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13.09.2016

Atelier écriture "que vous évoque cette carte postale"

Une carte postale en noir et blanc présente deux femmes attablées à une terrasse. Que vous évoque-t-elle ?

Les beaux jours sont là, joli mois de Mai dit-on.

Clémence est installée à une terrasse de café. Robe très courte et jambes croisées, elle est fière de les montrer sous ce soleil printanier. Ses cheveux mi-longs lui cachent légèrement le visage.

Parcourant distraitement un journal, elle est plutôt pensive. Son petit ami est parti manifester boulevard Saint Michel, elle n'a pas eu le courage à le suivre. Les pancartes, les slogans, les barricades, c'est pas pour elle, lui a t'il dit.

La jeunesse se sent enfermée dans un carcan sous le poids d'une éducation devenue ringarde. Elle aimerait bien que ça change. Ras le bol des routes tracées par les parents, des jupes plissées, des bas à couture, des bigoudis le vendredi soir et tout le tralala. C'est le temps des mini-jupes, des musiques rythmées, des soirées prolongées sans les parents derrière.

À la table près d'elle, une femme d'un autre âge, sous son petit chapeau l'observe du coin de l'œil. Elle aussi est très inquiète. Elle en a vu dans sa vie des événements qui ont mal tournés. Tout ça pour quoi ?

Qu'est ce que c'est que cette jeunesse qui se révolte pense t'elle ? De mon temps, les filles ne sortaient pas à moitié vêtues, les parents n'ont plus la parole, ils laissent faire. Tout va de travers. Que va donc devenir cette société ?

Tiens, je préfère lire mon journal même si les nouvelles ne sont pas bonnes. Au moins, ces tenues incorrectes ne me feront pas loucher. Ah! Si mon pauvre mari était encore là, il lui dirait ce qu'il pense à cette gamine. Mais, il me semble la connaître cette petite, c'est bien elle, ma voisine du dessus qui prend la nuit pour le jour en mettant sa musique à fond. Elle danse tous les samedis soir jusqu'à l'aube avec ses copains aux cheveux longs.

Après tout, il faut bien que jeunesse se passe. Qu'ils essaient de refaire le monde, mieux que nous, espérons le. Ah ! Si j'avais vingt ans, voire quarante, j'en ferais bien autant.

La petite dame se souvient. Oui, c'était bien pour elle aussi, malgré les permissions de minuit, elle arrivait toujours à tricher. Les souvenirs reviennent, elle en a la larme à l'œil, puis se lève de sa chaise. Elle entoure la jeune fille de ses bras fragiles puis lui dit : "Tu as bien raison ma petite, libère toi de toutes ces traditions étouffantes, aime qui tu veux, fais des projets, ne laisse pas les autres décider pour toi, vis ta vie comme tu l'entends. Sois heureuse.

Puis pense à ta voisine du dessous de temps en temps, surtout le samedi soir....

Annick D

25.08.2016

Atelier d'écritures "Écrire d'après 3 photos au choix"

Photo choisie pour ce texte :
La brasserie LIP dans les années soixante. Deux personnes sont assises chacune devant une table.

Regards croisés

11 heures du matin, une brasserie de quartier tranquille, les habitués s’y retrouvent régulièrement. Georgette, 70 ans, bourgeoise, tirée à quatre épingles, sanglée dans son tailleur de tweed, impeccable, y vient le lundi, le mercredi et le vendredi. Le dimanche, elle va danser à La Coupole avec son amie Josette.
- Bonjour Francis, ma table est-elle libre, lance-t-elle en entrant dans la Brasserie LIP ?
Le barman la remarque à peine, tellement Georgette fait partie du paysage.
- La quatre, comme d’habitude. Une bouteille de chardonnay, c’est bien ça ? Je vous amène le seau à glaçons.

