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atelier écriture - Page 2

  • Atelier écriture "Une chanson"

    Thème  : On choisit un numéro qui correspond à une chanson. Je prends au hasard le n° 5 qui correspond à "Fils de…" ou "Tous les enfants sont comme les vôtres" de Jacques Brel et je continue à écrire l’histoire qui n’est pas la chanson. Cela commence par le vrai texte écrit en italique.

    FILS  DE…

    Fils de… bourgeois
    Ou fils d’apôtres
    Tous les enfants
    Sont comme les vôtres
    Fils de… César
    Ou fils de rien
    Tous les enfants
    Sont comme le tien

    Fils d’Occident
    Ou fils d’Orient
    Tous les fils de… sont différents
    Quand le soleil à l’Aube se lève
    Là-bas,  se fond dans l’horizon
    Et tout ensemble ils veulent vivre
    Pourtant certains d’entre eux
    Sont malheureux
    Alors que des fils de… survivent
    D’autres plus loin sont des rupins
    Ils vivent tous leur propre vie
    N’importe le pays où ils se trouvent
    Certains se rêvent plus tard pompiers
    Ou bien conducteurs de tramway
    D’aucuns aussi se voient régner avec leur Cour
    Comme des artifices

    Les fils de… veulent être plombiers
    Acteurs, pilotes, grands chirurgiens
    Quelques-uns deviendront des élites
    Ailleurs dans leurs jolies contrées

    Alors que d’autres seront mendiants
    Ayant comme toit l’immensité
    Et la nuit étoilée comme compagne
    Une couche dure sur le bitume

    Tous les fils de… aiment l’amour
    La joie, les jeux, rires et les sourires
    Tous les fils de…  n‘ont pas cela
    Beaucoup ne connaîtront que larmes
    Et des soupirs remplir leur cœur
    Les fils de… ne sont pas tous égaux
    La Liberté n’existe pas pour eux

    Moi, je ne rêve que de Paix
    D’Amour de Bonheur et de Justice
    Solidarité et Fraternité<
    Vivre et non pas Survivre

    Les fils de… souhaitent seulement être heureux

    Jacqueline F

  • Atelier écriture "tautogramme"

    Tautogramme avec la lettre M :

    Miam ! Manon mange ma melba moelleuse, et des menues mignardises ; mincir mine mon moral !

    Tautogramme avec la lettre C :

    Ces coquines, chemises colorées, chahutent dans le char aux coloquintes couleur cerise. Ces colocataires croulants, chastes et crispés, crient. Ce charivari ! c'est caricatural, c'est chouette...

    ChantalC

  • Atelier écriture "Le vin"

    J'aimerais aimer le vin, hélas, je n'en bois pas. Et pourtant ancienne fille de restaurateur, j'étais bien placé pour l'apprécier.

    De plus ayant des origines aveyronnaises les vignes étaient présentes dans ce paysage.

    Mais attention la grappe de raisin volée dans une vigne faisait mon bonheur.
    Les grains oui
    La dégustation du liquide non

    Enfin disons qu'avec l'âge, j'ai quelques fois apprécié ce divin breuvage.

    Donc tout est permis maintenant même de ma soûler !!! Soyons sérieux tout de même…..

    SolangeC

  • Atelier écriture "lettres VIN ou son VIN"

    Thème : Faire un texte avec les lettres VIN (dans le corps du mot ou au début ou à la fin) ou le son VIN

    Avec mon texte j'espère avoir 20/20. Je ne suis pas devin mais avec cette note je me sens invincible. Je serai le vainqueur du match des écrivains. Je n'aurai pas planché en vain.

    Et que dire d'un bon pain avec notre breuvage divin. Un bon pain fait avec du bon levain comme au temps des Mérovingiens ! Mais attention à la vindict du peuple.

    Enfin heureusement, dans tous les cas, il y aura ma copine ludivine pour me consoler et m'empêcher de tomber dans le ravin au milieu des ovins et des bovins.

    Jeano

  • Atelier écriture "Acrostiche : Métropolitain"

    Monsieur, monsieur !!
    Êtes-vous de ces nuages,
    Tout gros qui ravage les villes ?
    Rien de tel,
    Oh que non !!
    Petite Demoiselle
    Oublieriez-vous
    La Terre cette bonne amie
    Il lui faut boire sinon, sans le Nectar de l’eau<
    Terrible elle serait déclenchée, 
    Alors, je viens,  je vais
    Ici, et là selon les vents,
    Non, je viens l’arroser et lui servir à boire,

    Arlette ck

  • Atelier écriture "Quelle buse"

    Thème : Que vous inspire le mot BUSE

    Quelle buse !

