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27.09.2019

Atelier écriture "Le jardin"

Au haut de la colline, après une éreintante et torride grimpée depuis la plage, Monsieur Pin Parasol vous accueille et vous enveloppe de son ombre de la hauteur de sa majesté.

Poussez le petit portail de bois peint en vert, délavé au fil des ans et dont le loquet ne fonctionne plus depuis des lustres, comme pour mieux attirer le promeneur.

À droite siège un vieux portique de balançoires brinquebalant, témoignage d’enfances de trois générations.

Une bienfaisante sensation de fraîcheur et de calme vous saisit.

Vous traversez deux haies de lauriers roses aux feuillage vernissé et fleurs de soie embaumant le miel. Suivent les mimosas persistants alourdis de leurs pompons, couleur soleil et senteur suave. Arrivent alors les oliviers aux troncs noueux et ridés, habillant l’azur de leur feuillage d’argent, bruissant aux rafales du Mistral. Puis s’élance vers le ciel, devant la pergola de la maison, le palmier-dattier, vous préservant généreusement de ses longues palmes raides de l’ardeur du soleil.

Trois petites marches de pierre de mika et voici le pied de l’imposant eucalyptus qui parfume l’air de sa forte essence mentholée et poivrée. Il abrite les cigales qui, certains étés, étourdissent les oreilles de leur grésillement.

Le matin, un ballet de colombes blanches, ailées de beige, volettent amoureusement de branche en branche en roucoulant. Et le pic vert solitaire, rigolo, qui plante son long bec fin par force à-coups dans le tronc d’un vieux mimosa. Parfois pies, grives et geais atterrissent sur un coin de terre nue, picorent et s’envolent, un gros vers – excise pitance - pendant du bec.

Encore quelques marches qui contournent pieds de romarin, de lavande et de myrte et un bouquet odorant la garrigue ravit les narines. Le bougainvillier s’impose là insolemment, ses quelques feuilles violettes et ses petites fleurs jaunes snobant le mauve délicat des abondantes fleurs de lavande. Les abeilles laborieuses bourdonnent et se gorgent du nectar de ce joli maquis. Quelques précieux papillons, jaunes et blancs, volettent de ci de là.

Promeneurs, un pichet bien frais de rosé de Provence accompagné des toutes petites olives très noires de Nice vous attend sur la pergola à la fraîcheur de mon jardin de Méditerranée.

Martine C

19.09.2019

Atelier écriture "Per, pair, père etc..."

Thème : texte avec le maximum de mots comprenant le son "per, pair, père etc.."

Les deux font la paire !

Mon père, pépère a dispersé de la poudre de Perlimpinpin sur le perron. Il croyait jeter du permanganate. Ma mère, perverse, a perdu son calme. Elle perd son temps à persifler.

Perdu dans ses pensées, mon père s'isole dans son repaire.

Il tient une permanence. Il est permanent au Parti des Percutants Perpendiculaires.

Il est prospère, mon père et il s'est fait la paire avec la péripatéticienne de Perpignan. Cette péronnelle est superbe avec son collier de perles.

Ma mère est perturbée et en fait une histoire personnelle.

Et moi, je me sens persécuté.

Marie Dp

10.04.2019

Atelier écriture "Ecrire un texte libre sans la lettre O "

Quelle chance, hier chez Arvem avec ces adhérents ravis de se réunir.

Les dires de la présidente désirant se faire entendre, a rendu l’assemblée silencieuse. Après les éclaircissements, il a été présenté les gens qui venaient de s’inscrire dans de but de suivre les activités.

Applaudissements de la salle, et ce fut des sucreries et des rafraîchissements préparés par la plupart des présents. Les tables et chaises rangées, chacun est rentré chez lui, bien décidé de se revoir.

Yvesck

22.02.2019

Atelier écriture "parler d'un loisir...

Thème : Parler d’un loisir :  sportif, culturel, ou intellectuel.

Le plaisir d'écrire

Moi, ce que j’aime comme loisir, c’est… l’Écriture.

Aligner les mots les uns après les autres, leur donner corps, leur faire prendre forme, leur insuffler de la puissance et leur donner de la présence.

Quel plaisir de calligraphier de belles lettres. Tantôt, il y a une hampe qui monte comme le H de hanneton, et d’autre fois une jambe qui descend comme le P. de particulier.

L’écriture c’est personnel, c’est subjectif, objectif ou inventée. On peut former des phrases lourdes de sens, pleines de sous-entendus, de suspens, de bon aloi ou bien chargées de haine. Mais ce que j’aime le mieux, ce sont les phrases remplies d’amour, de mots d’amour, des lettres d’amour. Les phrases qui viennent du cœur et diffusent de bonnes paroles. Justement, Jeudi 14 février, c’est le jour de la Saint-Valentin.

Jacqueline F

15.01.2019

Atelier écriture "Acrostiche avec son prénom"

J'ai pris JEANNOT LAPIN et tous les prénoms cités sont ceux des présents à cet atelier d'écriture.