Georgette s’assoit, elle regarde alentour. Il y a très peu de clients pour le moment. Les uns sont partis travailler, les autres vont rappliquer vers midi pour déjeuner.
- Tu fais toujours ton pot-au-feu aux légumes avec os à moelle, Francis ?
- C'est justement le jour,
- Bien dans ce cas, en attendant l’heure, je vais lire les nouvelles fraîches.
Tu as reçu « Le Figaro » Francis ?
- Oui, il a été livré à 9 h. ce matin
- Alors donne-le-moi, avant que quelqu’un qui a du temps à perdre ait la même idée que moi.
- Voilà le journal

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18.08.2016

Atelier écriture "Une photo parmi d'autres"

Photo des 2 religieuses devant une station de métro, regardant le plan de PARIS.

- Ma mère, tu es sûre que c’est à la Porte de Versailles ?

- Mais oui ma sœur, il y a le Salon du Chocolat. On va trouver des religieuses et je pense qu’on pourra en manger. Hier, en piquant notre père je me suis trompée dans la dose. Il a dormi plus de douze heures… Allez !... On prend le métro. Je connais le poinçonneur, il nous fera passer sans payer. Il a une belle voix. Il doit habiter les Lilas. Il est souvent entrain de chanter "j’suis l’poinçonneur des Lilas ce gars qu’on croise..."

- Ça doit lui faire loin pour venir ici percer les tickets. Il va y avoir plein de monde à la Porte de Versailles ?

- C’est sûr, mais je crois qu’on ne nous laissera pas rentrer à cause de notre robe, c’est un signe ostentatoire.

Yvesck

12.08.2016

Jeu d'écriture du 20 juin 2016

Sur la base d’une photo, raconter une histoire en s’inspirant des personnages. Choix de la photo de Cartier-Bresson : 2 femmes assises en terrasse

Assise en terrasse, Mathilde se désaltérait avec une Vittel. Elle avait posé Le Monde devant elle pour se donner une contenance, parce qu’en réalité, elle ne lisait pas vraiment les dernières nouvelles. Elle ruminait sa journée en se rongeant les ongles.

Ce matin avait pourtant bien commencé, réveillée par la douce chaleur de l’été. C’est vers midi que son humeur avait été inversée, quand elle avait appris que Chanel – Madame Coco - avait décidé de prendre une nouvelle égérie pour le défilé d’automne.

Elle avait les cuisses trop grosses, parait-il, pour mettre en valeur sa nouvelle ligne de mini-jupes.

Mathilde semblait lire le journal, mais en réalité, elle était atterrée et commença à sangloter : "Mince, c’était sympa les défilés… d’être mannequin pour Coco… ça rapportait… et puis, ça me faisait voyager… Les jambes trop grosses ! N’importe quoi ! Si une fille a les jambes plus minces que les miennes, c’est qu’elle n’est qu’un sac d’os !".

Ne se rendant pas compte qu’elle s’était mise à parler à haute voix, elle sentit le regard de la vieille dame d’à-côté, posé sur elle. Elle devait bien avoir cinquante ans de plus qu’elle, mais semblait dans ses yeux partager sa déception et sa tristesse.

La vieille dame au chapeau posa son Figaro, sur lequel elle n’avait plus de concentration, sensible à la tristesse de sa voisine de blanc vêtue.

" - Mademoiselle, que vous arrive-t-il ?
- Oh Madame – répondit Mathilde en lui montrant ses grands yeux bleu clairs -, si vous saviez."

Et elle se mit à lui raconter qu’à peine 20 ans, sa carrière de mannequin était déjà finie pour une histoire de cuisses trop grosses aux dires de Ma-dame Co-Co.

Henriette lui sourit tendrement et lui dit : "Ce n’est pas bien grave, cela vous blesse, forcément, mais vous êtes jeune, vous êtes belle. Madame Coco n’est pas la seule grande couturière de ce monde et vous pouvez, j’en suis sûre, faire bien d’autres choses que de défiler sur des podiums !"

Mathilde était encore un peu hagarde, mais comprit qu’il ne fallait pas pleurer sur son sort.

"Bien sûr" dit-elle, 'Je vais rebondir. Madame Coco n’est pas la seule au monde."

Elle se mit à sourire, pensant à toutes les personnes qu’elle avait rencontrées dans ses voyages et qui voulaient travailler avec elle.

Henriette lui tenait la main pour lui redonner courage et espoir.

