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15.06.2017

Petite chronique ornithologique des Marguettes : Printemps 2017

Le printemps (*) est à nouveau revenu aux Marguettes. Alléluia ! Le jardin a refleuri, depuis les premiers perce-neiges en février, puis une forêt de primevères, de pâquerettes, les forsythias, les lilas, les arbres de Judée, les orangers du Mexique ,les iris, les giroflées, les rosiers, les chorettes…

À la fenêtre sur jardin, nous observons la présence constante des habitués : pigeons, merles et les inévitables geais, implacables et insatiables.

Duels traditionnels entre les trois volatiles susnommés pour une boulette de pain au lait. Devinez qui gagne ? Comme l’Allemagne en football, à la fin, c’est toujours le geai qui gagne !

Mais ces geais sont en train de nous mener à la ruine… c’est une noria permanente du matin jusqu’au soir pour quémander de la nourriture, jusqu’à se percher sur les jardinières et taper aux carreaux avec leurs puissants becs. Curieusement, ils refusent en ce moment les cacahouètes et réclament des boulettes de pain au lait : c’est la preuve qu’ils ont une nichée à nourrir.

Mais il y a des absents : le magnifique pic vert n’est pas encore venu déterrer les fourmis dans la pelouse et nous n’avons pas vu de rouge-gorge, ni de mésanges.

Les moineaux se font rares : cela illustre malheureusement le phénomène signalé de désertification de la capitale par les oiseaux. Les moineaux mangeurs de pucerons des rosiers sont pourtant les bienvenus !

Voyons maintenant à la fenêtre sur cour : alors que la nouvelle rangée de cytises est en belles fleurs jaunes, un nouvel artiste a fait son entrée : surnommé Pioupiou, en raison de son chant perpétuel. Il veille en permanence sur le du haut du mur et plonge dès qu’il voit la Madone des oiseaux à la fenêtre. Il attrape en vol les boulettes qui lui sont lancées, accompagné parfois d’un acolyte, un copain ou une copine.

Mais aujourd’hui, bonne surprise : de sous un buisson s’envolent trois mésanges bleues, qui se régalent des cacahouètes qu’elles reçoivent immédiatement.

Ainsi va la vie de nos chers oiseaux, aux Marguettes, fidèles, drôles, querelleurs, toujours présents pour notre bonheur.

Jacques et Nicole

(*) Chronique Printemps 2016

23.03.2017

Le retour

Voici février presque passé
Et l'on commence à s'inquiéter
De ne plus voir d'oiseaux,
Hormis les pigeons, les corbeaux
Mésanges, rouges-gorges, les tout petits
Et les moineaux de Paris.
Ne pas entendre ces chants
À nos oreilles si charmants.
Que sont-ils devenus ?
Ont-ils vraiment disparu ?
Quitté la ville bruyante
Pour une terre plus accueillante ?
Malgré mes regards désespérés
Aux alentours souvent lancés
Rien sur les toits, les antennes
S'entêter, ce n'est pas la peine.

paris,oiseaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais voilà qu'un matin,
Alors qu'une petite douceur revient,
Que vois-je soudain
Sur la barrière du jardin,
Quelques petits piafs sautiller
Qui se mettent à piailler.
Quel bonheur! Et je me surprends
A dire, c'est la vie qui reprend !
Pourtant la nature est encore endormie
Vont-ils bientôt préparer leurs nids ?
Les pigeons ont commencé leurs parades
Ils roucoulent autour de leurs camarades
Tout gonflés, parcourant le trottoir,
Dansant avec espoir !

Histoire de décompresser
De ce monde agité
Dans lequel nous vivons,
Que souvent nous subissons,
Jouons sur la corde sentimentale
Même si cela semble banal,
Puisqu'ils annoncent le printemps
Alors prenons le temps
De les regarder, les écouter,
Si possible les protéger
Car, moins nombreux ils sont
Au fil du temps nous le constatons.
Et quand à l'improviste
Ils osent rendre une petite visite
À nos fenêtres et balcons,
Avouez-le, vous trouvez cela trop mignon !

