Louis XIV, fut reconnu comme le "protecteur des arts et des sciences",

Louis XIV protecteur des arts et sciences du peintre Jean Garnier (1632-1705)
Ses successeurs Louis XV et Louis XVI ne furent pas de grands amateurs de musique. Mais grâce aux goûts et talents de leurs épouses et favorites, la musique garde une place de choix à Versailles…! Merci Mesdames !!
La musique ne peut être jouée que dans les églises (musique sacrée), ou en apprentissage…. "Entendre chanter" est impossible… si ce n’est dans la rue et sur les pavés !
Les musiciens de la maison du Roi se répartissent en trois départements : la Chapelle (musique sacrée), la Chambre (moins de 10 instrumentistes en petit comité) et l’Écurie (fut crée sous François 1er, pour les concerts de plein-air, parades, carrousels, les instruments étaient les hautbois)... De nombreux musiciens passent de l’un à l’autre, et il n’est pas rare qu’ils jouent plusieurs instruments.
Mais le jeune Louis XIV, sous l’influence de sa mère,
Anne d’Autriche, apprit le luth puis la guitare dès 8 ans. Son professeur Francesco Corbetta (1615-1681), dit Francisque Corbet durant son séjour en France), est considéré comme le plus grand virtuose de la guitare en son temps. Originaire de Mantoue, il séjourna plusieurs années en France et entra au service du jeune roi Louis XIV à partir de 1656. Corbetta composa des œuvres pour la guitare à cinq chœurs. Il dédie à Louis XIV, la seconde "Guitarre Royale" (1674) témoignage de la mode raffinée qui charme la cour de Versailles.
Jadis essentiellement joué dans le milieu populaire, cet instrument devint alors l’un des symboles de l’élégance royale. C’est certainement cela qui donnera " la lettre de noblesse" à la guitare.
Comme tout et pour tout, surtout à cette époque, les femmes sont mises à l’écart.
Mais Élisabeth Jacquet de La Guerre ou Élisabeth-Claude Jacquet de La Guerre, (1665-1729) fera bien plus que d’outrepasser ces principes.
Pratiquer un instrument de musique en tant qu'amatrice faisait partie de l’éducation que recevaient les femmes (et encore pas toute !). Néanmoins, mener une carrière indépendante en tant que musicienne est une chose exceptionnelle.
Cependant…. Élisabeth Jacquet est naît dans une famille de tradition musicale.
Son père se charge de cette éducation. Élisabeth, sera remarquée par Mme de Montespan et reste trois ans à ses côtés. À 17 ans, elle épouse Marin de La Guerre, organiste de l'église Saint-Séverin.
Elle associe son nom de naissance à celui de son mari, ce qui lui permet de bénéficier de la renommée des deux familles. Le couple quitte Versailles, et s'installe sur l'île Saint-Louis.
Pour passer outre cette inconvenance de jouer en publique, Élisabeth, donne des leçons, et des concerts dans son appartement, pour son entourage. Ces concerts ne tardent pas à être réputés. En 1687, trois ans après son mariage, elle publie, son Premier Livre de pièces de clavecin. Non seulement elle enseigne, elle joue, mais elle compose ! Elle est l’une des compositrices les plus connues et reconnu sous Louis XIV et Louis XV.
Et puis l’orgue…l’église de Saint Gervais de Protais.
Famille Couperin ou dynastie d’organiste à Saint Gervais de Protais ?
Louis (1626-1661) est le premier Couperin à toucher l’orgue de Saint Gervais de Protais. François (3ème) (1668-1763) dit le Grand, apprend la musique auprès de son père, (Charles (2ème) (1639-1679), avant même de savoir lire et écrire.
François ne fait pas d'études générales. Ses écrits sont d'un style et d'une orthographe qui laissent à désirer. Orphelin de bonne heure, il est déjà suffisamment doué pour que la transmission de la charge de titulaire de son père à l'orgue de Saint-Gervais, lui soit assurée.
Cependant celle-ci sera confiée à Michel-Richard de Lalande jusqu'à ce que François ait l'âge et l'expérience requis.
Il se perfectionne auprès de Jacques Thomelin, organiste de Saint-Jacques la Boucherie et, surtout, l'un des quatre titulaires de l'orgue de la Chapelle royale de Versailles. C'est probablement par l’intermédiaire de Lalande qu'il entre au service de Louis XIV.
François, postulera la garde de sous maître de la Sainte Chapelle,
Le maître gère tout ce qui est administratif, et l’entretien. Le sous maître s’occupe de tout ce qui concerne la musique. Il obtient le poste à 55 ans. Ce poste est réservé au célibataire, il faut être tonsuré, porter une soutane, il doit habiter rue de Jérusalem (La rue de Jérusalem est une ancienne rue de Paris, sur l'île de la Cité. La rue a disparu en 1883 en raison de l'extension du palais de justice de Paris. Entrée de la rue de Jérusalem sur le quai des Orfèvres en 1850). Il accepte toutes ces conditions, pour le poste. !!
Couperin sera choisit en 1693, le Roi ayant demandé un délai de réflexion tant la compétition était serrée !
Les sous-maîtres de la Chapelle, servent par quartier (quartier de janvier, d’avril, de juillet et d’octobre depuis le milieu du XVIIème siècle jusqu’à 1761, ensuite les sous-maîtres deviennent maîtres et servent par semestre).
Celui-ci veille à la qualité de l’ensemble, instrumentistes aussi bien que chanteurs, les fait répéter, choisit les œuvres et dirige leur exécution. Il a des responsabilités liturgiques (organisation de processions), et bien sûr musicales. Il a aussi des avantages matériels (éducation des enfants, confort, nourriture…).
Entre fils, petits fils, neveu, cousin, depuis
1659 : (*) Louis Couperin (1626-1661) arrive, à l’orgue de l’Eglise Saint Gervais Saint Portoirs, place Saint-Gervais, dans le 4ème Arr. de Paris, jusqu’en
1826 : Gervais-François Couperin meurt, c'est le dernier Couperin à avoir touché l'orgue de St-Gervais. Soit 167 ans, représentés par 7 organistes portant le nom Couperin.
Au 4 rue François Miron, une plaque "Ici vécurent les Couperin musiciens français"!
Et puis les temps changent…..dans les années 1930, l'orgue Hammond apparait, c’est un instrument électromécanique à clavier, inventé par Laurens Hammond. S'inspirant de l'orgue traditionnel, il était initialement destiné à équiper des églises n'ayant pas la place ou les moyens financiers d'en disposer.
Le mot orgue est du genre masculin au singulier. Cependant, au pluriel il peut être soit féminin en parlant d’un seul instrument, dans un sens emphatique (de belles orgues, les grandes orgues de Notre-Dame de Paris), soit masculin en parlant de plusieurs instruments (les orgues fabriqués par Clicquot, les beaux orgues de Paris)…. Tout comme les mots plaisirs et désirs !!!
Balade enchantée, au rythme de l’histoire des ces musiciens… d’autrefois.
Arletteck
(*) Extrait Prélude (1654) Louis Couperin
