Thème : Écrire un texte sur Paris commençant par l'un des titres suivant "Il est 5 heures Paris s'éveille" de (J. Dutronc) et finissant par "J'aime plus Paris" (J. Dutronc).
Atelier d'écriture
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Atelier écriture "Un texte sur Paris"
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Atelier écrire "Chiffres de 1 à 10"
Thème : Composer un poème de 10 vers intégrant les chiffres de 1 à 10
1 - dans l'ordre
2 - un chiffre par versBagarre
UN jour, sur le bord du chemin
DEUX enfants cueillaient des fleurs.
Ils rencontrèrent TROIS vauriens
qui voulaient voler leur QUATRE-heuresAlors, ils se bagarrent. Il est CINQ heures.
Une Renault SIX rouge s'arrête.
Le chauffeur, qui a trente-SEPT ans se fâche
et promet de sortir son fouet à HUIT brins.J'en ai un tout NEUF, c'est du crin.
" Allez, on fait la paix. Rendez-vous à DIX heures
chez Laurette s'amuserMarieD
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Atelier écriture "Lipogramme en O"
Thème : Lipogramme en O =Texte sans la lettre O en 15 minutes
Saint Sylvestre
C’est la fête de fin d’année. Mamie a invité la famille.
Je suis un peu triste car mes tantes viennent et je n’aime pas mes tantes. Elles cherchent des chicanes et gâchent le repas. Mais, à part ce détail je suis impatiente d’assister à cette fête.
J’ai mis un pull vert avec le renne des neiges et des ballerines argentées.
Je me régale avec la dinde cuite avec des épices, les frites et les épinards du jardin.
Quand la salade parfumée à l’ail arrive je suis impatiente car je sais que je vais me délecter en tartinant du camembert sur une tartine de pain au levain.
Au final, les invités salivent devant la bûche Grand Marnier. Quel parfum délicieux !
Que dire du champagne qui pétille dans des verres en cristal ? Une merveille qui humecte les papilles des invités.
Même mes tantes apprécient. C’est dire !
L’année peut débuter en s’embrassant
Marie Dp
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Atelier écriture "Haïku - les saisons"
Thème : écrire un Haïku par saison, (poème japonais de 5 – 7 – 5 pieds)
Printemps
Voilà il fait doux
Aujourd’hui tout se réveille
Après le sommeilÉté
La chaleur se lève,
Dame Nuit tarde à se lever
Les étoiles se posentAutomne
Les feuilles dansent dans l’air,
Pousser par les vents
Que le soleil a roussiHiver
Tombe la neige
Le froid surgit durement
Sans aucuns égardsArletteck
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Atelier écriture : Acrostiche avec "c'est la rentrée"
C’est bizarre ce brouhaha, en bas ?
Et pourtant les valises ont été rangées
Serait-ce elles qui se chamaillent,
Toutes malheureuses au fond de la cave ?
Le prochain voyage est pourtant bien proche
À peine quelques jours ou quelques mois
Rien, ni personne ne les abandonneront
Et moi non plus, du reste
Nul ne sait par quel chemin
Terre, mer ou air, je partirai
Rare sont les retours qui renoncent
Espoir d’un futur départ
Encore et toujours plus beau que le précédent.Arletteck
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Atelier écriture "Lipogramme en I"
Quel drôle de chuchotement ?
Je cherche, es-ce un corbeau chanteur ? Non pas sûr, un corbeau ne chante pas de cette façon ! Pourtant, j’écoute plus encore... Que cela est étrange
Cela dur un bon moment. J’écoute plus encore. Portant aucune réponse ne monte à ma tête. Alors j’abandonne mes recherches, et garde ce chant doucement enfermé et calfeutré au plus profonds de mon cœur (en moi…. !!)
Arletteck
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Atelier écriture "Imagination en colimaçon"
J’entre dans un restaurant bien côté, au menu il est proposé : Escargots de Bourgogne. Soudain, à la vue de ces trois mots, beurk, un relent me donne la nausée. Je sors immédiatement et je file au resto d’en face. Avant de m’installer, je détaille attentivement la carte, je vérifie que la salade proposée ne soit pas accompagnée de cornes d’un horrible mollusque à coque.
L’escargot me renvoie à une scène de mon enfance, vécue lors de mes vacances à la campagne.
Une voisine, fière de sa quête après la pluie, me montre des escargots grouillant au fond d’un seau. Je m’approche plus près pour mieux les voir, mais trop tard. Sous mes yeux, elle en gobe un tout cru, se délecte de cette petite bête, recommence de plus belle et se fâche même de me voir pleurer.
Les années ont passé. Mais lors d’un repas de famille, ma sœur est fière de nous servir un plat d’escargots qu’elle a longuement préparé. Je fais grise mine, mais puisque je suis invitée, je ne vais pas chipoter.
- Allez, ne fais pas de manières, c’est du bio.
Bon ! Je teste. Par un petit coup de fourchette je sors cet escargot méconnaissable de sa coquille, je ferme les yeux, je goûte. Mais ce mets soi-disant si raffiné ne passe pas, j’imagine cette petite bête vivante, les cornes coincées au fond de ma gorge, je tousse, j’étouffe, je passe du rouge au gris, la sorcière a dû me jeter un sort. C’est la panique autour de la table.
Heureusement, un invité enseignant le secourisme, réagit rapidement. Je ne sais plus ce qu’il a fait, mais il m’a sauvé la vie, assurément pour de nombreuses années gagnées.
Afin de me rassurer, les assiettes d’escargots sont débarrassées, nous passons au dessert pour remettre de l’ambiance et tout oublier.
Annick D.
