Ce pavillon est le seul vestige qui subsiste du château de Bagnolet. Il se trouve au 148 de la rue de Bagnolet, qui marquait la limite du parc du château. Cette « folie » a été construite vers 1720 ]pour la duchesse d'Orléans, fille naturelle de Louis XIV et de Madame de Montespan, et épouse du régent Philippe d’Orléans.
Non chauffé comme la plupart des « folie » de cette époque, l’Ermitage est un bâtiment d’agrément, utilisé seulement à la belle saison. Seul le rez-de-chaussée est ouvert à la visite. Les murs conservent une belle décoration intérieure avec des peintures murales en grisaille représentant des saints-ermites, et une décoration néoclassique dans le salon Nord, en trompe l’œil.
Le domaine de Bagnolet a ensuite été vendu par lots en 1769. Le pavillon de l’Ermitage va être surélevé d’un étage et se transformer en une confortable maison d’habitation pourvue de cheminées. Différents propriétaires s’y sont succédés dont le baron de Batz et François Pomerel comme les initiales en témoignent sur la grille rue de Bagnolet.
Rémi Rivière, directeur de l’Association des Amis de l’Ermitage, après nous avoir fait partager un brunch très sympathique, a su nous raconter avec simplicité, humour mais surtout passion, l’histoire de cette « folie », non seulement du bâtiment mais aussi des différents personnages qui l’ont habitée. Des photos, des dessins et des plans ont illustré ses propos.
Après cette visite de l’Ermitage, Rémi Rivière nous a conduit dans le quartier Charonne, véritable village autour de son église.
Merci M. Rivière pour cette très agréable matinée offerte aux adhérents d’Arvem.
Colette
Ce dimanche matin, nous avions rendez-vous avec

Ce terme de musée convient parfaitement aux trois salles à l'étage supérieur, où des vitrines renferment de nombreux documents, lettres, photos, journaux, portraits, objets divers, armes témoignages de cette vie bien remplie, permettant de raviver notre mémoire, depuis l'exposé entendu précédemment. Les explications de l'audio-guide complètent admirablement.
Cette impression que le Maître de maison, nous accueillant, va se présenter pour nous guider vers son bureau bibliothèque, aux murs couverts de livres, où se trouve sa table de travail magnifiquement sculptée, aux formes très particulières; là cet homme va s'asseoir, noircir du papier à l'aide, encore, de plumes d'oie ! Partout des souvenirs, collections diverses de coquillages, de kogos, d'art antique, ce qu'il aimait .
Dans la salle à manger garnie de tableaux, meubles et bibelots, autour de la grande table éclairée par deux gros globes vert pâle, munis d'un petit volant de tissu froncé, pour sans doute atténuer la puissance de la lumière, nous pouvons nous asseoir ; chaises, canapé, sont à notre disposition, tels des invités, accueil chaleureux et intime à la fois . Surprenant pour un musée ! C'était touchant. Là un instant, nous avons presque pu, comme nous recueillir.