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  • Film " Je verrai toujours vos visages"

    De Jeanne Herry avec Adèle Exarchopoulos, Dali Benssalah, Leïla Bekhti, Miou-Miou

    En 2014, en France, est instaurée la Justice Restaurative qui propose à des victimes et leurs auteurs d’infraction de dialoguer dans des dispositifs sécurisés, encadrés par des professionnels et des bénévoles. 

    Grâce à cette Justice Restaurative, les maux ne sont pas guéris mais par l’écoute, l’instauration d’un dialogue entre participants, la reconstruction de la victime et la responsabilisation de l’auteur peuvent s’apaiser.

    Le film suit plusieurs personnages participant à ce processus.

    Le face à face terriblement difficile entre une victime et son bourreau, est démontré à travers une palette infinie d’émotions (colère, espoir, silences, échanges, déchirements, prises de conscience, confiance recouvrée…). 

    "Je verrai toujours vos visages" nous propulse de façon poignante dans la vie de milliers de personnes traumatisées suite à des actes délictueux graves, et les motifs, les pulsions qui ont amené les criminels à agir.

    J’ai apprécié le scénario pour sa qualité d’écriture, la justesse du propos, et l’interprétation remarquable des acteurs.

    Ce film est bouleversant, intelligent et porte la réflexion sur le sens de la guérison et du pardon. Un sujet traité avec finesse et émotion qui soulève autant de questions philosophiques que sociétales.

    MartineC

  • Lire "Que veut vraiment Poutine ?"

    Le UN  hors-série sous la direction d'Eric Fottorino

    Tout d'abord qui est Monsieur Poutine ? Cet ancien agent du KGB (au KGB un jour, au KGB toujours) est le sujet de nombreuses questions souvent sans réponses.

    Cet opuscule élaboré par de nombreux spécialistes sous la conduite d'Eric Fottorino vous aide à en trouver. Une seule certitude la guerre en Ukraine semble devoir être longue mais on en saura sans doute plus après les élections programmées en Russie pour mars 2024 . Nous voilà donc condamnés à la patience. Espérons une bonne issue après bien des souffrances ukrainiennes.

    Jean-Paul

  • Film " Jeanne du Barry"

    Si vous voulez connaître et admirer (les décors à Versailles sont superbes)  la vie de Cour durant le règne de Louis XV dépêchez-vous, précipitez-vous dans une salle de cinéma projetant Jeanne du Barry .

    Maïwenn est pleine de charme (une vraie  du Barry). Les filles de Louis XV  sont de véritables chipies (seule Madame Louise qui sera religieuse est buvable).

    Enfin bref, un grand  et beau film à découvrir. Rien n'est surfait comme on aurait pu le craindre, tout est naturel tant dans l'interprétation des acteurs jusqu'au maquillage époustouflant de la variole, 1h45 de bonheur  !

    Jean-Paul et Ninette

  • Pièce "Exit"

    Quand je rentre dans un théâtre, je revis du vécu. Darius MILHAUD, Compositeur Californien ? (j’ai une lettre de lui dédicacée) , un théâtre parisien a pris son nom. Pas très grand, mais avec une scène, rideau rouge et, côté cour de la salle, un coin régie isolé.

    Rideau levé, décor noir, seuls accessoires, un canapé blanc et table de bar entouré de 4 chaises de bistro blancs. Apparition d’un couple. Lui, assis sur le canapé, lisant un journal, elle, debout, attendant la lecture… Discutions entre eux, pas grand-chose à attendre, relatant leurs premières rencontres.. La femme, au visage très expressif, tous les deux désiraient un changement de leur relation… Le couple finit par se séparer. Un deuxième couple plus jeune entre en scène. Même configuration, désirant aussi un changement.  Le jeu est intense, de la finesse, et drôle…  La vie de tous les jours. Des petits déplacements dans le décor et une bonne mise en scène.

    On passe un très bon moment, ça donne envie d’assister à d’autre spectacles.

    Yvesck

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    ©2023 by Yvesck

  • Film "De grandes espérances"

    De Sylvain Desclous avec Rebecca Marder, Benjamin Lavernhe, Emmanuelle Bercot

    Après Sciences-Po, Rebecca, jeune femme idéaliste de milieu modeste, s’apprête à passer les oraux de l’ENA, dans la maison de vacances d’Antoine, en Corse. 

