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écriture - Page 2

  • Atelier écriture "Effet mille-feuille"

    Atelier Arvem du 15 janvier 2024. : l'effet mille-feuille 'Introduire une phrase, entre celles existantes, tout en laissant du sens à l’ensemble'.

    Le Corbeau et le Renard. Jean de La Fontaine.

    Maître Corbeau, sur un arbre perché,
       Quoi en cela d’étranger ?
    Tenait en son bec un fromage.
       C’est en cela que fut le danger
    Maître Renard, par l'odeur alléché
       Ce dernier toujours aux aguets
    Lui tint à peu près ce langage :
       Dès lors, l’oiseau aurai dû faire son bagage

    paris,écriture

     

     

     

     

     

     

    Et bonjour, Monsieur du Corbeau.
       Mon tendre, et merveilleux ami,
    Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
       Je vous l’assure, je vous le dis,
    Sans mentir, si votre ramage
       Tout frais toiletté
    Se rapporte à votre plumage,
       Si joliment teinté
    Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois.
       Croyez en ma bonne foi
    À ces mots, le Corbeau ne se sent pas de joie ;
       Heureux de tous ces mots courtois
    Et pour montrer sa belle voix,
       Et remercier le parleur
    Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie
       Quel ne fut son grand désarrois
    Le Renard s'en saisit, et dit : Mon bon Monsieur
       Nul regret ne m’effleure
    Apprenez que tout flatteur
       Et famille de Grand Séducteur
    Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
       Croyez-moi, puisqu’il vous en coûte
    Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute.
       Trop tard pour y repenser,
    Le Corbeau honteux et confus
       Se réfugiât sous les feuillages
    Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
       Et cacha, son beau plumage

    Arletteck

  • Atelier écriture "Alphabet des choses qui ....."

    Thème : Alphabet des choses qui vous font rire

    - Allergie : Tranquille, au restaurant, en allant payer devant le comptoir, un miroir devant moi… J’avais plein de boutons sur le visage… Comme une coccinelle en rouge

    - Biberon : On m’a offert un chaton qui venait de naitre. J’ai acheté un biberon pour le nourrir en liquide

    - Chiot : Gamin, en allant à l’école, je prenais le bus avec mon chiot dans le cartable. Sa queue dépassait, personne n’a gueulé

    - Dortoirs : En colo, au coucher, on faisait des batailles de polochons

    - Électricité : En bricolant, j’ai pris une décharge. Mes cheveux se sont dressés comme des épingles

    - Ferme : Il pleuvait, en courant sur l’herbe, j’ai glissé. Atterrissage sur une bouse de vache

    - Gargouille : Devant Notre Dame de Paris j’attend qu’il pleuve pour voir l’eau jaillir de la gueule des gargouilles

    - Honte : Après une soirée bien arrosée, je n’arrêtais pas de rigoler et raconter des conneries... La honte de ma vie

    - Intrigue : Hêtre ou ne pas être… Combien de façon de l’écrire… Je me demande et n’arrête pas de me le demander

    - Jambon : Je suis allé à Bayonne. J’ai rencontré plein de gens bons, je n’en ai même pas mangé une tranche

    - K : Kiki a quitté KOKO car KOKO rit sur KIKI

    Yvesck

  • Atelier écriture "Le jardin"

    Au haut de la colline, après une éreintante et torride grimpée depuis la plage, Monsieur Pin Parasol vous accueille et vous enveloppe de son ombre de la hauteur de sa majesté.

    Poussez le petit portail de bois peint en vert, délavé au fil des ans et dont le loquet ne fonctionne plus depuis des lustres, comme pour mieux attirer le promeneur.

    À droite siège un vieux portique de balançoires brinquebalant, témoignage d’enfances de trois générations.

    Une bienfaisante sensation de fraîcheur et de calme vous saisit.

    Vous traversez deux haies de lauriers roses aux feuillage vernissé et fleurs de soie embaumant le miel. Suivent les mimosas persistants alourdis de leurs pompons, couleur soleil et senteur suave. Arrivent alors les oliviers aux troncs noueux et ridés, habillant l’azur de leur feuillage d’argent, bruissant aux rafales du Mistral. Puis s’élance vers le ciel, devant la pergola de la maison, le palmier-dattier, vous préservant généreusement de ses longues palmes raides de l’ardeur du soleil.

    Trois petites marches de pierre de mika et voici le pied de l’imposant eucalyptus qui parfume l’air de sa forte essence mentholée et poivrée. Il abrite les cigales qui, certains étés, étourdissent les oreilles de leur grésillement.

    Le matin, un ballet de colombes blanches, ailées de beige, volettent amoureusement de branche en branche en roucoulant. Et le pic vert solitaire, rigolo, qui plante son long bec fin par force à-coups dans le tronc d’un vieux mimosa. Parfois pies, grives et geais atterrissent sur un coin de terre nue, picorent et s’envolent, un gros vers – excise pitance - pendant du bec.

    Encore quelques marches qui contournent pieds de romarin, de lavande et de myrte et un bouquet odorant la garrigue ravit les narines. Le bougainvillier s’impose là insolemment, ses quelques feuilles violettes et ses petites fleurs jaunes snobant le mauve délicat des abondantes fleurs de lavande. Les abeilles laborieuses bourdonnent et se gorgent du nectar de ce joli maquis. Quelques précieux papillons, jaunes et blancs, volettent de ci de là.

    Promeneurs, un pichet bien frais de rosé de Provence accompagné des toutes petites olives très noires de Nice vous attend sur la pergola à la fraîcheur de mon jardin de Méditerranée.

    Martine C