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02.02.2017

L'espoir

Avec "l'affaire Fillon"
La justice va tracer son sillon
Et tous ses champions
L'auront dans l'croupion !

Alors de cela, qui va sortir
Pour la France à conduire?
Quel phénomène prendra la place
Un prétendant plein d'audace ?

Est-ce "la macronique"
La bonne tactique ?
C'est anachronique
Pour la République
D'être un Président unique !

Puisque Fillon est attaqué
Valls écarté, Hamon utopique,
Les électeurs vont-ils nommer
Mélenchon ou Macron l'énergique

Une nouvelle musique ?
Si Fillon démissionne,
Marine fanfaronne
Envisageant son avènement
"A moi, le gouvernement" !

Nos anciens dirigeants effarés
Doivent se retourner
Dans leurs tombes, constater
Les magouilles des successeurs
Et grâce au peuple électeur
Voir les têtes tomber.
Par la guillotine ? Non, les informations
La moderne Révolution et son action.

De la politique, le désenchantement ?
Faudra pourtant assurément
Y croire encore, prochainement,
Pour trouver un bon Président !
Allez, citoyens, gardez l'espoir
Et faites votre " propre" devoir
En votre âme et conscience,

Mais souhaitons nous bonne chance !

NInette

18.11.2016

Confusion matinale

    Que s'est-il passé ?
La lune se serait-elle mariée
Une fois le soleil couché ?
Cette nuit y a-t-il eu une fête
Car ce matin, de ma fenêtre
Mes yeux étonnés
Sur le trottoir, ont remarqué
Des confettis en quantité.

Pourtant je n'ai rien entendu
Aucun bruit le soir venu
Vrai, les oiseaux endormis
Les chiens chez eux à l'abri,
Aucun promeneur par la pluie
    Alors, que s'est-il passé ?

Ma surprise maîtrisée
Soudain j'admets la réalité.
"Arrête ton imagination"
Me dit la voix de la raison
"C'est la nouvelle saison
Celle que l'on nomme automne
Celle qui occasionne
Toute ta confusion"

Pas de fête de mariage
Sous un ciel couvert de nuages,
Mais le tourment des vents
Qui prennent le temps
De faire perdre aux arbres leur allure,
Ainsi éparpiller leur parure
Recouvrant le sol d'un tapis
Tel un semis de confettis.

paris,atutomne

 

 

 

 

 

Alors encore un furtif regard
Avant qu'il ne soit trop tard,
Sur cette nature citadine
Qui met tout son art
À charmer les âmes mutines
Dont parfois l'esprit s'égare.
Soudain, je vois la lune qui sourit
Face à mon étourderie,
C'est qu'elle, pardi, a pu observer
Tout ce qui s'est passé.

Ninette

23.06.2016

Petite chronique ornithologique des Marguettes - Printemps 2016

Notre dernière chronique date de l'été dernier. Son héros était jeune merle, un merlot, baptisé Piou Piou, qui venait régulièrement quémander de la provende auprès de Nicole. Il est maintenant adulte et on ne distingue plus de ses congénères, toujours aussi affamés que lui , mais il vient régulièrement frapper aux carreaux !

Si l’hiver a été doux, le resto du cœur pour oiseaux des Marguettes est resté ouvert en permanence avec les mêmes clients.

En cette fin du mois d’avril, le jardin est en fleurs : arbres de Judée, forsythia, Koria (chorette), oranger du Mexique, Magnolias blancs, Lilas …Primevères, pâquerettes et violettes blanches forment des tapis colorés sur le gazon.

Nous voyons toujours notre volière habituelle : pigeons patauds au jabot avantageux, merles, mésanges, pies, moineaux, et bien sûr les impitoyables geais, qui surgissent comme des flèches lorsqu’une boulette de brioche est lancée. Ce matin, ce fut une escadrille de quatre geais !

Hier, Nicole lance une boulette sous un buisson d’arbousier où se précipite un petit merle, très vite chassé par une pie, laquelle se perche alors sur une branche, mais… y reste sans bouger. Mais que se passe-t-il ?

En regardant attentivement, on aperçoit, bien camouflée dans les rosiers, non loin du buisson, la superbe chatte angora Michka, que nous connaissons bien, et qui attend son heure…

Le superbe pic vert manque encore à l’appel. Nous l’espérons bientôt…

En ce lundi 2 mai, c’est l’effervescence dans le jardin : toute la volière s’agite car les geais sont venus nous présenter leur deux nouveaux petits (pas si petits que ça d’ailleurs…) Comme nous l’avons déjà observé, ils leur apprennent, côte à côte sur la pelouse, à se saisir de la boulette de pain, mais continuent à refuser les cacahouètes.

