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atelier écriture - Page 3

  • Atelier écriture "Écrire dans un losange...

    Thème : Écrire sur la fin de l'été ou la rentrée : 1ère ligne 1 mot, 2è ligne 2 mots, 3è ligne 3 mots jusqu'à 5 mots puis décroître.

    Fin
    De l'été
    Enfin l'Automne arrive
    Adieu l'été si merveilleux
    J'aimerais revoir le ciel bleu
    Mais tout passe évidemment
    Il faut accepter
    Cette saison
    Naturellement

    Solange C

     

    Ah
    La rentrée !
    Fini la rigolade,
    Les balades en rivière,
    Les siestes sous le parasol,
    Les discussions entre amis,
    Bonjour les vêtements
    sérieux, étriqués
    conventionnels.

    Chantal Cn

  • Atelier d'écriture "Qu'il est doux...."

    Thème : Écrire un texte avec la phrase « Qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous ...»

    Tous les jours, depuis des années, métro, boulot, dodo… Pendant des jours et des heures je me tapais le jardinage, les plantes et la tondeuse… La nuit, quand je n'étais pas au théâtre ou au ciné, c’était le rendez-vous cave. D’un côté l’agrandisseur avec lequel je tirais mes photos noir et blanc, et de l’autre, la fronde pour la prothèse ou les bijoux que j’aimais créer.

    Aujourd’hui, tout ça c’est fini, bien fini… Je suis Parisien à la retraite...

    Ah ! qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de vous !!  

    Yves CK

  • Atelier écriture "Mots imposés"

    Thème : Écrire un texte à partir de mots imposés, dans l'ordre".

    Le reflet des arbres entre deux éclaircies, on ne voyait que cela dans l'eau claire des flaques. Quelle lumière ! Si je n'étais pas sorti, j'aurais raté ce tableau.

    La paysanne arriva alors que J'errais dans la prairie : grande, massive, silencieuse. Je vis son air placide, le soleil sur ses cheveux longs, elle portait du lait dans un pot en fer blanc qui cliquetait dans sa main droite et sûre, contre sa hanche.

    Vallée poétique ! Monde réconfortant ! Voir cela rien qu'une fois ! Instant précieux s'il en faut... Ce sont les trains de la vie.

    Chantal CM

  • Atelier écriture "Lettre motivation phonétique"

    Thème : Lettre de motivation pour une embauche de professeur de Français à la Sorbonne, adressée au ministre de l’éducation. En phonétique, aucun mot bien orthographié, possibilité d’inventer un mot. 5 erreurs c’est ZERO.

    Mat d’âme las mie nistreu. Jeu suce hit mont dai zire deux l’an bauche d’œufs pro fesseur alla saure beaune. Geai die zan deux car hier han ma terre naile haie haut tant alla mais zon. Mont sale air daizi raie hait scie mi leu eure haut haie hune voie ture amas disse pot. Scie juin mas faute haut haie leu nu mer haut deux conte.

    Yvesck

  • Atelier écriture "Fouiller sa mémoire"

    Thème : Dans son livre intitulé Je me souviens, l’écrivain Georges Perec relate 480 petits souvenirs de la vie quotidienne, tels qu’ils lui reviennent à l’esprit, tout en invitant le lecteur à continuer cet inventaire.

    […] Je me souviens comme c'était agréable, à l'internat, d'être malade et d'aller à l'infirmerie. Je me souviens des postes à galène.

    Je me souviens quand on revenait des vacances, le ler septembre, et qu'il y avait encore un mois entier sans école.

    Je me souviens qu'au pied de la passerelle qui, en haut de la rue du Ranelagh, traversait le chemin de fer de ceinture et permettait d'aller au bois de Boulogne, il y avait une petite construction qui servait d'échoppe à un cordonnier et qui, après la guerre, fut couverte de croix gammées parce que le cordonnier avait été, paraît-il, collaborateur.

    Je me souviens de la mort de JFK.

    Je me souviens des scoubidous. Je me souviens que j'avais commencé une collection de boîtes d'allumettes et de paquets de cigarettes.

    Je me souviens des "Dop, Dop, Dop, adoptez le shampoing Dop".

    Je me souviens de l'époque où la mode était aux chemises noires.

    Je me souviens des autobus à plate-forme : quand on voulait descendre au prochain arrêt, il fallait appuyer sur une sonnette, mais ni trop près de l'arrêt précédent, ni trop près de l'arrêt en question.

    Je me souviens que Voltaire est l'anagramme d’ Arouet L(e) J(eune) en écrivant V au lieu de U et I au lieu de J. […] Georges Perec, Je me souviens, collection P.O.L., © Hachette, 1978.