    Oh là là, la fille du plombier, quelle buse ! Il faut dire que son père en a en stock …. des buses. Des buses de toutes les dimensions et de toutes les couleurs.

    Elle est têtue comme une mule. Alors j'ai décidé de la draguer.

    Je vais changer la buse en muse. Ça m'amuse …. une buse qui s'amuse à jouer la muse, une muse qui va peut-être m'inspirer car pour l'instant, devant ma page blanche, les idées ne fusent pas.

    Alors, soudain, j'ai une idée ! Si je rajoute un "o" à buse ça fait bouse. Voilà le poème pour ma muse qui,  est au départ était une buse et qui se transforme en bouse. Il paraît que cela porte bonheur.

    J'aime bien la lettre O : elle a changé ma vie.

    Ma vie est un vrai chantier, je creuse toujours le même sillon… et au fond du sillon il y a une canalisation. Il faut que l'énergie circule.

    La fille du plombier, qui s'y connaît en tuyaux, m'a expliqué que cette canalisation s'appelle une buse.

    Ça me méduse, les buses !

    Marie Dp

  • Atelier écriture "Que vous inspirent ces timbres ?

    Thème : Timbres choisis le portrait de Maurice Ravel et La Baigneuse à mi-corps de Ingres.

    paris,atelier écritureCe soir, à l'opéra Bastille, l'orchestre philharmonique de Radio France interprète un concert de Maurice Ravel, ses œuvres les plus connues, dont l'envoûtant "Boléro" prévu en clôture.

    Héloïse attend depuis longtemps cette soirée exceptionnelle. Depuis sa loge elle est toute ouïe se sentant emportée par les violons. Son admiration pour le chef d'orchestre n'est pas nouvelle, depuis plus d'un an elle rêve de l'approcher, de paraître sur scène à ses côtés. De sa loge elle ne le quitte pas des yeux. Grand, large d'épaules, épaisse chevelure brune bouclée, il se distingue parmi tout l'orchestre. Vêtu d'une queue de pie noir, d'une chemise blanche au col cassé surmonté d'un nœud papillon blanc. Comment pourrait-il ne pas attirer l'attention de la belle Héloïse.

    Parée d'une longue robe à fines bretelles en taffetas bleu nuit, les épaules couvertes d'une étole aussi fine que légère, elle étouffe malgré tout, visiblement Il lui fait sensation.

    Elle s'imagine être près de lui, ou mieux, dans ses bras, elle s'y croit déjà, elle divague.

    paris,atelier écritureBaissant discrètement une fine bretelle de sa robe, puis la seconde, elle se sent plus à l'aise, Tout en continuant à relever sa longue robe au dessus du genou. Elle est ailleurs si bien qu'elle se dévêt un peu plus, passe du dos nu, aux seins nus. Peut-être la verra-t-il depuis la scène, cessera-t-il de jouer, viendra-t-il la chercher ?  Dans la pénombre, sa peau si blanche, si pâle ne peut passer inaperçue, elle en a des frissons.

    Silence, voici les premières notes du "Boléro", quinze minutes d'ensorcellement.

    Soudain des applaudissements; seraient-ils pour elle ? Comme envoûtée, elle se lève, rejoint le public en liesse par l'allée centrale, oubliant qu'elle est en tenue d'Ève. Tous les regards se posent sur cette créature sortie des nues.

    L'observant discrètement depuis le début du concert, un homme ne perd rien de ce spectacle inattendu, surpris mais inquiet, ce n'était pas prévu au programme : "Cette femme a perdu la tête, elle doit vite se rhabiller, il faut l'isoler de la salle".

    Elle se sent cernée de tous côtés par des femmes jalouses de ne pas être aussi belles, aussi jeunes, l'accusant de provoquer leurs maris. Soudain, prise d'étourdissement, Héloïse s'écroule dans les bras d'un vieux monsieur semblant heureux de ce fait inattendu, mais bien embarrassé de cette situation. Il la protège délicatement de sa veste, part en quête d'un autre vêtement afin de couvrir le tout.

    Les lumières s'allument, la salle se vide, le chef d'orchestre s'informe de cet incident, par principe et fait le nécessaire afin de régler l'affaire.

    Héloïse passera la nuit à Sainte Anne. Isolée dans une chambre, ce soir elle est heureuse d'avoir attiré l'attention, d'avoir osé, de s'être montrée en spectacle. Tout ça pour un chef d'orchestre qui l'a complètement ignorée.

    Depuis, elle fait du théâtre. Un soir, ayant le rôle principal dans "Scandale à l'Opéra" elle l'aperçoit au premier rang. Est-il ici par hasard, l'a-t-il reconnu, le titre du spectacle lui a-t-il remémoré un événement vécu ? Elle veut savoir.