    Un grain de sable prend alors la forme d’un incident tragique survenu au détour d’une route déserte. Lorsque Rebecca et Antoine intègrent les hautes sphères du pouvoir, le secret qui les lie menace d’être révélé et tous les coups deviennent permis.

    "De grandes espérances", film de genre politique et thriller, tient en haleine de bout en bout jusqu’au revirement final. 

    Emmanuelle Berco est époustouflante en femme politique bien campée et Benjamin Lavernhe excellent dans un rôle peu flatteur.

    Drame amoureux, ascension sociale, lutte politique sont la trame de ce film. Réunir ces thèmes tout à la fois tient de l’équilibrisme. Eh bien, ce film est une belle réussite, et d’autant plus intéressant que ces thèmes résonnent avec l’actualité.

    MartineC

  • Lire "Dernière visite chez le roi Arthur"

    paris,livreL'auteur de ce livre Michel Pastoureause penche parfois avec nostalgie sur la publication, dans sa jeunesse en 1976 , dans la célèbre collection "la vie quotidienne" éditée par Hachette de son  premier livre "La vie quotidienne en France et en Angleterre au temps des chevaliers de la Table ronde"

    Je vais vous faire une confidence, j'ai ce livre dans ma bibliothèque depuis 1976, je l'y avais un peu oublié. Je vais m'y replonger avec plaisir, cette dernière visite chez le roi Arthur m'en a redonné l'envie.

    Jean_Paul

  • Réponse "à vous de jouer n°793"

    Ces photos de nom de rue, (gravé dans la pierre, depuis le XVIIIe siècle), un N° est aussi inscrit.  Qu’indique-t-il ?

    paris,à vous de jouer

    • Les numéros correspondent au numéro des quartiers de Paris, qui sont aussi les quartiers de Police, dont dépends la rue. Il existait 20 quartiers dans Paris au XVIIIe siècle. 

     

    paris,à vous de jouer

     

    Plan des vingt quartiers de la Ville de Paris par Bailleul Le Jeune, 1745.

    Bibliothèque Historique de la Ville de Paris.

     

    La ville de Paris, est divisée en Trois Principales Parties. Le texte daté de 1717 les présente.

    Arletteck

  • La balade des "fermiers généraux"

    Il ne s'agit pas de parler des fermiers qui se promènent, non !

    Mais du terme employé pour nommer les financiers qui dirigeaient les collecteurs d'impôt ou "octroi" au passage des barrières au niveau du mur haut de 3,40 m qui entourait l'agglomération parisienne depuis 1785 .

    Rendez-vous au pied de la colonne St-Louis (barrière du Trône) avant d'emprunter lentement un parcours dans le 20eme comme si on suivait l'emplacement du mur. Quelques arrêts pour écouter les commentaires (ici extrêmement résumés ) sur diverses faits divers écoulés dans les environs comme entre-autres :

    Lire la suite

  • Film "The whale (La baleine)

    De Darren Aronofsky avec Brendan Fraser, Sadie Sink, Ty Simpkins

    Charlie, professeur reclus chez lui par son obésité morbide (270 kg), tente de renouer avec sa fille adolescente pour une ultime chance de rédemption.

    Je redoutais un côté malsain à assister à un film traitant de l’obésité morbide. Hormis cet aspect, j’y ai suivi la fin de parcours d’un professeur, bien qu’érudit s’autodétruit par la boulimie pour oublier ses malheurs passés. 

    Il n’ose plus se montrer : il semble dégoûtant, monstrueux à tel point qu’il donne ses cours en vidéo et cache son image terrifiante derrière un écran noir.

    Il tâche vainement de renouer avec sa fille qui le rejette violemment.

    Darren Aronofsky m’a entraînée dans ma répulsion vers la sympathie pour cet homme – excellemment bien joué par Brendan Fraser - . À travers son regard, j’y ai vu sa grande souffrance, ses peurs, sa solitude mais aussi et surtout un esprit curieux, une grande empathie et un grand cœur. 

    Certaines scènes sont choquantes, difficilement supportables ; d’autres sont comiques.

    La beauté se cache parfois sous la laideur. Voilà l’essentiel que j’ai ressenti à la vision de "The whale".

    A contrario, une de mes amies y a vu la dérive et le déclin de la société de surconsommation.

    Telle est la richesse du cinéma : le ressenti transmis, les interrogations soulevées, les émotions suscitées propres à chacun de nous à la vision d’une seule et même œuvre cinématographique.

    MartineC