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De Huo Meng avec Shang Wang, Chuwen Zhang, Zhang Yanrong - Film chinois
1991. Chuang doit passer l’année de ses dix ans en famille à la campagne, le temps que ses père et mère trouvent du travail en ville.
Cette fiction est une somptueuse chronique d’un monde rural amené à disparaître, à travers la vision d’un enfant qui découvre les 4 saisons et les bouleversements du passage du collectivisme à la propriété individuelle. Rien ne lui échappe : le cycle des saisons, des mariages et des funérailles, le poids des traditions et l’attrait du progrès, mais encore les silences de sa tante, jeune femme aspirant à une vie plus libre. Ce film nous montre la dureté des conditions de vie, notamment celles des femmes, des anciens et des handicapés, maltraités. Il réunit le souvenir des morts et la terre qu’ils ont foulée, elle, bien vivante.
Il est une œuvre politique opposant les anciens qui voient la révolution venir (ils en ont assez vues) avec appréhension aux jeunes qui veulent accélérer.
Sublimement filmé, tant la nature que les visages et les corps, les travaux des champs, "Le Temps des Moissons" est une fresque historique mélancolique et poétique.
MartineC "Le Temps des Moissons" a été froidement accueilli par le régime chinois actuel.
Ce jour là, Madame la Duchesse Charlotte Séguier, nous reçoit dans ses appartements……. de l’Hôtel Sully à Paris,
Bâti en 1625-1630, en pierre de Paris, aménagé par le duc Maximilien de Sully (ministre d'Henri IV) pour son épouse Charlotte Séguier. C’est un appartement "traditionnel" du XVIIème siècle ! Au rez-de-chaussée, un appartement pour le Duc est aménagé tandis que son épouse, Charlotte Séguier, s’installe au premier étage. Les Dames logeaient à l’étage…. c’est l’usage !
La cour et le jardin, sont ouverts, à tous. En ce qui concerne les appartements, il est indispensable de prendre rendez vous… avec Madame…
Notre guide nous attend, dans la cour, nous y accédons par la rue St Antoine. [Vous l’avez certainement remarqué… Cette cour est aussi celle des appartements parisiens du Comte de Mont-Cristo (sur France 2. Les 26 décembre 2025 & 2 janvier 2026)….. !!! ].
La guide nous fait un petit rappel des allégories, en l’occurrence des hauts reliefs, qui surveillent la cour.
Au XVIIe siècle, cette cour était animée par les activités domestiques.
À gauche, un caméléon, signifiant l’air, comme pour attiser le feu que son voisin le dragon crache. Au rez-de-chaussée se tenaient, la cuisine et les communs.
À droite, l’Eau tient un vase sur son épaule comme pour arroser la Terre, protégée par un lion. Sous les arcades, se trouvaient les remises des voitures hippomobiles.
Face à nous, deux sphinx féminins dominent les marches de l’accès au bâtiment des logis (1). Plus haut sur cette façade deux hommes représentent les allégories des saisons d’hivers. L’Automne, Un homme porte des grappes de raisin, pour l’automne, un vieillard appuyé sur une canne signifie l’hiver.
Les allégories des saisons chaudes sont représentées sur la façade arrière du logis, coté jardin.
Mais, vite Madame la duchesse Charlotte Séguier, nous attend…
Nous accédons à l'étage, par un "escalier à l’italienne" (Escalier dont les volées* sont droites et encastrées entre deux murs, en général rectilignes. *Une volée d'escalier est une série continue de marches comprise entre deux paliers).
Avant d’être reçu, nous patientons, dans l’antichambre décorée de tapisserie (d’époque… qui reviennent du château de Sully sur Loire).
Enfin nous sommes introduits auprès de Madame qui nous reçoit… dans sa chambre ! (Rappelez vous c’est l’usage !)