Ninette

03.10.2015

Petite chronique ornithologique des Marguettes – été 2015

Nous sommes en septembre 2015. Entre la canicule et la froidure, nos petits amis ont toujours été présents pour quêter nourriture et… eau.

En effet, au plus fort de la canicule, Nicole a déposé une gamelle d’eau au milieu des rosiers, très vite fréquentée. Mais un geai fort lourd l’a renversée après avoir bu et l’a jetée sur la pelouse. Il a fallu la lester d’un gros caillou pour que l’abreuvoir providentiel recommence à fonctionner.

Fin avril, une nouvelle vedette est apparue dans la cour, pendant plusieurs semaines : Pioupiou, jeune merle frétillant des ailes comme un colibri dès qu’il aperçoit sa bonne fée nourricière. Il se pose alors sur le bord de la jardinière et attend calmement sa provende.

On a pu observer la pousse de ses ailes et de sa queue.

Nicole me dit : "regarde, il y a un canard dans le sapin" et de rire ! Il s’agit du gros Noah, qui vient réclamer sa pitance.

Les geais sont en effet toujours présents. Nous les avons vus à plusieurs, avec des petits à qui ils donnaient la becquée. Ils parachèvent leur éducation en leur donnant des cacahouètes avec l’écorce pour les habituer à décortiquer.

Habituellement le couple de geais emmène leurs ados au bois pour l’été et les y laisse. Mais cette année un jeune est revenu avec eux, ce qui n’a pas été du goût des parents. Il y a une quelques bagarres entre les trois, toutes crêtes hérissées…

En ce moment, comme toujours à cette époque de l’année, ils ont le cou déplumé comme un poulet, ce qui leur donne une allure un tantinet ridicule.

Bonne nouvelle pour eux : c’est une année à glands dont on sait que les geais des chênes sont friands. Encore que… à la poignée de glands venus du bois de Vincennes - mais ils sont encore trop verts - ils ont préféré des cacahouètes.

Nous avons dû retirer le petit récipient contenant la nourriture qui était à l’intérieur du salon sur le radiateur, car, en été, j’ai surpris un geai et le jeune pioupiou se servant directement dans la gamelle ! Il ne faut pas abuser !

Les merles sont là aussi et nous ont présenté trois petits, à qui ils ont donnés devant nous la becquée. Au départ, mâles et femelles sont bruns. Puis les mâles se différencient progressivement en arborant des plumes noires, ce qui leur donne pendant quelques semaines un aspect bicolore étonnant.

Les timides petites mésanges se risquent devant la fenêtre lorsque les geais sont loin, car ces brutes les terrorisent !

La mésange bleue après un an de solitude s’est retrouvée un compagnon et nous avons eu deux rouge gorge cet hiver.

Une bande d’étourneaux est venue occuper le terrain dès la fin du mois d’août puis est repartie. Habituellement, ils viennent en automne se régaler des raisins de la vigne vierge.

À la mi-août est revenu le solitaire et magnifique pic vert dans sa robe rouge et verte. Il a passé la matinée à piocher sur la pelouse à la recherche de fourmis et est revenu plusieurs jours de suite.

Tout ce petit monde nettoie les végétaux des chenilles et pucerons. Nous n’utilisons désormais plus de produits chimiques pour éradiquer ces insectes. C’est joindre l’utile et l’agréable.

Ainsi se poursuit la vie de nos oiseaux aux Marguettes (*).

L’automne arrive… À suivre.

Jacques et Nicole

(*) Petite chronique ornithologique janvier 2015

19.08.2013

Petite chronique ornithologique des Marguettes

"Viens vite, viens vite !" m’appelle Nicole en ce matin du 26 juin. Je me précipite et elle me montre les parents geais et deux bébés geais en train de se gaver de cacahuètes. Il s’agit plutôt d’ailleurs d’ados geais car ils sont presque aussi grands que leurs parents mais beaucoup plus minces.

