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15.11.2019

Atelier écriture

Thème : A partir de 5 titres de livres que vous avez chez vous. Écrire une histoire.

  • "Idiss" de Robert Badinter
  • "La Terre" d ‘Emile Zola
  • "Trois la fin du monde" de Sophie d’Ivry
  • "Et le diable sortit de la salle de bains" de Sophie d’Ivry
  •  "Peau d’Ane" de Charles Perrault

Quand la fête bat son plein

"Idiss", jeune fille de 14 ans, est  issue d’une famille où les ancêtres cultivaient "La Terre". Ses grands-parents avaient eux-mêmes hérité de la ferme de leurs parents. Ils s’étaient installés en Beauce, vaste plaine agricole fertile, plus exactement à Illiers devenu en 1971, Illiers-Combray, berceau de l’œuvre de Marcel Proust.

La culture était inscrite dans leurs gènes. Ses parents heureux et travailleurs vivaient ainsi en autarcie. Ils fréquentaient peu leurs voisins, Monsieur et Madame André LEVILLAIN. Ces derniers tenaient un commerce de bijoutiers joaillers à Brou,  ville voisine, distante de 13 kilomètres. Avec leurs économies ils avaient acheté un manoir flanqué d’une tour servant autrefois de pigeonnier. Celle-ci, rénovée, leur servait maintenant de salle de réception. Ils la  louaient à des particuliers pour leurs festivités.

Malgré le chauffage central, la bâtisse demeurait  humide. Les affres de l’hiver refroidissaient encore plus la demeure. Ils n’avaient de cesse de chauffer en plus les pièces principales. Ils brûlaient des quantités innombrables  de stères de bois en provenance de leur forêt,  mais, rien n’y faisait. Les murs de la maison suintaient toujours et on pouvait suivre des yeux la trace laissée par de larges dégoulinures.

Trois fois déjà que le bâtiment avait failli prendre feu. Cela aurait pu tourner plus mal.  "Trois fois la fin du monde" ou… du manoir. Enfin, tant qu’il n’y a pas de mort, tout va bien. Monsieur et Madame André LEVILLAIN n’étaient pas du genre fataliste. Ils avaient le sens du calembour et possédait un optimisme rôdé à toute épreuve.

On se demande pourquoi ? Mais, dans leur écurie, et d’ailleurs ils ne savaient plus très bien qui, l’avait relégué à cet endroit, une peau d’âne attendait, pendue à un lourd crochet. Elle était impressionnante à voir.

Pour fêter les 16 ans de leur fils Adrien, ils avaient invité "Idiss"  à se joindre à la fête qu’ils donnaient dans la tour. "Idiss" arriva vers 17 heures, très sage et très joyeuse. Elle rejoignit les premiers convives. Elle arriva parée comme une princesse. Une boum déguisée et c’était à celui ou celle qui rivaliserait d’ingéniosité et de créativité avec son déguisement.

Elle se sentait très intimidée au milieu de ces invités que pour la plupart, elle ne connaissait pas. Elle rougissait à chaque compliment et pour se donner bonne contenance, buvait à petites gorgées sa troisième coupe de champagne.

Au cours de la soirée, elle eut l’idée de se rendre à la salle de bains pour se rafraîchir. Celle-ci était fermée à clé de l’intérieur. Elle frappa de trois coups rapprochés. Adrien lui répondit. Elle se souvient qu’elle ne l’avait pas encore remarqué de la soirée. Comme il ne sortait toujours pas, elle attendit 5 minutes, puis rejoignit les autres.

Elle était assise tranquillement sur le canapé du salon, la musique battait son plein, le tourne-disque rouge enchaînait les succès de : Johnny Hallyday, Les Chaussettes Noires, les Beatles, Sylvie Vartan, Les Rolling Stones etc… C’était une soirée sixties-seventies. Bref, il y avait de l’ambiance.

Des amis dansaient, d’autres discutaient par groupe de deux ou trois, certains s’enhardissaient et draguaient. Quand, tout-à-coup, on entendit un cri spectral. Un grand fracas se fit entendre…  La porte d’entrée vola en éclat, "Et le diable sortit de la salle de bains".

C’était Adrien, plus diable que nature, comme on se l’imagine. Un grand effroi parcouru soudain l’assemblée. Quant à "Idiss" en voyant Adrien cornu et fourchu, elle s’évanouit et tomba brutalement sur la  "Peau d’Ane" qui jonchait le sol.

Jacqueline F

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