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théâtre - Page 2

  • Théâtre : "Représailles" à la Michodière"

    Représailles.jpgUne très bonne comédie de boulevard à la Michodière.

    L'histoire est pleine de rebondissements sans surprise, mais c'est là tout l'intérêt de pouvoir se délecter des réactions des acteurs et de leurs réparties. Michel SARDOU (Francis) et Marie-Anne CHAZEL (Rosalie) s'affrontent pour sauver leur couple et tous les coups sont permis.

    Ils se donnent à fond sur scène avec leurs comparses, dont l'excellent Laurent SPIELVOGEL (Julien) qui apparaît au 3ème acte et complète avec brio l'histoire.

    Laurence & Astrid

  • Théâtre "Molière Malgré moi"

    paris,théâtre"Molière Malgré moi" à la Gaité-Montparnasse.

    Qui n'a pas vu une pièce de Molière depuis son enfance ?

    Si vous voulez entendre du Molière, mais surtout revivre sa vie, ses passions, entouré de ses comédiens, ses amis et ennemis et même Louis XIV, vibrer devant l'interprétation magnifique de l'auteur Francis Perrin littéralement habité de ce "génie" et qui nous offre un spectacle enthousiasmant mêlé de citations, d'anecdotes et d'humour.

    Vous vous régalerez devant l'exploit de cet acteur talentueux, plein d'énergie qui nous replonge dans le XVIIe siècle durant 1h30.

    Dépêchez-vous ! Date limite prévue le 5 septembre, séances mardi, mercredi, jeudi, vendredi 19h.

    Ninette

  • Théâtre "Ancien malade des hôpitaux de Paris"

    paris,théâtreAu petit théâtre de l'Atelier le docteur Galvan (Olivier Saladin) raconte une nuit de garde agitée dans la pièce "Ancien malade des hôpitaux de Paris" tirée du livre de Daniel Pennac "Monologue gesticulatoire".

    Le pauvre et jeune urgentiste raconte comment, vingt ans plus tôt, il a été confronté à un patient qui multipliait les symptômes de tant de maladies que tous les spécialistes de l'hôpital furent mobilisés. Qu'avait-il donc ?

    Dans une pantomime gestuelle jubilatoire, O. Saladin dissèque l'univers hospitalier mais prend le temps d'offrir un café à un spectateur. Porte-parole tonique de D. Pennac cet artiste est un vrai remède à la morosité.

    Françoisemd

  • Théâtre "Les Caprices de Marianne"

    paris,théâtreSaluons le travail de l'équipe du Vingtième Théâtre présentant ces dernières années à des prix très modiques un répertoire varié et souvent excellent.

    Les Caprices de Marianne de Musset à l'affiche sont un vrai régal, en grande partie par la redécouverte qu'ils permettent d'un texte fabuleusement moderne.

    Le fond carnavalesque de Venise constitue avec ses pitreries grossières une prémonition caricaturale de ce qui lie les protagonistes : amours et amitiés contrariées.

    La belle tirade d'Octave à la fin qui a tout perdu avec son ami Coelio, tué à sa place, est ainsi préfigurée au début, sur le mode dérisoire, par un simulacre grotesque de coït entre deux masques masculins.

    Analysée dans un style étincelant où les images en cascade révèlent des tréfonds psychologiques la condition des femmes  -et des hommes - dans le rapport amoureux est le sujet principal de la pièce.

    À la sortie du théâtre un dialogue avec l'actrice interprétant Marianne a confirmé mon impression - la sienne - d'une permanence de ces interrogations sur le sens de l'amour que les hommes prétendent nous porter.

    Là où l'inégalité sociale fait que les plus riches boivent les meilleurs vins, comment se fait-il, se demande l’héroïne, que la plupart des hommes cherchent indifféremment la prostituée en toute femme ? Sans doute les contraintes rigides de l'époque - et parmi elles la prison économique que continuent d'être la plupart des mariages - donnent-elles encore plus d'acuité au constat. Mais il reste dans notre société quelque chose de ce "traitement" d'un genre par l'autre.