Les adultes ramassent une cacahuète par terre et la fourre dans le bec d’un petit. Qui ne sait quoi en faire et la laisse tomber par terre. Son aîné la reprend, la brise et en met un morceau dans le bec du petit. Lequel a très vite compris et, à son tour, la casse et en avale les petits morceaux.

Une cacahuète est restée sur le gazon. Un pigeon s’en approche timidement. Le geai adulte s’en aperçoit et va à sa rencontre, le jabot gonflé et la crête hérissée, très impressionnant ! Le pigeon ne demande pas son reste et rebrousse chemin.

C’est donc pour nous la joie en ce petit matin. Car nos amis les geais s’étaient montré très discrets pendant le printemps, un seul venant s’approvisionner pendant que l’autre – nous le supposons – couvait.

Et, Ô surprise ! Le lendemain matin, un troisième petit geai rejoint la troupe. Les petits battent des ailes joyeusement et apprennent très vite comment décortiquer les coques de cacahuètes, briser les amandes et les manger. Peu à peu, ils apprendront aussi à les cacher soit dans la terre au milieu des rosiers, soit sous l’écorce du sapin dans lequel ils attendent la distribution matinale.

Mais ils ne sont pas les seuls à venir nous présenter leurs petits : les mésanges à tête noire, les merles et les moineaux font partie de la fête et c’est un vrai bonheur que de les voir revenir chaque jour avec confiance.

À suivre

Jacques et Nicole

*Petite chronique ornithologique 2012

25.08.2012

Petite chronique ornithologique 2012

Nous sommes début juillet 2012 (*), l’hiver et le printemps sont déjà loin, l’été a du retard, mais rassurez-vous, le Resto du Cœur des oiseaux est resté ouvert en permanence. Maintenant, il fonctionne à plein régime, la voracité des jeunes ne laissant aucun répit aux parents, piaillant en battant des ailes.

En début de matinée, lorsque nous ouvrons la grande fenêtre qui donne sur le jardin, une horde d’oiseaux affamés surgit et se poste sur les branches du pin qui nous fait face, attendant que commence la distribution quotidienne. Et ce à une heure où généralement les pigeons ne sont pas encore dans le secteur (nous avons d’ailleurs un fusil à eau pour les chasser si nécessaire).

C’est alors le rituel du jeter de cacahuètes et de morceaux de brioche aux uns et aux autres :

  • les geais, seigneurs des lieux, magnifiques dans leur livrée beige, bleue, blanche et noire
  • les mésanges à tête noire, rapides comme l’éclair, qui sont venues tout récemment nous présenter un petit et leurs sœurs -intermittentes- les mésanges bleues
  • le gang des moineaux et des moinillons
  • les merles et les merlots, bicolores en attendant leur plumage définitif
  • les féroces pies qui terrorisent les petits qui se réfugient dans les feuillages ou les rosiers en attendant qu’elles s’éloignent
  • le rouge queue, visiteur récent : va-t-il s’installer ?

Ceci donne chaque fois l’occasion de disputes, de chamailleries et d’emplumades dont nous sommes les spectateurs attentifs et attendris.

Le solitaire et magnifique pic vert, en habit rouge, jaune et vert, vient régulièrement se poser au milieu de la pelouse, toujours au même endroit, faire sa cure de fourmis.

Car nous avons vérifié : il s’agit bien de fourmilières qui se reconstituent après chaque désastre.

Question : comment connaît-il leur existence, lui qui vit dans le bois voisin et comment fait-il pour revenir immuablement chaque année exactement aux mêmes endroits ???

Ainsi va la vie heureuse des oiseaux chez nous. Pourvu que cela dure…

Jacques et Nicole

(*) Petite chronique ornithologique 2011)