Nous comprenons mieux pourquoi ces derniers jours, les geais refusaient les cacahouètes et se précipitaient sur les morceaux de pain brioché : pédagogie oblige !

Ainsi continue notre agréable cohabitation avec nos chers oiseaux…

Jacques et Nicole

20.04.2016

Maxim's

Lors de notre rendez-vous, avec Marlène Dietrich, chez Maxim's nous avons remarqué un dessin de Sem. Celui des personnages dans le salon, qui est devenu "le logo" de la maison. On le retrouve sur tous les supports papier Maxim's, les menus, les étiquettes de vin, de Gin, de Champagne, et même sur les capsules de muselet.

Collectionnant ces petites choses (cliquez sur les images pour les agrandir),

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j'avais écrit une note, sur Maxim's, pour la revue de l'association d'œnographilie, où je suis adhérente. Lire l'article ICI.

Tchin, Tchin à notre santé "Le papier, peut se consommer, sans modération, pour le plaisir de l'œil !"

Arletteck

14.04.2016

Vie quotidienne "Les dents"

Cette histoire n'est pas celle
De la "Dent du Chat"
Cette montagne de Savoie,
Ni "Les dents de la mer" ou autres
Pas plus celle des dentelles,
Ce sont simplement les nôtres.

Ah! La la ! Les dents quelle misère !

Pour les avoir bébé
Vous aussi le savez
Combien nous avons pleuré !
Puis, avec les sucreries
Vinrent les caries.
Et hop ! En piste
Bonjour le dentiste!
Ado, sont-elles mal alignées ?
Allez hop! Devanture grillagée
Sourire plombé, métallisé
Et pour quelques années.

Ah! La la ! Les dents quelle misère !

Encore plus tard soudain
Voici un autre refrain,
La gencive en grossesse
V'la t'y pas les dents de sagesse !
Les aider à pousser ?
Piqûres, faut y passer,
Bistouri pour décapuchonner
Pas question de ronchonner.

Ah! La la ! Les dents quelle misère !

Quelques années à surveiller,
Mais histoire de nous ennuyer
Elles se mettent à saigner,
Les bactéries s'y sont logées.
Dentiste, à notre secours
Pour ne pas les perdre tour à tour
Avant qu'elles ne se déchaussent
Vite, faites quelque chose !
Et nous voici embarqués
Pour être à nouveau dorlotés.
Radios, piquage, grattage,
Ah ! Faut pas prendre de l'âge !

 Ah! La la ! Les dents quelle misère

Pour ne pas faire partie de la bande
"Des sans dents" de Hollande,
Alors n'attendons pas le moment
Où les poules auront des dents.
Il faut savoir souffrir
Pour garder un beau sourire
Auquel modestement j'aspire
À la lecture de ce délire !
Si vos souvenirs j'ai évoqué
Pitié, pas une dent contre moi, à garder !

Ninette

25.02.2016

"Paris Nostalgie" Jacques Vaillant

Lors de nos visites, découvertes de musée, expo, ou ballade hors de Paris, en voyant Yves porter sa mallette en alu, peut-être vous êtes vous demandé « Pourquoi tout ce gros “matos”  là dedans ? »… Sans oser lui poser la question. Ben voilà…

Yves, est un passionné… de photo, et surtout cinéma… Mais “pire” il aime le faire, le monter, de défaire… le remontrer, le créer !!! Un jour en 2009, juste pour le plaisir, comme un gamin, sur un “pari”, un “défi”, suite à une critique qu’il a faite, sur le clip existant, Il en crée un nouveau. Ça, c’est pas trop dur aujourd’hui.

Ce clip “Paris Nostalgie” chanté par Jacques Vaillant, auteur-interprète qui avait eut l’autorisation dans les années 70, de se produire dans les couloirs de la RATP qui engageait, sous contrat des chanteurs, ou musiciens !!

Pour l’anecdote,  de “pari”, en “défi”, Yves a fait des prises de vues de Jacques qui chante, de jour comme de nuit.  Par l’intermédiaire du journal “20 MINUTES” Yves donne rendez-vous à ses fans, place de l’Étoile un 15 Août, à la grande surprise de Jacques… Une cinquantaine de fans étaient là.  L’une d’elle m’avait confié, avoir prénommée sa fille  “Alvina”, du titre de l’une des chansons de Jacques. Ce 15 Août, il descend  les Champs Élysées, en vélo, suivant notre voiture de près, alors qu’il n’a jamais roulé qu’en tandem et en province là où il habite, car Jacques est pratiquement non voyant…

Yves donne rendez-vous place des Vosges à une école de danse de salon…. Et nous voilà danser la valse sous les arcades… Amusés, des passants se joignent à nous,

Et bien d’autres péripéties bien amusantes sont nées de cette aventure.  

