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gisors

  • Journée dans l'Eure

    - C'était "super" chouette, "hyper" intéressant ! On ne regrette pas d'être venus ! -

    Vous trouvez que c'est un peu court pour évoquer des souvenirs ? Donc vous êtes OK pour entamer la lecture ? Bon c'est parti !...

    Le matin
    Après une route sans encombre et un bon score au quiz traditionnel sur le thème de notre sortie, ayant suivi un chemin dépaysant, interpellés par d'immenses champs cultivés plus verts les uns que les autres, certains d'un jaune lumineux, ou encore présentant de curieux bourrelets réguliers de terre (à savoir pour quelle culture ?), nous arrivons à Gisors (Mais pour mémoire résumons quelques notes à lire ICI).

    Nos estomacs pleurant famine, nous n'avons pas le courage d'entreprendre la recherche du fameux trésor ! Adieu nos belles promesses !

    Nous reprenons donc l'autocar traversant de petits villages bien calmes, où de jolies maisons à pans de bois ravissent toujours les citadins. Des petites routes de campagne qui donnent le loisir et l'illusion d'évasion, avant d'arriver à la Ferme-Auberge.

    Nous prenons place autour de deux belles tables dressées dans une vaste salle où un menu copieux de "recettes normandes maison" nous est aimablement servi. Après "le trou normand" la patronne nous donne des explications sur le travail quotidien détaillé de la ferme comprenant l'élevage, le gavage des canards, l'abattage et le traitement du foie gras, ainsi qu'un éclairage sur le bétail, les différentes races et qualités des viandes bovines, le rendement de l'entreprise où l'on ne chôme visiblement pas, puisqu'en plus, elle assure le restaurant où les groupes viennent en grand nombre.

    Ceci ne nous a pas coupé l'appétit, le repas terminé, la digestion devait se faire après quelques km pour se rendre à l'abbaye de Mortemer, "l'abbaye la plus hantée de France" connue pour ses légendes.

    L'après-midi
    L'abbaye royale cistercienne du XIIe siècle située au creux d'un vallon qu'encercle la forêt et dont sont encore debout quelques belles ruines et 1 bâtiment du XVIIe devenu musée, composé de salles meublées et d'objets ayant appartenu à la vie monastique, ainsi qu'à certains propriétaires, nous accueillent.

    Retenons "l'antiphonaire", du XVe recueil de chants liturgiques grégoriens sur parchemin, aux dimensions impressionnantes et pesant 30 kg de nombreux cuivres éclatants de brillance, les innombrables assiettes fixées sur les murs, les petits missels aux couvertures en ivoire, la superbe statue de l'exorciste en bois de hêtre etc...

    Une descente dans les sombres caves où un parcours scénographique nous dévoile une salle comprenant tous les outils qu'utilisaient les moines dans leurs diverses tâches, la fontaine Sainte Catherine où les jeunes filles formulaient le vœu de trouver un mari, la cuisine où nous pouvons nous attabler en compagnie d'un religieux (qui ne refuse pas la présence féminine) puis la révélation des légendes liées à l'abbaye.
    Le Dame blanche, la Femme louve, et dans le cellier où apparaissent les fantômes animés des 4 moines assassinés en ce lieu à la Révolution.

    Pour sortir de tous ces mystères, un petit train pittoresque type "char à bancs "tiré par un tracteur nous entraîne bien secoués, faire le tour du domaine, des étangs, où l'on découvre des animaux en liberté. Un dernier regard vers les ruines blanches de l'abbaye, sur ses ouvertures en ogives que le soleil caresse.

    Pour achever, une dernière visite vers le colombier du XVe au 930 boulins, remanié au XVIIe et qui servit de prison.

    Nous retrouvons notre siège confortable avec plaisir après cette journée bien réussie, intéressante, agréable à tous points de vue pour un retour sans soucis.

    Afin d'effacer l'angoisse des fantômes, un peu d'animation est proposée, pour ne pas oublier de rire, le remède si nécessaire à la santé. "En vérité... Je vous le dis" !...

    Ninette.