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06.06.2017

Atelier écriture "Acrostiches avec prénom"

Retour vers le passé, un soir d'été, mon bébé.

Oh, les yeux noirs qui nous regardent, étonnés !

Merveille vagissante, chef-d'œuvre de l'amour !

Autour de ton berceau, c'est notre plus beau jour.

Il viendra le temps où tu deviendras un grand.

Ne sois pas impatient …. profite du présent.

 

Mais pourquoi toujours se demander si demain

Imitera les jours passés, calmes et sereins ?

Chaque pas que tu fais, va vers la source pure.

Hier comme aujourd'hui, tu cherches l'aventure.

Ensemble, prenons le chemin des vagabonds

Laissons la ville à son chaos furibond.

 

Marief

17.05.2017

Atelier d'écriture "Décrire son trousseau de clés...."

Décrire son trousseau de clés et raconter une histoire

Voici mon trousseau de clés :

Ÿ Le pass bleu, sésame de l’immeuble où seuls ses privilégiés détenteurs accèdent ;

Ÿ La toute petite clé de la boîte à lettres, messagère de bonnes et mauvaises nouvelles ;

Ÿ La moyenne clé de la cave, témoin de mon bazar bien personnel accumulé depuis 40 années.

Ÿ Et enfin, et non des moindres, la grande carrée, symbole protecteur de mon intimité.

Ma Vie en un trousseau ! Le trousseau de ma Vie !

Si par malheur je le perdais ?...

J’ai vécu ainsi un dimanche terrible : me rendant au vide-ordures, je me suis retrouvée sur le palier en chaussons et haillons, poubelle puante à la main. Derrière moi, la porte avait claqué enfermant mon trousseau ! Ma Vie ! Au s’cours !

Je n’étais plus qu’une enveloppe agonisante, décérébrée. Si au moins j’eus été un fantôme, je me serais réincarnée en traversant les murs !!!

Brusquement  mon poing se mit violemment à cogner à la porte voisine. Une jolie vieille dame tout sourire est apparue et m’a prise par la main…

Grâce à elle, mon enveloppe fût réincarnée et Paulette garde avec elle pour toujours la clé de ma Vie.

MartineC

08.12.2016

Atelier écriture novembre 2016

L'un des participants pioche une phrase parmi d'autres. Nous écrivons tous un texte avec cette même phrase de début.

Appuyé sur la rambarde du pont, un homme tentait de s'expliquer :

voilà que j'étais là avec elle, on se tenait compagnie, et soudain, je n'ai rien pu faire, elle a glissé. J'ai essayé de la rattraper, mais cela a été si vite. Vous savez monsieur, j'ai 80 ans passés et cela fait bientôt 20 ans que nous ne nous quittons pas, elle et moi. Elle portait une belle parure, toujours la même d'ailleurs, à fond noir avec des fleurs rouges et bleues. Je me souviens. C'est mise de cette façon qu'elle m'était apparue la première fois, à l'orée de ma vieillesse. Je l'ai choisie parmi d'autres qui me semblaient moins attrayantes, moins gaies, plus strictes, sans fantaisie.

Je l'ai aimé tout de suite, le coup de foudre, vous dis-je ! Dès le moment de notre rencontre, nous ne nous sommes plus quittés. Bras dessus bras dessous. on nous voyait partout l'un et l'autre. On nous citait en exemple. Je la regretterai beaucoup vous savez.

Je l'ai emmenée partout avec moi. En Italie, nous nous sommes perdus en visitant le Colisée. j'ai eu très peur de ne plus jamais la revoir. De repartir sans elle. C'était tout simplement catastrophique.

Soudain, je l'ai remarquée... Elle était au bras d'un homme plus jeune que moi. Alors, j'ai vu rouge. J'ai bondi sur l'homme qui n'a pas compris ce qui lui arrivait. Il était rempli de confusion. Alors, il m'a dit, Elle était toute seule, perdue. Alors je me suis approché d'elle délicatement. Elle s'est accrochée à mon bras. Voilà l'explication, je n'ai rien à me reprocher. Mille excuses, monsieur, puisqu'elle vous appartient, repartez avec elle, je vous la rends.

Ce qui fut fait. Effectivement, nous sommes repartis tous les deux. Nous avons eu de belles années encore. Et maintenant, elle est là, l'eau de la Seine l'a emportée. Un faux mouvement, et elle est passée par-dessus la rambarde. Je ne la reverrai plus jamais.

C'est triste et je pleure. Elle était d'une excellente compagnie, ma canne.

Jacqueline Fauveau

10.05.2016

Atelier d'écriture "À partir d'une carte postale"

Nous avons chacun reçu une carte postale dans notre boîte aux lettres. Seulement, cette dernière ne contient ni message, ni signature. Impossible de savoir qui en est l’expéditeur. Pour ma part, j’ai reçu l’image d’une cigale. A moi de m’interroger sur qui a pu me l’envoyer, pourquoi ? À quoi est-ce que cela me fait penser ?

paris,écriture"Parmi les factures et les prospectus, en ouvrant ma boîte aux lettres ce matin, il y avait cette cigale (en carte postale) vierge – la carte ! Parce que la cigale, je n’en sais rien -. Oui, une carte déposée dans ma boite aux lettres par un inconnu, sans message.

Que dois-je comprendre ?

- Ai-je chanté trop fort sous ma douche ce matin ?
- Est-ce le fait que l’on me voit souvent bouquiner ou siroter sur mon transat en terrasse ?
- Aurais-je importuné une fourmi (métro-boulot-dodo) ?
- Ai-je emprunté quelque chose à quelqu’un sans le lui avoir rendu ?
- Serait-ce mon accent provençal ?
- Y aurait-il des jaloux de mon oisiveté ?

Quelle oisiveté ?!

Moi aussi, je travaille ! Certes, pas aux mêmes horaires que tout le monde. Alors forcément, le gens me voyant ne rien faire le jour, ne comprennent pas qu’en fait je me repose. Et pour tout dire, je ne fais pas RIEN - la nuit en tous les cas-.

Par contre, l’expéditeur de cette carte doit bien s’ennuyer pour perdre du temps à me fausse-poster une fausse lettre - même pas une lettre d’amour en plus ! Pff !!!-.

Qui cela peut-il être ?
- Le nain d’à-côté ? Je ne pense pas. Il est petit, mais ne semble pas frustré à ce point.
- Le bellâtre du rez-de-chaussée à qui j’ai refusé ses avances ? Non… À mon avis, il ne doit pas souffrir de refus. Pour lui, une de perdue, dix de retrouvées.
- La mamie d’en-haut ? Celle qui a un balcon trop petit pour poser ses fesses, alors que moi, j’ai une belle et grande terrasse au soleil !

Peu importe, je n’ai rien à me reprocher. Je suis à la fois cigale et fourmi.

Et puis, la cigale, c’est le bonheur, c’est le chant de l’été provençal. Ça sent la lavande et me donne soudain envie de réserver un prochain TGV, direction Méditerranée.

Je ne sais pas qui m’a posée cette carte, mais c’est un joli cadeau : une invitation à encore plus de farniente !"

Laurence