    Annickd

  • Atelier écriture "Rimes alphabétiques"

    Thème : Écrire des rimes à la fin phonétique alphabétiques de A à V

    Dans les livres, l’aventure commençA
    Seul les plus courageux sont invités à participer et non pas les béBés
    Le cœur vaillant le héros sait (C)
    Il sait qu’à la peur il ne faudra pas céDer
    Oui, des épreuves à relever il en y aura comme braver le fEu
    La rencontre de créatures est à envisager dragons, nains, elFes
    Tout ce que l’imagination peut créer en un jet (G)
    De l’action, le héros en aura avec des bagarres, des coups de Hache
    Les batailles seront ardues, dures, remplies d’effroi et de crIs
    Des hommes vils tués, des soldats massacrés et un innocent git (J)
    Non cette histoire ne fera pas grand cas (K)
    Le héros n’aura pas besoin de faire du zèLe
    Son but ultime est de retrouver la personne qu’il aiMe
    Il lui faudra combattre la haiNe
    Sa tâche ne sera pas aisé tel est son fardeau (O)
    Ses ennemis, il les pourfendra de son éPée
    Ou alors il s’amusera à les rendre cocus (Q)
    Il faut se méfier de l’eau qui dort sans en avoir l’aiR
    Le héros n’est pas un homme parfait, il n’a pas fait de promesSe
    Joli, beau mais avec des défauts, il sait se montrer entêTer
    Si bien qu’il peut devenir l’anti-héros à première vUe
    Mais n’ayez crainte à sa valeur rien n’est enleVer.

    Ludmilla

  • Atelier écriture "3 enveloppes...."

    Thème "Trois enveloppes inspirée du peintre Edouard Hopper" : Personnages, lieux, objets, avec un titre."

    Rencontre décalée

    Après quelques heures de route, la voiture avait très soif. La campagne, les vallées, peu de maisons en vue. Encore moins de poste à essence.

    Le plaisir de conduire, j’aime la voiture, mais faire des trajets longs seul, c’est très long… Enfin un village annoncé par le panneau routier. Le bonheur !!!... J’espère de l’essence…

    Quelques méandres, un rond-point, ça y est !!!.. Une station d’essence. Que du bonheur pour la titine.. Mais je ne vois personne…

    Soudain, sur le côté, un petit peu cachée, une silhouette.

    Une femme me regarde. Grande robe longue et rouge, large chapeau, hauts talons et beau décolleté qui donnait envie de vérifier ce qu’il y avait derrière. Tout pour plaire à un célibataire. Les bras croisés, toujours debout, elle attend… Telle une statue… Moi, devant la pompe, après un moment, elle bouge ses bras. Enfin une réaction… Cela n’a pas loupé.

    Elle me dit d’un ton ferme et masculin : c’est pourquoi ?...

    - De l’essence ! mon tas d’ferraille a soif…

    Elle me répond : servez vous !!...

    Je l’ai fait parce que j’étais contraint. Ce n’est pas avec elle que je vais pratiquer la thérapie du bonheur.

    Yvesck

  • Atelier écriture "Vous chutez. Racontez."

    J'entends la sirène des pompiers et cela me déchire les tympans. J'ouvre les yeux. Et c'est moi, sur la civière.

    Le médecin de la brigade, dans son beau blouson rouge me dit :

    - "Madame, nous vous avons trouvée allongée en bas de la passerelle. Dîtes-moi ce qui vous est arrivé."

    -" Ah non, ce n'est pas vrai. Ne me dîtes pas que je suis vivante. J'ai enjambé la rambarde de la passerelle au-dessus de la nationale et j'ai sauté. Marre de la vie ! Vous comprenez ! Quel est l'imbécile qui a cru me sauver ?

    - "Il est là Madame dans le fourgon."

    Quand son regard a croisé le mien j'ai eu envie de vivre.

    J'ai appris que j'avais sauté depuis la partie la plus basse de la passerelle, autant dire d'une hauteur ridicule. Mais quand même j'ai eu quelques bleus et bosses.

    Marie Dp

  • Atelier écriture "Souvenez-vous de celui ou celle qui"

    Quand je passe par là, je me souviens de cette femme qui habitait en rez-de-chaussée dans cette impasse, maintenant classée.

    Elle sortait ses poubelles en robe de chambre et bigoudis, sa chemise de nuit dépassant légèrement par dessous, ses savates traînant sur le sol pavé. Elle avait toujours une cigarette coincée entre ses lèvres, éteinte ou non.
    On aurait cru le cliché d'un film en noir et blanc avec Arletty dans la scène.

    La rue était à elle, elle y était chez elle. C'était la reine du pavé. Elle marchait lentement, avec une certaine majesté.Elle ne parlait pas, ne regardait personne. Nous étions transparents à ses yeux. Et elle était la seule à sortir en vêtements de nuit dans une rue. Mais elle s'intégrait si bien à l'ambiance des vieux bâtiments que personne n'aurait songé à se moquer d'elle.

    Je considère que des personnages comme elle manquent beaucoup actuellement à notre paysage.

    Chantalcm