C’est une chambre, avec un plafond dite "à l'italienne" un trompe-œil avec une coupole circulaire peinte qui s’appuie aux angles sur quatre triangles, ornés d'allégories (figurants les Heures du Jour : L’Aube, Le Jour, Le Soir et La Nuit).
Au dessus du lit des angelots (2), allégorie de l’harmonie. Les allégories sont présentes sur chaque façade, et chaque angle, (presque envahissantes !)
Le prie-Dieu, vient du Béarn, bien qu’une grande partie du mobilier ait été repris à Beaune. (Voir lien)
Près de la cheminée, un canapé, à accoudoir, est si usé qu'il mérite d'attention (3): il date de 1483 ! Cousu de fils d'argent, il est arrivé ici avec la dote de la mariée ! Je préfère l’observer que de m’y poser ! Il nous est chuchoté, que derrière ce canapé un médaillon porte la devise en latin "Puri nulla nuociamo" ("Purs, nous ne nuisons aucunement") pour célébrer leur amour :… tout comme ces lettres enlacées : M (Maximilien de Sully), & C (Charlotte).
Un prie-Dieu, un oratoire (4) et un cabinet (5), font aussi partie de la "chambre" dans ce dernier nous apercevons, une chaise…. Ancêtre sans nul doute de nos chaises percées…
Madame la Duchesse, nous reconduit par le jardin. Sur la terrasse, à droite, un mur renard (est un mur (ou fenêtre) factice qui fait face à un autre mur, afin de conserver un effet de symétrie). Quelques autres Hôtels de Paris en possèdent un…. (L’hôtel Aubert de Fontenay (Le Musée Picasso), l’Hôtel de Saint-Aignan (Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme), L'hôtel Libéral Bruant, L'Hôtel Gouffier de Thoix.)
Et puis sur la façade arrière du logis, comme pour nous saluer, les dernières allégories des lieux, celles des saisons chaudes, représentées par des femmes. L’une représente le Printemps et ses fleurs, l’autre l’Été porte des gerbes de blé.
Madame la Duchesse est ravie de nous montrer contre un mur à droite, un peu plus bas, son chêne vert pluricentenaire, lequel des deux soutient l’autre ?! (6)
Au fond du jardin, l’orangerie, et son cadran solaire, et l’heure nous rappel, que le bon savoir vivre, est de ne pas s’attarder, lorsque le déjeuné approche. À droite de l'orangerie, une porte, aux allures de passage secret, il nous permet de nous retirer et de rejoindre la Place des Vosges par ses arcades.
L'Hôtel est resté dans la famille jusqu'au milieu du XVIIe siècle. Depuis 1967 il abrite le siège de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, devenue en 2000 le Centre des monuments nationaux.
De Olivier Assayas avec Paul Dano, Jude Law, Alicia Vikander D’après le roman de (*) Giuliano da Empoli
Années 1990. L’URSS s’effondre. Une nouvelle Russie se reconstruit dans le tumulte. Vadim Baranov, artiste puis producteur de télé-réalité, devient le conseiller officieux d’un ancien agent du KGB, promis à un pouvoir absolu, le futur "Tsar" : Vladimir Poutine.
Voici le spectateur plongé au cœur du système, un système où règne la corruption menée par quelques oligarques.
Ce film est une fresque historique de l’ex-URSS (de 1991 à nos jours), analysant avec brio les évènements, les arcanes du pouvoir et les techniques de manipulation des masses et des puissances occidentales.
Prestation bien documentée et excellente tant des prises de vue, du scénario que du jeu des acteurs.
Une fresque cynique résonnant terriblement avec l’actualité, à ne pas laisser passer.
Petite réunion en toute simplicité Qui a lieu chaque année Partager en toute amitié Un repas, par chacun préparé.
Tous portaient du rouge Respectant le thème du jour Créer une ambiance chaleureuse Pour une journée bien heureuse.
L'apéro fidèle présent, Des plats maison salés, tentants Des douceurs sucrées dégustées Des forces récupérées.
