Voulez-vous la survoler ?
Nous nous sommes réunis devant la mairie du XXe pour écouter l'évocation de faits écoulés dans ce quartier, au temps de Casque d'Or, des "Popincourt et des Orteaux", la rivalité entre ces bandes. Les coups de couteaux échangés, nous nous dirigeons vers le Père Lachaise.
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Avant d'y pénétrer, nous découvrons l'endroit exact, sur le mur, par lequel les malfrats se sont enfuis après avoir vandalisé la Tombe de Mademoiselle Lantelme et tenté de voler les bijoux avec lesquels elle reposait.
Sur le parcours de ce "musée de sculptures" nous remarquons le tombeau haut perché de Delacroix, majestueux, imitation romaine, en lave de Volvic, celui d'Oscar Wilde et son sphinx protégés par des vitres maculées de graffiti, le tout agrémenté de commentaires coquins…
Des arrêts sur Stavisky, Rosselli, quelques marches à gravir pour s'arrêter sur la hauteur admirer le panorama Parisien comme Rastignac ! Vous vous souvenez ?
Jean-Baptiste Clément entend fredonner "Le temps des cerises" (ce qui suscite les sourires des jeunes promeneurs voisins). Oh ! Etonnant le bronze de ce lion "Brutus" enfourché de son dompteur !.... Animal qui aurait servi de modèle pour le Lion de Belfort.
On ne peut pas passer à côté d'Edith Gassion (Piaf) sans s'arrêter, évidemment ! C'est au caveau d'Edwards que l'affaire du vol de Melle Lantelme eut lieu, et nous cherchons l'explication de ce fiasco !!
Notre promenade se poursuit vers les tombes si simples de grands noms, comme, La Castiglione, Proust, Colette, Radiguet. Nous relisons le poème gravé sur celle d'Apollinaire.
Au détour des allées nous sommes attirés par la splendide sculpture du monument de Michelet, couché surmonté de cette femme dans son envolée "La Muse de l'Histoire".
Quelle est la tombe la plus fleurie ? Devinez ! Celle du mage Allan Kardec. Devons nous faire un vœu ?
Continuant notre descente nous n'échappons pas au souvenir du Bazar de la Charité, du sergent Hoff superbe personnage de Bartholdi, Félix Faure (dont les hommes présents cherchent encore quel aphrodisiaque il consommait !)
Un arrêt devant le superbe monument aux morts et ses femmes nues, un regard plus chaste et attendri pour Alfred de Musset et son saule, la sortie toute proche que nous devons emprunter.
Mais voilà ! À la demande générale, un dernier détour vers la construction néo-gothique d'EloÏse et Abélard, avec des explications à la clef, bien sûr. Cette promenade de 3 heures s'achève à l'angle de la rue Pierre Bayle où demeurait la victime "du crime du métro". Là, nous refaisons l'enquête et cherchons encore le coupable !
Même si nous avions déjà fait x fois des sorties au Père Lachaise, de ses 44 ha nous n'avons pas salué tous les occupants célèbres ! Alors, à quand la prochaine ?
Ninette
Sur le boulevard Beaumarchais le célèbre écrivain y possédait sa demeure avec un jardin magnifique, plus loin, c'est l'histoire de l'éléphant de la Bastille, puis un salut à la maison de Verlaine, place Léon Blum, évocation des derniers instants de la Commune, entre-autres...
C'est au pied de la tour Eiffel que nous nous quittons, car le ciel s'est fortement assombri, chacun choisissant son retour, bus, RER, métro. Un petit groupe prit celui-ci, avec une seule idée, celle de pouvoir voyager assis ! Montre en mains... Si... 4 heures de promenade ! ... Quelle chance, justement des sièges s'offrent à nous ! (Après un grand soupir de satisfaction, nous avons encore la force de papoter...)
Le ciel ayant fini de transpirer, nous pouvons nous diriger vers l'Ecole Militaire. Tranquillement, nous traversons le très beau "jardin de l'intendant", vaste et fleuri situé derrière les Invalides.
Après cette évocation, nous continuons un peu plus au ralenti notre promenade vers le Champ de Mars, où, là, un bizarre monument se dresse. Le père du Ministre actuel François Baroin, Grand Maître de Grand Orient, fit édifier en 1989 un mémorial sur les droits de l'Homme, pour le bicentenaire de la Révolution.
Est ce un hasard, mais le rendez-vous prévu ce jour sous la pendule Daumesnil permit qu'il n'y ait aucun retardataire. Ça s'arrose par quelques gouttes, sortirons nous les parapluies ? Eh bien non !
Continuons rue Cannebière sur les pas de Marie Dubas en fredonnant en choeur "De l'autre coté de la rue" tout en prenant le risque de faire pleuvoir, qu'importe. Autrefois les chanteurs de rues étaient ils meilleurs ?