    Aussi, hélas, d'une forme plus violente encore de ce mépris déguisé en amour : les violences conjugales que le metteur en scène met cruement en lumière. Marianne se révolte trop tard contre le sort qui lui est fait, s'arrachant le corset de respectabilité qu'Octave oppose à la "miséricorde" de   femmes plus humbles, même si elles font payer leurs caresses… tirade qu'on peut entendre comme un hommage au peuple.

    Elle perd tou t: mari, fortune, et surtout amours potentielles que l'éducation reçue au couvent, sa fréquentation de l’Église, sa docilité au conformisme lui ont interdites.

    À Octave il reste l'amour pour son double Coelio, et ce n'est pas rien.

    Coelio à Octave : "Comme tu es heureux d'être fou !".

    Octave : "Comme tu es fou de ne pas être heureux !".

    On sort de cette représentation la tête bruissante de réflexions où le féminisme et les luttes à poursuivre ont une grande part ; mais aussi l'intégrité de l'engagement amical, son total désintéressement qui ravive l'espoir en l'humain.

    Marie-Claire Calmus

  • Théâtre "Raisons de Famille"

    Pièce de Gérald Aubert, mise en scène de Sébastien Bernard par la compagnie RATP Aurore au Théâtre Auguste Sobel, 9 rue Philidor (75020 Paris).

    Nous avions déjà vanté les mérites de ce lieu culturel tenu par la RATP. Le répertoire y est inégal mais cette pièce est une réussite par son rythme, son sujet libertaire, la qualité de son texte et de son interprétation.

    C'est une attaque de plein fouet de l'ordre familial - plutôt de ses désordres -,et en même temps de l'ordre social qu'il génère... les amours du fils prodigue, homosexuelles, n'étant pas forcément nécessaires à l'efficacité de la démonstration.

    Citons quelques trouvailles : "les choses de loin vont toujours de soi, c'est quand on les goûte que çà se gâte" et "(en famille) on devrait se dire qu'on n'a rien à se dire ; c'est alors que le dialogue pourrait commencer... "

    Aussi la géniale métaphore comptable que cette mère subversive adresse à son fils... "débiteur" de ce quelle à subi pendant ses neuf mois de grossesse…

    Notons aussi au début le portrait à charge de "l'écrivain" infatué de lui-même, comme le sont bien des créateurs… : "je mange comme un écrivain, je bois comme un écrivain, je dors comme un écrivain ... ".

    De la hardiesse, de l'entrain, de la finesse d'analyse et de jeu, aucune retombée. Cette représentation abolit magnifiquement les frontières... souvent contestables entre théâtre "amateur" et "professionnel".

    Comme le rappelait l'un de mes poèmes "dans amateur il y a aimer". Aimer pour faire aimer un texte, et à travers la façon de le servir, l'art et la vie.

    Marie-Claire Calmus

  • Théâtre "Le système"

    Ne comptez pas sur moi (je suis nul en économie) pour vous expliquer le système de Law. Je sais simplement que c'était un aventurier écossais qui tenta, en vain, sous la Régence, à l'aide de papier monnaie de réduire la dette de la France.

    Je peux cependant vous dire qu'à l'issue de la représentation de cette pièce "Le système" Lorant Deutsh, Stéphane Guillon et leurs partenaires furent chaudement applaudis par les spectateurs et que ces acclamations étaient bien méritées.

    Vous l'aurez deviné, je vous recommande cette pièce qui se joue en costumes, au théâtre Antoine.

    Jean-Paul

  • Théâtre "Le dîner de cons"

    paris,théâtre"Le dîner de cons", on connaît, on l’a vu au théâtre ou au cinéma, mais avec la reprise de cette célèbre comédie on se régale. Un excellent jeu des acteurs, un François Pignon irrésistible en la personne de Patrick Haudecoeur

    Certes l’effet de surprise ne joue plus mais on se laisse porter, on éclate de rire, bref on ne boude pas son plaisir.