Une fois s'être restaurés Une animation est proposée. Cette année, calme, en vedette Des devinettes, le casse-tête !
Les sujets étaient variés Chacun a bien participé, Les réponses vite trouvées Rapidité souvent surprenante
Les questions de jeux de mots composés Suscitaient la détente. Activité plus animée À des volontaires, des mimes proposés.
Les démonstrations aux gestes bien accomplis Les réponses n'ont pas fait un pli ! De lasser, j'avais craint Mais l'esprit joueur de certains N'a fait que me rassurer.
Quelques blagues encore à donner, Une écoute pour décompresser. Pour clôturer, de larges sourires Reçus avec grand plaisir.
Remontons un siècle en arrière, c’est le déclin de l’Art nouveau, l’émergence de (*) l’Art décoratif, les années folles.
Période très riche, très créatrice. Le mobilier aux tons chauds est en bois précieux comme l’ébène, le palissandre ; aux fines lignes se rejoignant, s’entrecroisant, entouré de guirlandes fleuries. Technique Galuchat sur pièces en laque ou en ivoire. Petit mobilier à multiples facettes s’ouvrant ou se pliant, (très ingénieux). Sobriété des sièges.
Les bijoux en argent suivent ces nouvelles lignes aux formes géométriques, touches colorées, fines pierres multicolores.
Les grands magasins explorent cet art en diffusant des grandes affiches dans l’espace public.
Et pour rêver, l’authentique Orient-Express nous permet d’imaginer un voyage dans un appartement décoré en Art Déco. Partons à Constantinople.
Terminus, nous sommes en 2026.
AnnickD
*Expo au Musée des Arts décoratifs jusqu'au 26 avril 2026
Vu le grand soleil un petit groupe était déjà arrivé.
La conférencière est venue nous chercher pour commencer la visite. Elle nous a très bien expliqué l'art déco. On sentait qu'elle maitrisait son sujet surtout sans fiche.
De Hafsia Herzi avec Nadia Melliti, Ji-Min Park, Amina Ben Mohamed
D’après le roman de Fatima Daas.
Fatima, 17 ans, vit en banlieue avec ses sœurs, dans une famille joyeuse et aimante. Bonne élève, elle intègre une fac de philosophie à Paris et découvre un tout nouveau monde. Alors que débute sa vie de jeune femme, elle s’émancipe de sa famille et ses traditions.
Cette fiction est une belle évocation du tiraillement entre la foi et le désir homosexuel. Hafsia Herzi filme les corps avec douceur et les larmes avec pudeur. Nadia Melliti (Fatima) est un magnifique personnage de femme (prix d’interprétation féminine Cannes 2025), dans un récit d’une tendresse infinie.
Elle illumine l’écran. Dans la parole comme dans l’écoute. Dans les moments où son personnage se fissure comme dans ceux où elle prend le dessus.
Vivifiante éducation sentimentale : croyante, elle fait sa prière en hidjab. Elle visite un imam qui lui laisse clairement entendre que, même si c’est moins grave que pour les hommes, l’homosexualité est prohibée dans toute religion.
Sans artifices et sans masques, nous assistons à une mêlée quotidienne avec le cercle familial, la religion, les groupes d’amis, une gay-pride. L’amour vrai se dérobe face à une profondeur sincère, une authenticité rare.
Les acteurs-trices aux regards contenus témoignent de leurs conflits intérieurs.
La musique, discrète, accompagne le récit avec harmonie.
Samedi 10 Janvier nous avons eu une conférence avec Daniella sur (*) le peintre Georges de la Tour (1593/1652).
Elle nous a très bien expliqué sa vie et, comment en s'installant à Lunéville en 1617, il a commencé à acquérir une notoriété en répondant à des commandes de la noblesse et de la bourgeoisie lorraine.
Je n'ai pas vu les deux heures passées. Une conférencière très bien.
Andréelk
(*) Exposition au Musée Jacquemart-André jusqu'au 22 février 2026