la Cathédrale de Reims. Henri Matisse (1869-1954) à la Chapelle du Rosaire de Vence. Et d’autre encore….
Avec "l’Art Nouveau" le vitrail devient un art vivant, pour être reçu à bras ouverts chez certains particuliers.
Merci à Sandrine de ces découvertes…. Et puis, pour ceux qui se sentent une âme et des ailes de plomb de vitrailliste, Sandrine propose des cours !!!!
Dimanche 22 Février nous avons rendez-vous sur le quai du RER A pour Saint-Maur_des_fossés pour aller voir Sandrine vitrailliste passionnée par son travail.
Elle nous a très bien expliqué les outils qu'ils lui servent à travailler. Sa façon de faire : elle fait un croquis qui lui sert de modèle pour découper le verre. puis assemble les morceaux avec du plomb ou avec du cuivre.
Elle nous a fait voir un grand projet qu'elle doit réaliser. Nous lui avons demandé combien de temps elle pensait mettre pour terminer ce vitrail. Elle nous a répondu.... environ 3 mois.
Ce jour là, Madame la Duchesse Charlotte Séguier, nous reçoit dans ses appartements……. de l’Hôtel Sully à Paris,
Bâti en 1625-1630, en pierre de Paris, aménagé par le duc Maximilien de Sully (ministre d'Henri IV) pour son épouse Charlotte Séguier. C’est un appartement "traditionnel" du XVIIème siècle ! Au rez-de-chaussée, un appartement pour le Duc est aménagé tandis que son épouse, Charlotte Séguier, s’installe au premier étage. Les Dames logeaient à l’étage…. c’est l’usage !
La cour et le jardin, sont ouverts, à tous. En ce qui concerne les appartements, il est indispensable de prendre rendez vous… avec Madame…
Notre guide nous attend, dans la cour, nous y accédons par la rue St Antoine. [Vous l’avez certainement remarqué… Cette cour est aussi celle des appartements parisiens du Comte de Mont-Cristo (sur France 2. Les 26 décembre 2025 & 2 janvier 2026)….. !!! ].
La guide nous fait un petit rappel des allégories, en l’occurrence des hauts reliefs, qui surveillent la cour.
Au XVIIe siècle, cette cour était animée par les activités domestiques.
À gauche, un caméléon, signifiant l’air, comme pour attiser le feu que son voisin le dragon crache. Au rez-de-chaussée se tenaient, la cuisine et les communs.
À droite, l’Eau tient un vase sur son épaule comme pour arroser la Terre, protégée par un lion. Sous les arcades, se trouvaient les remises des voitures hippomobiles.
Face à nous, deux sphinx féminins dominent les marches de l’accès au bâtiment des logis (1). Plus haut sur cette façade deux hommes représentent les allégories des saisons d’hivers. L’Automne, Un homme porte des grappes de raisin, pour l’automne, un vieillard appuyé sur une canne signifie l’hiver.
Les allégories des saisons chaudes sont représentées sur la façade arrière du logis, coté jardin.
Mais, vite Madame la duchesse Charlotte Séguier, nous attend…
Nous accédons à l'étage, par un "escalier à l’italienne" (Escalier dont les volées* sont droites et encastrées entre deux murs, en général rectilignes. *Une volée d'escalier est une série continue de marches comprise entre deux paliers).
Avant d’être reçu, nous patientons, dans l’antichambre décorée de tapisserie (d’époque… qui reviennent du château de Sully sur Loire).
Enfin nous sommes introduits auprès de Madame qui nous reçoit… dans sa chambre ! (Rappelez vous c’est l’usage !)
C’est une chambre, avec un plafond dite "à l'italienne" un trompe-œil avec une coupole circulaire peinte qui s’appuie aux angles sur quatre triangles, ornés d'allégories (figurants les Heures du Jour : L’Aube, Le Jour, Le Soir et La Nuit).
Au dessus du lit des angelots (2), allégorie de l’harmonie. Les allégories sont présentes sur chaque façade, et chaque angle, (presque envahissantes !)
Le prie-Dieu, vient du Béarn, bien qu’une grande partie du mobilier ait été repris à Beaune. (Voir lien)
Près de la cheminée, un canapé, à accoudoir, est si usé qu'il mérite d'attention (3): il date de 1483 ! Cousu de fils d'argent, il est arrivé ici avec la dote de la mariée ! Je préfère l’observer que de m’y poser ! Il nous est chuchoté, que derrière ce canapé un médaillon porte la devise en latin "Puri nulla nuociamo" ("Purs, nous ne nuisons aucunement") pour célébrer leur amour :… tout comme ces lettres enlacées : M (Maximilien de Sully), & C (Charlotte).