    Je recommande vivement ce spectacle au théâtre de la Michodière.

    Colette C

  • Théâtre "Court sucré ou long sans sucre"

    paris,théâtreComédie de la Bastille - 5 Rue Nicolas Appert 75011 Paris

    Une comédie de Sylvie Audcoeur, David Basant, Bruno Chapelle et Olivier Yeni. Mise en scène de Jean-Luc Moreau, assisté d'Anne Poirier Busson.

    Les auteurs que sont aussi les acteurs savent de quoi ils parlent, sur quoi ils "jouent" : deux d'entre eux gagnent leur vie en partie dans l'entreprise. L'un dirige une agence de "communication parlée". L'autre est coach de dirigeants.

    Et l'énormité de la charge rejoignant nos critiques du libéralisme, faisant tourner à la farce ce qui pourrait être une tragédie - l'est souvent dans la réalité - noie nos griefs et nos craintes dans une tempête de rire : on rit tout au long, dans la connivence et le soulagement.

    Plus que le texte c'est l'art des comédiens - particulièrement celui de Bruno Chapelle dont le jeu fin et complexe, gestuel comme de physionomie, en rajoute continuement par rapport aux répliques - qui maintient constamment la pièce, sur un rythme endiablé, au niveau de la caricature. Tout y est : la "tueuse" qui croit mener son monde à la baguette jusqu'à ce qu'elle soit balayée elle-même par le plus insignifiant et le moins dangereux (semble-t-il) de tous ; les coucheries affairistes sans amour et les mensonges afférents aux légitimes comme aux "extras", et le parasite méprisé qui à force de souplesse, veule et obstiné, réussit à tirer son épingle du jeu.

    La réussite tient à ce que l'écueil de la vulgarité est évité jusque dans les séquences les plus lestes par le grossissement-même. On pourrait sans doute se passer de la "nymphomanie" de la dirigeante qui vers la fin menace de nous détourner de la satire essentielle. Reste que c'est une belle réussite, gaie et intelligente, deux dimensions de la vie sociale comme culturelle qui manquent quelque peu actuellement.

    Marie-Claire C

  • Théâtre "Touche"

    paris,théâtrePar la compagnie Teatro di Fabio au Théâtre 12(*), avec Fabio Alessandrini et Damien Hennicker, musicien.

    Ce spectacle dénonçant les ravages du dopage dans le milieu du football nous laisse exsangues, même si nous connaissons le problème dans ses grandes lignes.

    Après avoir évoqué le parcours, depuis l'enfance, qui l'a conduit à devenir footballeur professionnel, à l'exemple de Morales, joueur fétiche du passé, le personnage introduit le thème presque sans y toucher et le fait progresser jusqu'à ce moment extraordinaire où il étale sur une table les flacons contenant les diverses substances, en détaille les effets avant d'en composer des cocktails meurtriers qu'il expérimente sur son complice - talentueux saxophoniste modulant les différentes tonalités du texte - puis sur lui-même, contant pour finir les séquelles qui lui en resteront jusqu'à une mort précoce.

    La mort est là continuement, déjà évoquée dans l'énumeration de joueurs célèbres victimes du dopage dans la fleur de l'âge.

    Elle est aussi dans l'abstraction de la mise en scène : un fond noir parcouru d'une ligne lumineuse qui peut suggérer un but, le terrain - lui-même vide. Elle est surtout dans la pantomime et gesticulation fantaisiste de ce héros ricanant, être vivant ou fantôme ? - qui tente de la narguer, de la traiter légèrement, de l'apprivoiser peut-être avant d'être désintégré.

    Le texte est fort, le sujet gravissime. L'excellence du comédien est telle qu'elle menace, à mon avis, de faire un peu pâlir l'un et l'autre, de s'en servir plus que les servir. Cette réserve n'ôte rien à son éclat ni à l'impact d'un tel spectacle, à voir absolument.

    Marie-Claire C

    (*) Centre d'animation Maurice Ravel, 6 rue Maurice Ravel, 75012 Paris