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03.05.2016

Bons baisers du château de Sceaux

Nous n’étions pas revenus dans le domaine de Sceaux depuis la fin des travaux de rénovation il y a quelques années.

Ce fut l’occasion d’une visite à l’exposition "paysages, du romantisme à l’impressionnisme, les environs de Paris" qui nous permit, de redécouvrir le Musée, crée en 1936, de ce magnifique château, avec ses appartements, ses tableaux, sculptures, ses décorations et ses meubles.

À commencer par le clou du musée, parmi d’autres meubles prestigieux, la splendide commode couverte en laque de Coromandel de Chine, mais aussi la magnifique collection de faïences de Sceaux et d’autres manufactures d’Ille de France, le parquet marqueté du Salon rouge etc...

Quant à l’exposition, elle est tout à fait intéressante et vaut le déplacement. Au travers d’une centaine de tableaux, dessins et photographies de Corot, Daubigny, Renoir, Sisley ou encore Atget, elle présente l’évolution du paysage francilien au XIXe siècle. L’exposition dresse la carte de ces lieux de peinture emblématiques, Barbizon, Auvers-sur-Oise ou encore les bords de la Marne.

Nous avons bien entendu eu de la bouche de notre guide l’histoire de la construction du château et de ce qui s’est passé ensuite, entre les mains des différents propriétaires, en commençant par le Grand Colbert en 1670 puis par son fils le marquis de Seignelay.

Tout deux dépensent des millions de livres de l’époque pour édifier ce magnifique domaine, château, pavillons, jardins. Avec le concours des plus grands artistes de l’époque : Claude Perrault, Le Brun, Coysevox entre autres.

(Mais chaque fois on se pose la même lancinante question : d’où Monsieur le Contrôleur général des finances du roi et son fils – tiraient ils cet argent ?)

L’histoire du domaine se poursuit avec des heurs et des malheurs jusqu’à la Révolution.

Le domaine est alors confisqué, puis vendu à un négociant qui faire raser le château et met le parc en culture !

Ensuite le domaine revient dans les mains de la famille de Trévise, retourne ensuite à l’état sauvage, il est enfin acheté en 1923 par le département de la Seine qui en entreprend la restauration.

Cette histoire ouvre des perspectives diverses sur les mœurs des grandes familles de la noblesse française et sur les dégâts causés par la Révolution française dont on commence seulement à mesurer l’ampleur. Autant en emporte le vent.

Du premier étage du musée, on a une très belle vue sur les magnifiques jardins à la française, créés par André Le Nôtre, parfaitement entretenus de nos jours.

Ne vous privez surtout pas du plaisir d’aller visiter le domaine de Sceaux !

Jacques et Nicole

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