Un prie-Dieu, un oratoire (4) et un cabinet (5), font aussi partie de la "chambre" dans ce dernier nous apercevons, une chaise…. Ancêtre sans nul doute de nos chaises percées…
Madame la Duchesse, nous reconduit par le jardin. Sur la terrasse, à droite, un mur renard (est un mur (ou fenêtre) factice qui fait face à un autre mur, afin de conserver un effet de symétrie). Quelques autres Hôtels de Paris en possèdent un…. (L’hôtel Aubert de Fontenay (Le Musée Picasso), l’Hôtel de Saint-Aignan (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme), L'hôtel Libéral Bruant, L'Hôtel Gouffier de Thoix.)
Et puis sur la façade arrière du logis, comme pour nous saluer, les dernières allégories des lieux, celles des saisons chaudes, représentées par des femmes. L’une représente le Printemps et ses fleurs, l’autre l’Été porte des gerbes de blé.
Madame la Duchesse est ravie de nous montrer contre un mur à droite, un peu plus bas, son chêne vert pluricentenaire, lequel des deux soutient l’autre ?! (6)
Au fond du jardin, l’orangerie, et son cadran solaire, et l’heure nous rappel, que le bon savoir vivre, est de ne pas s’attarder, lorsque le déjeuné approche. À droite de l'orangerie, une porte, aux allures de passage secret, il nous permet de nous retirer et de rejoindre la Place des Vosges par ses arcades.
L'Hôtel est resté dans la famille jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Depuis 1967 il abrite le siège de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, devenue en 2000 le Centre des monuments nationaux.
Remontons un siècle en arrière, c’est le déclin de l’Art nouveau, l’émergence de (*) l’Art décoratif, les années folles.
Période très riche, très créatrice. Le mobilier aux tons chauds est en bois précieux comme l’ébène, le palissandre ; aux fines lignes se rejoignant, s’entrecroisant, entouré de guirlandes fleuries. Technique Galuchat sur pièces en laque ou en ivoire. Petit mobilier à multiples facettes s’ouvrant ou se pliant, (très ingénieux). Sobriété des sièges.
Les bijoux en argent suivent ces nouvelles lignes aux formes géométriques, touches colorées, fines pierres multicolores.
Les grands magasins explorent cet art en diffusant des grandes affiches dans l’espace public.
Et pour rêver, l’authentique Orient-Express nous permet d’imaginer un voyage dans un appartement décoré en Art Déco. Partons à Constantinople.
Terminus, nous sommes en 2026.
AnnickD
*Expo au Musée des Arts décoratifs jusqu'au 26 avril 2026
Vu le grand soleil un petit groupe était déjà arrivé.
La conférencière est venue nous chercher pour commencer la visite. Elle nous a très bien expliqué l'art déco. On sentait qu'elle maitrisait son sujet surtout sans fiche.
Nous avions rendez-vous ce samedi 8 novembre à 11heures devant le musée des Arts décoratifs pour l'expo "Paul Poiret. La mode en fête".
La conférencière nous attendait pour commencer la visite. Spécialisée dans la mode et le textile Elle nous a transmis avec passion l'histoire de Paul Poiret.
La majorité des vêtements exposés viennent de la collection personnelle de Madame Poiret.
.Je n'ai pas vu l'heure passée et la conférencière non plus.
Au musée des Arts décoratifs, où nous nous sommes donné rendez-vous, la pluie ne nous a pas arrêtés, car nous serons vite à l’abri.
Les créations exposées de ce couturier nous permettent de mieux le connaitre. Au début du 20eme siècle, il révolutionne la haute couture. Il devance Coco Chanel en supprimant le corset, ce qui permet plus d’aisance pour porter ses modèles à taille haute, laisser la liberté du corps, mettre ses courbes en valeur. Ses robes aux différentes longueurs sont souples, colorées, superposition de matières comme la soie, le velours. Applications de fourrure au col et à mi manches .Ses modèles sont inspirés de différentes cultures, broderies appliquées sur un velours bordeaux ou sur un rouge profond indéfinissable. Le boutonnage accentue la fantaisie par ses dégradés en taille et aux tons variés. Quelques modèles osent la jupe culotte.
Notre guide nous explique les techniques de tissage, mélange des différentes matières, lissage, sens du velours. On s’imagine dans l’atelier.
Certains modèles de couturiers plus contemporains complètent cette expo déjà très riche. J’ai fait quelques retours en arrière pour revoir les détails de plus près, ça valait la peine.