Grâce à ce clip, Jacques est remonté sur les plateaux… pour quelques concerts, et une grande amitié est restée, entre nous trois… Car moi, j’ai été “kidnappée” pour la régie !!! Mais entourer de ces 2 artistes pleins de dynamisme, de rire et d’humour, je n’ai pu que m’amuser. Alors ouvrez grands, aussi bien les oreilles que les yeux… Et donnez votre avis.

 Arlette

24.11.2015

Lumières de Toussaint

Très tôt ce matin
Alors que dort le quartier,
A la fenêtre, mettant le nez,
J'aperçois, très au loin,
Une façade enflammée.
Depuis, l'immeuble voisin,
Un local.entièrement allumé.
Si tôt ? Quelle drôle d'idée!
 
J'insiste mon regard,
Et quelques instants plus tard,
Je réalise subitement
Que tout ce rouge flamboyant
Est l’œuvre du soleil levant
A l'horizon, si brillant.
 
Une fois l'émotion passée,
Sans quitter mon poste de guet,
Je constate très vite
Que l'éclat faiblit sur les vitres!
Mais subsiste un ciel coloré
Dans des tons orangés.
 
C'est que le jour va arriver,
Comme déjà j'avais admiré,
Des arbres, les dégradés
De couleurs, du vert au doré
Ces jaunes lumineux,
Derniers aspects heureux
De cette vie saisonnière
Qui nous offre tant de lumière.
 
Le soir, alors que la pénombre arrive
Les feuilles sont encore actives
Jonchées au sol ou accrochées,
Elles éclairent encore l'allée,
Attirant mes yeux émerveillés
Sur tant d'éphémère beauté,
Car malgré cette Toussaint ensoleillée
Belle nature va s'ensommeiller.
 
Ninette

13.11.2015

Ludothèque des Conseils de quartier du 12è

La Lud'O'douze des Conseils de quartier du 12è vous invite à découvrir toute la richesse et la diversité des jeux de société et de plateau à la Maison des Associations du 12è, 181 avenue Daumesnil le mercredi 18 novembre à 18h30..

Au programme : jeux de stratégie, d'adresse, de rapidité, de lettres, de bluff, d'enchères, d'ambiance etc..

Jeanet

03.10.2015

Petite chronique ornithologique des Marguettes – été 2015

Nous sommes en septembre 2015. Entre la canicule et la froidure, nos petits amis ont toujours été présents pour quêter nourriture et… eau.

En effet, au plus fort de la canicule, Nicole a déposé une gamelle d’eau au milieu des rosiers, très vite fréquentée. Mais un geai fort lourd l’a renversée après avoir bu et l’a jetée sur la pelouse. Il a fallu la lester d’un gros caillou pour que l’abreuvoir providentiel recommence à fonctionner.

Fin avril, une nouvelle vedette est apparue dans la cour, pendant plusieurs semaines : Pioupiou, jeune merle frétillant des ailes comme un colibri dès qu’il aperçoit sa bonne fée nourricière. Il se pose alors sur le bord de la jardinière et attend calmement sa provende.

On a pu observer la pousse de ses ailes et de sa queue.

Nicole me dit : "regarde, il y a un canard dans le sapin" et de rire ! Il s’agit du gros Noah, qui vient réclamer sa pitance.

Les geais sont en effet toujours présents. Nous les avons vus à plusieurs, avec des petits à qui ils donnaient la becquée. Ils parachèvent leur éducation en leur donnant des cacahouètes avec l’écorce pour les habituer à décortiquer.

Habituellement le couple de geais emmène leurs ados au bois pour l’été et les y laisse. Mais cette année un jeune est revenu avec eux, ce qui n’a pas été du goût des parents. Il y a une quelques bagarres entre les trois, toutes crêtes hérissées…

En ce moment, comme toujours à cette époque de l’année, ils ont le cou déplumé comme un poulet, ce qui leur donne une allure un tantinet ridicule.

Bonne nouvelle pour eux : c’est une année à glands dont on sait que les geais des chênes sont friands. Encore que… à la poignée de glands venus du bois de Vincennes - mais ils sont encore trop verts - ils ont préféré des cacahouètes.