Je suis parti voir du monde
En compagnie de la belle Raymonde
Arrivés près de Lisbonne
Nous avons retrouvé Simone
Nous nous étions connus à Hammamet
Où on allait se baigner avec Elisabeth
Très vite la France me manqua, vive le Cantal
Le vin, le fromage, les souvenirs avec Chantal
Ainsi que les soirées arrosées dans l'Oise
Perdu dans les bois avec Françoise
Il ne me manque plus que Paris
Notre belle ville au pont Marie

JeanO

09.01.2019

Atelier écriture "Quelle est ta "madeleine de Proust" ?"

Thème : Quelle est ta "madeleine de Proust" ? Quelle odeur, quelle saveur t'émeut le plus ?

Hum, là, non ici… Comme un petit chien qui renifle, mon nez me guide. Oui, si, si, c’est bien cette odeur, non ce Parfum ! Il remonte de si loin, ma jeunesse, non mon enfance !

Je ferme les yeux. Hum… Elle est là. La petite cour carrée, avec son jardin, d’où jaillit ce Parfum, immense aux yeux de ma petite taille. Ma sœur, mes deux frères et moi, étions les seuls enfants, et roi, des lieux. Moi, l’ainée, je revendiquais ce droit, que rien ne m’aurais fait vendre ! À chaque fenêtre, une voisine nous surveillait, chacune son tour, avec tendresse. Hum, c’était bon, insouciant, de tout, de rien ! Nous jouons à cache-cache, derrière le seul arbre, pas possible de se cacher ailleurs ! Et puis la balançoire… le carré de sable, que pour nous quatre…

Je ne cherche plus le nom de cette plante, chaque fois que je le retrouve, je l’oublie ! Mais son Parfum est là encré au plus profond de moi, au cœur de mes souvenirs, et malgré les tempêtes de la vie, lui, il y est resté enraciné.

Sur mon balcon, j’ai voulu, le garder, captif, en pot. Il n’a pas voulu, il s’est desséché, pour s’évader… rejoindre mes souvenirs… mais il est toujours là au fond de mon cœur. Encore hier, j’en ai parlé à un ami horticulteur… Et, encore une fois, il me rappelle son nom… jusqu’à sa prochaine floraison… "C’est le choisya ternata… mais si insiste-t-il, l’oranger du Mexique !…" Peu m’importe son nom, c’est ce Parfum que j’aime et chéri.

Arletteck

28.08.2018

Atelier écriture "Métropolitain en acrostiche"

       Mesdames et Messieurs les voyageurs
Êtes vous prêt pour une apnée d'une heure
Tentez d'avoir une place assise
Restez zen gardez le sourire
Offrez votre place à qui en a besoin
Passez sans pousser votre voisin
Osez converser vous serez surpris
Les portables oubliés vous en serez ravis
Il se peut que vous passiez votre station
Tant est passionnante votre conversation
Aucune grève en vue quelle chance
Il fait beau partons en vacances
Nous verrons bien la suite en Septembre

Annickd

24.04.2018

Atelier écriture "Inclure titres chansons"

Inclure dans un texte 6 titres de chansons dites chansons cultes françaises.

C'est extra : Léo Ferré
Belle-Ile -en-mer : Laurent Voulzy
Quelque chose de Tennessee : Johnny Hallyday
La quête : Jacques Brel
Ils s'aiment : Daniel Lavoie

1er texte

Faux départ

Ces deux là, accoudés sur la rambade de la jetée, ils s'aiment ….mais depuis combien de temps ? Je les regarde et je les envie. S'aimer comme ça, serrés l'un contre l'autre, c'est extra.                             

Je suppose qu'ils attendent le bateau pour Belle-Île-en-Mer.

Est-ce un couple, un vrai ou bien, est-ce une escapade incognito ?

L'homme, élégant dans son jean cintré et sa chemisette Lacoste a l'air d'un cadre supérieur fatigué. Il veut se ressourcer à Belle-Île. C'est bien connu…..le blues du businessman s'évanouit face à la mer en tirant des bords sur un fringant voilier.

La femme, vêtue de cuir (blouson, pantalon et boots) a quelque chose de Tennessee. D'ailleurs, elle parle avec un accent américain. Elle murmure des "I love you" mais l'homme est ailleurs.

Il est à la recherche d'un bonheur qui lui échappe. Cette quête perpétuelle le hante. Il est découragé. Quand le bateau est prêt à lever l'ancre, l'homme prend son sac, enlace la fille et lui demander de rester là.

-"Je pars seul, je préfère ne pas te faire souffrir."


2è texte

Relax à Belle-Île

Belle-Île-en-Mer, je vous le dis, c'est extra !

Tout est organisé pour soulager le blues du businessman.

Ceux qui sont en quête de tranquillité seront heureux d'apprendre que nous sommes à l'Ouest… il y a quelque chose de Tennessee dans le folklore breton !