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Atelier écriture "Une histoire qui utilise les couleurs"
Thème : Une histoire qui utilise les couleurs. (Atelier du 10 mars 2025, animé par Marie Dp)
La couleur du retour
Denis est de retour au pays. On le reconnaît à sa chevelure d'un roux flamboyant.Cela faisait dix ans qu'il avait quitté la maison familiale. Le jour de son départ, son père avait piqué une colère mémorable. Il s'était fâché très fort. Il était devenu rouge écarlate… au bord de l'apoplexie. Ces deux là ne se sont jamais bien entendus.
Sa mère, blanche comme un linge, a beaucoup pleuré. Elle tortillait son tablier bleu entre ses doigts noueux.
Denis s'est éloigné avec son sac à dos orange fluo, histoire d'être visible. En chemin il a rencontré le facteur, fringant dans son uniforme indigo.
-"Alors, Denis, on prend la route ?"
-"Oui, je vais me mettre au vert de l'autre côté de l'Atlantique. Je ne suis pas superstitieux : j'aime le vert-de-gris couleur du dollar !"
Ces dix années ont ressemblé à l'éternité pour sa mère.
Quand son père est décédé il y a deux ans Denis n'est pas venu aux obsèques. Même mort il redoutait un tête-à-tête avec ce père si dur comme l'acier. Mais, il s'était promis de revenir …. pour sa mère. Il reviendra chercher la sérénité. Aujourd'hui, il est là.
Il descend le petit chemin creux couvert d'une boue grisâtre… toujours aussi tortueux.
Il respire l'odeur du colza jaune d'or éclatant qui semble s'étaler sur un ciel d'azur. On dirait un tableau de Van Gogh.
Il se sent revivre.
Soudain, au détour du dernier petit virage, derrière le toit rouge du presbytère, Denis aperçoit une petite silhouette noire. Il accélère le pas. Cette silhouette prend forme. Elle porte un joli châle violet. C'est sa mère !
Et, serrer cette petite femme fluette dans ses bras musclés et bronzés, c'est un bonheur indicible. Tous les deux pleurent, mais pour une fois, ce sont des larmes de joie.
Pour voir la vie en rose !
Marie Dp
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Atelier écriture " Insoutenable odeur"
Thème : Insoutenable odeur de Vendée.
16 juin 2025 - Animateur Jean OOh , la vache !
Connaissez-vous la Vendée, ses plages et sa campagne ?J'adore la côte et la dégustation des fruits de mer reste une activité qui éveille tous les sens. Avec Mick, nous avons loué un studio à Jard-sur-Mer. Nous nous sommes délestés de nos bagages et de nos souvenirs de bureau.
Ah, les bains de mer vivifiants !
Or, un matin le ciel est gris. Nous décidons de randonner, histoire de découvrir l'arrière-pays.
Nous voici harnachés. Le pique-nique est prêt. Bien sûr , il y a du jambon de Vendée, moelleux et odorant, du pain de campagne croustillant et une bouteille de rosé. La campagne n'a rien de pittoresque. Le paysage est plutôt monotone et plat. Nous passons devant des bosquets, nous
longeons des prairies dans lesquelles des vaches paissent.Sans nous consulter, nous déclarons que la faim nous tenaille. À l'ombre d'un chêne, à quelques mètres d'une grande ferme, nous nous installons.
Ah, la Nature, quelle merveille !
Tout est déballé.
Soudain, je m'étonne.
-"C'est quoi cette odeur. C'est horrible. Je n'ai jamais senti un truc aussi pestilentiel.".Mick n'a rien remarqué.
-"Oui, comme d'habitude, toi, tu ne sens rien ! Moi, je ne reste pas là."L'odeur devient de plus en plus prégnante.
Ça sent la bouse de vache, le purin, le fumier, bref c'est un vrai remugle.
Mick, qui se veut diplomate déclare :
-"C'est une question de direction du vent. On peut changer d'endroit. Le vent vient de l'ouest. installons-nous là-bas .Nous remballons le pique-nique pour nous poser 200 mètres plus loin. -
"Ah, quelle horreur ! Ça recommence ! En pire".Et là, Mick s'écrie :
-" L'odeur !!! Je vais vomir. D'où ça vient ?"Nous inspectons les environs. Derrière la ferme, nous apercevons des talus enveloppés de plastique noir.
L'odeur vient de là.
Nous apprendrons plus tard qu'il s'agit d'herbe à fourrage qui est conservée ainsi pour servir de nourriture aux vaches pendant la période hivernale.
On appelle cette méthode : l'ensilage.
Nous sommes retournés vers la plage et malgré les nuages quelque peu menaçants nous avons, enfin, dégusté nos sandwichs.
L'air iodé de la mer a atténué le souvenir de la puanteur "bucolique !"
C'est vraiment une odeur très forte que j'associe à la campagne vendéenne.
Pour conjurer le sort, l'odeur de la brioche vendéenne m'a réconciliée avec la Vendée.
Marie DP
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Atelier écriture "Objet quotidien"
Thème : Écrire un hommage à un objet du quotidien au choix.
Objet choisi : une fourchette.
Ô trident des Dieux
Objet précieux
Élancé comme un pic
Tu piques
Tes trois lances de fer
Sont comme la fourche des enfers
Dangereuse parfois douloureuse
Témoin des heures heureuses
Lorsqu'ensemble on s'attable
Autour de mets véritables
Tantôt tu piques le rôti
Tantôt tu plonges dans le riz
Et je te porte à ma bouche
Les saveurs se révèlent par couches
Le froid du métal je ressens
Je me méfie de tes piquants
Et je te dépose à nouveau
À côté de ton amant le couteau.Lucile