Nous avons dû retirer le petit récipient contenant la nourriture qui était à l’intérieur du salon sur le radiateur, car, en été, j’ai surpris un geai et le jeune pioupiou se servant directement dans la gamelle ! Il ne faut pas abuser !

Les merles sont là aussi et nous ont présenté trois petits, à qui ils ont donnés devant nous la becquée. Au départ, mâles et femelles sont bruns. Puis les mâles se différencient progressivement en arborant des plumes noires, ce qui leur donne pendant quelques semaines un aspect bicolore étonnant.

Les timides petites mésanges se risquent devant la fenêtre lorsque les geais sont loin, car ces brutes les terrorisent !

La mésange bleue après un an de solitude s’est retrouvée un compagnon et nous avons eu deux rouge gorge cet hiver.

Une bande d’étourneaux est venue occuper le terrain dès la fin du mois d’août puis est repartie. Habituellement, ils viennent en automne se régaler des raisins de la vigne vierge.

À la mi-août est revenu le solitaire et magnifique pic vert dans sa robe rouge et verte. Il a passé la matinée à piocher sur la pelouse à la recherche de fourmis et est revenu plusieurs jours de suite.

Tout ce petit monde nettoie les végétaux des chenilles et pucerons. Nous n’utilisons désormais plus de produits chimiques pour éradiquer ces insectes. C’est joindre l’utile et l’agréable.

Ainsi se poursuit la vie de nos oiseaux aux Marguettes (*).

L’automne arrive… À suivre.

Jacques et Nicole

(*) Petite chronique ornithologique janvier 2015

15.09.2015

La campagne à Paris

En ce 3 septembre, près de la rentrée
Il nous était annoncé
Une grande manifestation
Des paysans de toutes régions.
Menaçants, ils avaient bien dit,
"Nous viendrons tous à Paris
Bloquer la place de la Nation,
Avec tous nos tracteurs
Chers véhicules de notre labeur".

Ah ! Mes amis, les avez-vous vus ?
Peut-être à la télé, aperçus ?
Moi, jamais de si près, mon Dieu
Que ces engins sont monstrueux !
Mais habillés de jolies couleurs, s'il vous plaît
Ne dirait-on pas de gros jouets,
Là, sur mon avenue, côte à côte, bien alignés
Le nez vers le trottoir tourné.

De ma fenêtre je les aperçois,
Mais cela va de soi
Ne pouvant retenir ma curiosité,
Suis venue tout proche les admirer.
Ce spectacle rare est émouvant
Montrant l'angoisse des paysans.
Bien que l'on ne se rende pas compte
Du désarroi qu'ils nous content
Depuis longtemps sur les médias,
cette fois, le contact est immédiat.

Là, on est touché, c'est vrai
Même si notre guide est le porte-monnaie.
Quelle émotion ressentie, face aux engins réunis
Et leurs propriétaires nantis ?
C'est ce que l'on pourrait penser
À les voir si beaux, bien pansés
Munis de pancartes revendicatrices
Dans le but de montrer les cicatrices,
Du mal de vivre de ces travailleurs
De la terre de France et des éleveurs
Ceux qui devraient nourrir les concitoyens
Sans avoir à pleurer sur leur destin.
Pourtant, épris de leur métier
Ils se battent pour subsister.

N'avons-nous pas appris à l'école
Que la France était un pays agricole ?
Quelle richesse que cette terre nourricière !
Pourtant devenue source de galère
Malgré le courage de ceux qui l'emploient
Le fruit de leur travail, ne voient pas !
Un combat bien légitime
De ces professionnels que l'on estime.
Ils ont d'ailleurs reçu, ici,
Un accueil chaleureux, merci.
Ils méritent bien notre soutien
Car, la campagne, nous aussi, l'aimons bien.

Mais ils ont fait "du foin"
Sur la place, au carrefour de mon coin
Discours au micro toute la journée
Hauts et forts des souhaits réclamés
Concert de klaxon, éclats de voix, feux de Bengale
Agitation ma foi, peu banale.
Mais c'est en fin d'après-midi
Déjà qu'ils sont repartis.
Alors un défilé grandiose, impressionnant
Des centaines de tracteurs klaxonnant
Pour emprunter l'étroite rue d'Avron,
Aussi d'une fenêtre de ma maison
Je ne me lasse pas de les regarder
En file indienne, serrés, lentement avancer.

À savoir, si réellement
Après tout ce chambardement
Les hommes ont obtenu satisfaction ?
Espérons que les réponses aux questions
Posées au gouvernement
Seront suffisantes, enfin, permettant
À tous ces braves gens dorénavant
Peut-être de vivre décemment !

Ninette