Ici, c'est la détente…… regardez tous ces rescapés du burn-out. Aujourd'hui, ils s'aiment

Marie Dp

23.03.2018

Atelier écriture mars 2018

À partir de 6 chansons françaises classées dans les 100 meilleures, et tirées au sort, composer un texte incluant les 6 titres. Les 6 chansons à intégrer sont :
Ne me quitte pas (1)
Douce France (2)
Si, maman si (3)
Les roses blanches (4)
Une belle histoire (5)
Femmes, je vous aime (6)

Voici le 1er texte, classique :
Ma douce France (2),
Tu viens de nous quitter, et pourtant, combien de fois t’ai-je crié "Ne me quitte pas (1)". Toi qui à 3 jours près avait le même âge que moi. J’ai annoncé ton décès à ma mère, qui connaissait notre belle histoire (5) fictive et elle ne m’a pas cru ! J’ai insisté, si, maman, si (3) elle est morte et partie …. avec mes dizaines de roses blanches (4). Quand je pense à ma jalousie, quand ton ex-amoureux crie "femmes, je vous aime (6)" et je savais pertinemment qu’il pensait surtout à toi. Adieu ma France..

J’ai également fait un autre texte avec les mêmes chansons, mais sur le principe des Homophonies approximatives. C’est-à-dire que certains mots ou phrases sont remplacés par des mots ou phrases…. au son approchant.

Voici le 2ème texte :
Je ne fais rien à la maison, ma mère s’occupe de tout. Flemmes, je vous aime (6). À ma mère, je crie "Scie, maman, scie (3)" les grosses planches (4) et aussi fais nous de la cuisine. Une poire belle Hélène mieux qu’une histoire belle (5) de laine. Et si tu fais un gâteau… ne le cuites pas (1) trop et fais le très grand, qu’on puisse en couper … douze tranches (2).

J’espère que ces textes vont donneront envie, vous aussi, de jouer avec les mots et les sons.

Jean O.

11.10.2017

Atelier écriture "Une photo....."

Une photo posée là par hasard, que vous évoque-t-elle ?

paris,écritureAprès avoir longtemps cherché une maison afin de passer l'été à la campagne, Clémence, en flânant le long de la Charente, a enfin repéré ce qui pourrait être son havre de paix pour quelque temps.

Les volets bleus ont attiré son attention. Les tilleuls entourant la maison apportent un souffle de fraîcheur. Elle s'imagine déjà sous leur ombre à rêvasser. Le clapotis de la rivière complète cette sensation d'un lieu paisible où elle pourra se baigner si l'été est très chaud.

Elle n'a plus qu'à contacter le propriétaire, ce qui ne tarde pas. Le rendez-vous est pris dès le lendemain.

Après avoir lu le contrat, puis rencontré, mais surtout écouté le loueur, elle déchante vite

- Les chiens ne sont pas acceptés dans la propriété, ça gênerait le voisinage. Dommage, elle en a deux. Elle ne va pas les mettre au chenil.

- La présence d'enfants est déconseillée. La rivière étant très proche, ils risqueraient de se noyer, un accident est si vite arrivé. Que va-t-elle faire de ses deux petits pourtant si raisonnables.

- Il faudra aller tirer l'eau au puits. Avec l'hiver rude que nous avons eu, les canalisations n'ont pas supporté. Si vous voulez vous doucher, deux arrosoirs sont à votre disposition tout près. L'eau est d'une pureté inégalable.

- Un violent orage a grillé notre installation électrique, les soirées se font à la bougie, en toute intimité. EDF n'est pas très énergique, nous les attendons toujours.

- Comme vous voyez, Madame, nous avons commencé à déménager. Donc, pour la literie ça va être compliqué.

-Vos petits plats se feront au feu de bois dans cette cheminée. C'est un peu plus long mais c'est bien meilleur.

- Ah! Sachez aussi que nous sommes ravitaillés par les corbeaux. Pour le nécessaire de survie, vous trouverez tout à la ferme la plus proche qui est à une heure de marche. Leurs produits sont tout bio, je vous le confirme. Vous pourrez aussi emprunter les vieux vélos se trouvant dans la cabane bambou. Par prudence, révisez les freins avant, ces vieux tacots n'ont pas roulé depuis bien longtemps.

- Ah! J'oubliais, pour plus de tranquillité, le petit coin est situé au fond du jardin. Il y a même des journaux.

Vous verrez, vous aller oublier ce monde en folie d'où vous venez. Vous allez complètement décompresser.

Vu ce qui lui est annoncé, Clémence est désespérée. Elle passe du blanc au vert en passant par le rouge. Rentrant le soir chez elle, complètement déconfite, elle annonce à sa famille les conditions qui lui ont été proposées.

Sans hésiter bien longtemps, tout compte fait, elle décide de rester à Paris. Ils auront toutes les commodités, des vélos, le métro, tout électro, du bio, de l'eau, un dodo confo, et même des bobos. C'est pas beau tout ça ?

Le dépaysement sera pour plus tard.

Annick D