Pièce de Gérald Aubert, mise en scène de Sébastien Bernard par la compagnie RATP Aurore au Théâtre Auguste Sobel, 9 rue Philidor (75020 Paris).
Nous avions déjà vanté les mérites de ce lieu culturel tenu par la RATP. Le répertoire y est inégal mais cette pièce est une réussite par son rythme, son sujet libertaire, la qualité de son texte et de son interprétation.
C'est une attaque de plein fouet de l'ordre familial - plutôt de ses désordres -,et en même temps de l'ordre social qu'il génère... les amours du fils prodigue, homosexuelles, n'étant pas forcément nécessaires à l'efficacité de la démonstration.
Citons quelques trouvailles : "les choses de loin vont toujours de soi, c'est quand on les goûte que çà se gâte" et "(en famille) on devrait se dire qu'on n'a rien à se dire ; c'est alors que le dialogue pourrait commencer... "
Aussi la géniale métaphore comptable que cette mère subversive adresse à son fils... "débiteur" de ce quelle à subi pendant ses neuf mois de grossesse…
Notons aussi au début le portrait à charge de "l'écrivain" infatué de lui-même, comme le sont bien des créateurs… : "je mange comme un écrivain, je bois comme un écrivain, je dors comme un écrivain ... ".
De la hardiesse, de l'entrain, de la finesse d'analyse et de jeu, aucune retombée. Cette représentation abolit magnifiquement les frontières... souvent contestables entre théâtre "amateur" et "professionnel".
Comme le rappelait l'un de mes poèmes "dans amateur il y a aimer". Aimer pour faire aimer un texte, et à travers la façon de le servir, l'art et la vie.
Marie-Claire Calmus



Formidable moment de théâtre avec cette pièce écrite et interprétée par Olivier Sauton. Le sujet : un jeune homme qui rêve de devenir comédien et qui rencontre par hasard Fabrice Luchini, son idole.
Si vous voulez savoir ce qui s'est dit le 6 juillet rue St Florentin dans l'hôtel Talleyrand-Périgord lors d'une conversation entre Talleyrand ambassadeur de Louis XVIII et Fouché chef du gouvernement provisoire, allez, précipitez-vous au