    Dès la fin de la représentation elle le rejoindra, ils s'installeront au bar. Elle lui fera part du déclic qu'il a provoqué grâce à son indifférence. Ce sera une rencontre assurément sans scandale.

    AnnickD

  • Atelier écriture

    Thème : A partir de 5 titres de livres que vous avez chez vous. Écrire une histoire.

    • "Idiss" de Robert Badinter
    • "La Terre" d ‘Emile Zola
    • "Trois la fin du monde" de Sophie d’Ivry
    • "Et le diable sortit de la salle de bains" de Sophie d’Ivry
    •  "Peau d’Ane" de Charles Perrault

    Quand la fête bat son plein

    "Idiss", jeune fille de 14 ans, est  issue d’une famille où les ancêtres cultivaient "La Terre". Ses grands-parents avaient eux-mêmes hérité de la ferme de leurs parents. Ils s’étaient installés en Beauce, vaste plaine agricole fertile, plus exactement à Illiers devenu en 1971, Illiers-Combray, berceau de l’œuvre de Marcel Proust.

    La culture était inscrite dans leurs gènes. Ses parents heureux et travailleurs vivaient ainsi en autarcie. Ils fréquentaient peu leurs voisins, Monsieur et Madame André LEVILLAIN. Ces derniers tenaient un commerce de bijoutiers joaillers à Brou,  ville voisine, distante de 13 kilomètres. Avec leurs économies ils avaient acheté un manoir flanqué d’une tour servant autrefois de pigeonnier. Celle-ci, rénovée, leur servait maintenant de salle de réception. Ils la  louaient à des particuliers pour leurs festivités.

    Malgré le chauffage central, la bâtisse demeurait  humide. Les affres de l’hiver refroidissaient encore plus la demeure. Ils n’avaient de cesse de chauffer en plus les pièces principales. Ils brûlaient des quantités innombrables  de stères de bois en provenance de leur forêt,  mais, rien n’y faisait. Les murs de la maison suintaient toujours et on pouvait suivre des yeux la trace laissée par de larges dégoulinures.

    Trois fois déjà que le bâtiment avait failli prendre feu. Cela aurait pu tourner plus mal.  "Trois fois la fin du monde" ou… du manoir. Enfin, tant qu’il n’y a pas de mort, tout va bien. Monsieur et Madame André LEVILLAIN n’étaient pas du genre fataliste. Ils avaient le sens du calembour et possédait un optimisme rôdé à toute épreuve.

    On se demande pourquoi ? Mais, dans leur écurie, et d’ailleurs ils ne savaient plus très bien qui, l’avait relégué à cet endroit, une peau d’âne attendait, pendue à un lourd crochet. Elle était impressionnante à voir.

    Pour fêter les 16 ans de leur fils Adrien, ils avaient invité "Idiss"  à se joindre à la fête qu’ils donnaient dans la tour. "Idiss" arriva vers 17 heures, très sage et très joyeuse. Elle rejoignit les premiers convives. Elle arriva parée comme une princesse. Une boum déguisée et c’était à celui ou celle qui rivaliserait d’ingéniosité et de créativité avec son déguisement.

    Elle se sentait très intimidée au milieu de ces invités que pour la plupart, elle ne connaissait pas. Elle rougissait à chaque compliment et pour se donner bonne contenance, buvait à petites gorgées sa troisième coupe de champagne.

    Au cours de la soirée, elle eut l’idée de se rendre à la salle de bains pour se rafraîchir. Celle-ci était fermée à clé de l’intérieur. Elle frappa de trois coups rapprochés. Adrien lui répondit. Elle se souvient qu’elle ne l’avait pas encore remarqué de la soirée. Comme il ne sortait toujours pas, elle attendit 5 minutes, puis rejoignit les autres.

    Elle était assise tranquillement sur le canapé du salon, la musique battait son plein, le tourne-disque rouge enchaînait les succès de : Johnny Hallyday, Les Chaussettes Noires, les Beatles, Sylvie Vartan, Les Rolling Stones etc… C’était une soirée sixties-seventies. Bref, il y avait de l’ambiance.

    Des amis dansaient, d’autres discutaient par groupe de deux ou trois, certains s’enhardissaient et draguaient. Quand, tout-à-coup, on entendit un cri spectral. Un grand fracas se fit entendre…  La porte d’entrée vola en éclat, "Et le diable sortit de la salle de bains".

    C’était Adrien, plus diable que nature, comme on se l’imagine. Un grand effroi parcouru soudain l’assemblée. Quant à "Idiss" en voyant Adrien cornu et fourchu, elle s’évanouit et tomba brutalement sur la  "Peau d’Ane" qui jonchait le sol.

    Jacqueline F