Soudain, un homme s’approcha d’elles et leur dit : "Bonjour, je m’appelle Cartier-Bresson, je débute dans la photographie. Je me suis permis de faire un cliché de vous il y a dix minutes de cela. M’autoriseriez-vous à en faire d’autres et à utiliser votre image ? "

Henriette et Mathilde, surprises par cette intrusion et demande inhabituelle, se mirent à rire. Puis, le moment de surprise passé, se sentirent flattées et acceptèrent la proposition à condition de recevoir chacune un exemplaire de toutes les photos qu’il prendrait.

Henri installa son objectif et les mitrailla sous tous les angles. Il ferait ensuite le choix des meilleures prises.

Dès que ce "quart d’heure de gloire" fut passé, Mathilde ayant retrouvé le sourire, salua Henriette et Henri et se dirigea vers la Maison Saint Laurent. Yves l’avait "courtisé" à maintes reprises. Il ne saurait lui dire non aujourd’hui.

Henriette reprit la lecture de son journal, heureuse d’avoir pu aider la jeune fille et se rappelant celle qu’elle avait été.

Laurenced

04.08.2016

Atelier écriture "À partir de cartes postales"

La carte postale, qui m’a inspirée, est celle avec le couple échangeant un baiser à la table d’une terrasse de café.

Par un bel après-midi, je déambulais dans le quartier, sans but précis. Le matin déjà, j’avais couru pour différentes démarches administratives. Je m’octroyais le droit de lever le pied, et me promener avant de rentrer. Puis, je m’installais à table, à la terrasse d’un café.

Le thé glacé que j’avais commandé tardait à venir, non pas que je fus pressée, rien de particulier m’attendait. Mais un peu plus loin, à l’oblique de ma table, un jeune couple était installé là. Sans savoir pourquoi... comme ça... ils attirèrent mon regard.

Mais excusez-moi... ils étaient là en train de - je vous demande pardon - de "se lécher" !! Même le chien en bavait !! Mai 68 était passé certes ! Mais de mon temps, on aurait rien vue de tel ! À la terrasse d’un café !

Mais bon, ils semblaient tant s’aimer ! Du moins je l’espère ! Et je le leur souhaite.

C’est si beau des amoureux qui s’embrassent ! Mieux vaut voir des baisers et entendre des "je t’aime" que voir des claques et hurler des "têtes d’abrutis". N’êtes-vous pas de mon avis ? Oh, et puis, moi c’est ce que je pense, alors ici l’avis des autres. Pourtant le jeune homme semble prêt à lever le pied, et la jeune fille le retenir. Le Toutou, guette, comme sur le qui vive.

Je me souviens moi... ce premier baiser, qui me fut donné. C’était un soir, à la pénombre d’un réverbère sous un porche.Ah ! Voilà le serveur. Il me dérange maintenant, et mes souvenirs, à peine présents, s’envolent !! J’avale vite mon thé, laisse une pièce sur la table. Je pars et coure vite, vite, pas si loin, là, à la maison où m’attend, juste un peu vieillit ce même baiser.

Arlette CK

15.06.2016

Atelier d'écriture "Inventions inventées"

Les inventions complètement inventées par Pierre Dominique Burgaud.
Extrait :
"Les points des coccinelles ont été inventés pour que l'on puisse savoir leur âge, mais il est quasiment impossible de savoir leur prénom"
"Les draps ont été inventées pour que les fantômes ne sortent pas tout nus le soir"

Inventions inventées de Laurence
"L'ordinateur a été inventé pour que l'on puisse avoir un endroit pour coller les post-it"
"Les animaux ont été inventés pour la La Fontaine puisse écrire des poèmes"

Inventions inventées de Yves-Marc
"Une prothèse de patte arrière pour cochon parce qu'on le mange petit à petit. Hé oui, c'est bon le jambon"
"L'échelle miniature avec un barreau pour limace afin quelle puisse manger les fraises"

Inventions inventées de Annick
"La table a été inventée pour ne pas manger sur le pouce"
"Le vent a été inventé pour insuffler de nouvelles idées"

Inventions inventées de Marie
"Le caramel mou a été inventé par l'Ordre des dentistes anonymes"
"Le string a été inventé par un styliste qui avait un énorme stock d'élastiques invendus"
"La "danse des canards" a été inventée pour prouver que le ridicule ne tue pas"

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Vous avez des idées d'inventions inventées, n'hésitez pas à les mettre dans les commentaires.

