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  • Lire "L'étiquette à la Cour de Versailles"

    paris,livreSi vous aviez vécu au XVIIeme ou XVIIIeme siècles à la Cour de Versailles il fallait savoir, sous peine d'être déconsidéré à qui " donner la main ", si vous pouviez "entrer par les derrières", assister debout ou assis au "grand couvert" ou au "petit couvert". Pourrez-vous soutenir le manteau du roi", "assister aux petites ou grandes entrées".

    On répond à toutes ces questions existentielles (et à bien d'autres) dans ce livre de Daria Galateria " L'étiquette à la Cour de Versailles".

    L'ouvrage est illustré des œuvres de Nicolas Arnoult, célèbre graveur du Grand Siècle.

    Jean-Paul

  • 4 - Le bistrot de Marius !!! Jeux de cartes

     paris,cartes,œnographiliste

     Suite du "Bistrot de Marius" (*)

    Le jeu de tarot apparaît dans les années 1440 en Italie du Nord. Très tôt sa structure se fixe : quatre couleurs composées de dix cartes numérales de l'as au dix, quatre figures (valet ou fante, cavalier, reine et roi) ; à ces quatre séries est ajoutée une cinquième série de cartes (les triomphes qui seront plus tard désignés comme atouts). Selon une récente théorie, les as et les couleurs sont inspirés des anciennes pièces romaines, appelées "Assi" (as, en français). Ces pièces, presque inconnues, n’avaient jamais été nommées, par la reconstruction historique, il en reste donc, aujourd’hui peu d’exemplaires. Pour cette raison, Père Daniel qui avait soutenu, en mai 1720, cette hypothèse dans "Origine du jeu de piquet, trouvé dans l’histoire de France" nommé par Cesare Cantù, s’est résigné à abandonner cette idée, par manque de preuves concrètes à montrer…

    Les cartes deviennent un véhicule idéologique, lorsqu’appartenant à un jeu dessiné par Jacques-Louis David sous la Terreur, les dames incarnent des vertus ou des libertés nouvelles. Ainsi, l'ancienne dame de cœur personnifie la fraternité et la liberté de culte. La hiérarchie traditionnelle des cartes n'est pas toujours respectée. Ainsi, dans certains jeux comme la belote, la coinche, et le Jass, le Valet est la carte maîtresse à l'atout. En France, ceci renvoie à une symbolique révolutionnaire (le valet plus fort que le roi).

    Pendant la Révolution française, des jeux furent imprimés remplaçant les rois par des génies, les dames par des libertés, les valets par des égalités.

    L'idée d’utiliser les jeux de cartes comme symbole politique a connu un renouveau en 2003 durant la guerre en Irak quand les soldats américains reçurent des jeux représentant les hauts responsables irakiens les plus recherchés, la valeur de la carte (roi en premier) reflétant la place dans le régime.

    L’évolution matérielle des cartes a aussi suivit sa route. En 1858, Baptiste-Paul Grimaud introduit en France les coins arrondis, pour éviter qu'ils ne s'effritent.

    Avant 1800, le verso des cartes, à l'exception des jeux de Tarots, était blanc. Les gens les utilisaient parfois pour transmettre des messages, mais les Américains innovèrent en imprimaient, au début, des publicités pour promouvoir toutes sortes de choses (idées, modes, idéologies, services, paysages célèbres, etc.) mais, peu à peu, des gravures abstraites les remplacèrent. Les publicités tendent de nouveau à apparaître.

    Suite et fin mercredi prochain

    (*) 3 - Le bistrot de Marius !!!

  • Film "Dunkerque"

    Ce film raconte le réembarquement vers l'Angleterre entre le 21 mai le 4 juin 1940 de 350 000 soldats anglais et d'une centaine de milliers de soldats français coincés par l'avancée fulgurante des chars allemands.

    Le film suit 3 personnages-clés : un pilote de la RAF le capitaine d'un petit bateau de plaisance envoyé d'Angleterre pour aider au sauvetage des troupes et un pauvre soldat perdu parmi tout les autres attendant sur le rivage tâchant de sauver sa peau dans un univers où tout brûle, coule ou explose.

    Les Français sont quasi inexistants tandis que les Anglais parviennent héroïquement a sauver le plus d'hommes possible.

    Ce film pousse bien entendu à la comparaison avec "Week-end à Zuydcoote" d'Henri Verneuil avec J.P. Belmondo tourné il y a 53 ans où les égoïstes Anglais abandonnent leurs courageux alliés français sur les plages du Nord.

    "Dunkerque" est une victoire anglaise,"Zuydcoote" une défaite française. Au spectateur de juger.

    Jean-Paul