Jeanet

22.12.2015

Atelier d'écriture de décembre

À partir de son nom et prénom, inventer un personnage en bougeant ou en ajoutant des lettres sans retirer une lettre. Décrire succinctement le caractère du personnage qualité et défaut puis le faire vivre.

Nom du personnage : Lichy Keys

Caractère : Renfermé sur lui-même, capable d'ouvrir la porte du paradis, plein de vitamines, pas très gros. Il est très doux mais plutôt mou. On l'apprécie pour son goût.

Histoire : Moi Lichy Keys, suis enfermé dans la chambre froide. Je suis libéré en fin de matinée pour me retrouver accompagné de sosies.

Sous mon casque marron et rugueux, je découvre mon corps blanc, mou, humide et brillant. Souvent je me trouve à côté d'un iceberg entouré d'eau.

Mon sort est de finir en chute libre dans un long, long toboggan, sans lumière, après que 2 grosses pinces viennent me soulever et ne faire qu'une bouchée de moi.

Mais au moins je sais qu'on m'a beaucoup aimé !

Yves C

17.12.2015

Atelier d'écriture "Inclure une phrase"

Lors de l'atelier d’écriture du lundi 19 octobre 2015 la consigne était de rédiger un texte en incluant cette phrase : Le dépaysement m’était promis, et quelle fut ma surprise …

Le cadeau

C’est, après six mois d’épisodes riches en rebondissements que Françoise, non sans une certaine appréhension, s’est décidée à partir en province. Elle descend gaillardement du train Intercité. Arrivée, gare de Genouillac, au fin fond de la Creuse.

Le temps est plutôt frisquet, ce matin du 5 mai. Elle remonte d’un geste vif, sur sa nuque, le col en fausse fourrure de renard, de son épais manteau de laine beige. Elle hume l’air, les narines frémissantes. Une sensation de fraîcheur la saisit à la gorge. C’est sûr, il est plus pur qu’à Paris 12è où elle demeure.

Elle pose sa valise sur le quai, le bras droit, tout endolori, tellement elle est lourde. Un coup d’œil alentour lui montre qu’elle est la seule voyageuse descendant dans ce bled. Le vert cru du paysage semble la narguer. Elle, qui ne respire que dans la pollution habituellement, cela la change. Elle tourne la tête à droite, puis à gauche, devant, ensuite se retourne. Elle ne voit que des arbres. Les feuilles bruissent légèrement. Des jardins fleuris jouxtent la gare. Elle n’a connu jusqu’à présent que le décor urbain de sa ville, et ses panneaux publicitaires diffusés en une parfaite synchronicité. Elle est troublée.

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19.03.2015

Atelier d'écriture "La ronde des mots"

Pour démarrer la cession et nous mettre en train voici la ronde des mots : 3 mots obligatoires pour 18 mots proposés.

Cadavérique, tristesse, hérisson, bigoudi, capuchon, domino, croque-mort, fête, fève, artifice, regret, purgatoire, Saint-Pierre, récompense, violette, bouquet, nuage, arc-en-ciel.

J'ai choisi purgatoire, Saint-Pierre, récompense.

À la sortie du purgatoire, j'ai rencontré Saint-Pierre me disant "Voilà ta récompense pour n'avoir pas pécher". Il me donna un hérisson pour mettre du piquant au paradis et de la violette pour sentir les bonnes odeurs de fêtes qui devaient m'entourer. Ceci, me dit-il, c'est pour éviter les odeurs cadavériques et les croque-morts qui t'entourent et au-delà des artifices et des arcs-en-ciel. Je me sentais sur un nuage et sans tristesse, la tête couverte d'un capuchon couvrant mes bigoudis, et un domino sur les épaules je sentais des bouquets de fleurs embaumés l'atmosphère.

Et n'ayant aucun regret, je pus avoir la fève de la part de la galette des rois.

Yves-Marc